Comité du Doubs : Communiqué contre la violence faite à Besançon à une Jeune Fille musulmane tondue par sa famille qui n’acceptait pas qu’elle épouse un Chrétien

 
A Besançon, au quartier des Clairs soleil, une jeune Bosniaque de 17 ans a été frappée et tondue par sa famille musulmane parce qu’elle a voulu épouser un Chrétien serbe. Le Mouvement de la Paix salue les propos d’Anne Vignot, maire de Besançon qui le 21 août disait « Cet acte odieux, d’une violence insoutenable, doit être condamné avec grande fermeté. L’intolérance dont ont fait preuve les membres de cette famille à l’égard du choix de leur fille n’a pas sa place dans notre République. »
Alors que les médias du monde entier s’indignent, nous condamnons fermement cet acte indigne envers la jeune fille commis pour des raisons religieuses. Ce type d’acte raciste et odieux contre une jeune fille n’a pas sa place à Besançon ni nulle part ailleurs.
 
En savoir plus: http://mvtpaix25.free.fr



Solidarité avec les luttes des pacifistes et antiracistes aux USA, suite au meurtre de G. Floyd

Les protestations et manifestations suite au meurtre de George Floyd dans le Minnesota (Usa) la semaine dernière par la police ont continué à s’intensifier dans l’ensemble des États-Unis dimanche et lundi, pour protester contre ce meurtre horrible et la succession de meurtres racistes aux Usa.

Le Président Donald Trump a attribué la violence à des “voyous” qui, selon lui, “déshonoraient la mémoire de George Floyd”. Ce commentaire qui a précédé l’annonce de mesures répressives à l’encontre de diverses organisations Etasuniennes a suscité les critiques de Keisha Lance Bottoms, le maire démocrate d’Atlanta.

Pour Amnesty international aux USA « la police américaine ne respecte pas le droit à la protestation pacifique. Elle manque dans tout le pays à ses obligations en vertu du droit international de respecter et de faciliter le droit de manifester pacifiquement…. Ce qui exacerbe une situation tendue et met en danger la vie des manifestants. Nous demandons qu’il soit mis fin immédiatement à tout usage excessif de la force et que les forces de l’ordre garantissent et protègent le droit légal de manifester. »

Nos correspondants pacifistes aux usa estiment que les événements actuels « doivent être interprétés comme un deuil public, de la part de personnes qui crient que le meurtre de personnes noires et brunes ne doit plus être toléré. Ces soulèvements à travers l’Amérique révèlent une soif de démocratie et le fait que des jeunes et des personnes âgées de diverses ethnies reconnaissent que c’est un moment où nous devons nous dresser contre cette histoire d’inhumanité qui existe depuis trop longtemps et que la discrimination, le racisme, le meurtre des personnes noires et brunes doivent être stoppés ». Pour ces militants « Le moment est venu, de changer l’Amérique ! Nous allons lutter ensemble en ayant conscience que notre combat est lié aux luttes menées à l’intérieur et à l’extérieur du pays, partout où il y a des injustices ».

Le Mouvement de la Paix condamne ce nouveau meurtre raciste et apporte sa solidarité totale aux militants pacifistes et antiracistes qui mènent un dur combat aux Usa.

Le Mouvement de la Paix réaffirme sa détermination à poursuivre son combat contre le racisme, la xénophobie en France. Plus que jamais la lutte contre le racisme, la xénophobie et la montée des extrêmes droites doit unir tous les humanistes à travers le monde.

 

Le Mouvement de la Paix

Le 1er juin 2020

 

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Le Mouvement de la Paix appelle à développer la campagne mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Tant que les femmes et les filles – qui forment la moitié de la population de la planète – ne vivront pas à l’abri de la peur, de la violence, de l’insécurité quotidienne, il nous sera impossible de prétendre vivre dans un monde de justice, de solidarité, d’égalité et de Paix comme nous y invite la résolution de l’ONU en faveur d’une culture de paix et de non-violence.

Les chiffres alarmants mentionnés ci-après montrent à l’évidence que la violence à l’encontre des femmes est un obstacle majeur à la promotion d’une culture de paix et de non-violence.

Par ailleurs, les situations de conflits, de guerres, de migrations forcées, favorisent le développement de telles violences.

Les femmes ont joué et jouent toujours un rôle crucial en faveur de la paix partout dans le monde et comme le rappelle la résolution de l’ONU sur la culture de paix qui prévoit que celle-ci nécessite d’ «assurer l’égalité entre les femmes et les hommes par la pleine participation des femmes dans la prise de décision économique, sociale et politique, par l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes, par l’appui et l’aide aux femmes qui se retrouvent dans le besoin…», ainsi que la résolution 1325 (2000) concernant le droit des femmes, la paix et la sécurité – adoptée à l’unanimité le 31 octobre 2000 par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans sa 4213e séance.

C’est pourquoi, Le Mouvement de la Paix a pris, depuis plusieurs années, en référence à la culture de paix, l’initiative de faire connaître et promouvoir le rôle des femmes en faveur de la paix, à travers une exposition « Femmes Ambassadrices de Paix » qui entend rendre visible et lisible l’action de ces femmes ambassadrices de paix qu’elles soient célèbres ou pas.

C’est dans cette logique que Le Mouvement de la Paix appelle l’ensemble de ses ami.e.s à participer à l’initiative mondiale #orangeday le 25 de chaque mois et particulièrement le 25 novembre 2019 à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Le Mouvement de la Paix appelle à participer à ces actions en portant des vêtements ou des accessoires de couleur orange pour manifester notre adhésion à cette campagne internationale.

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Des chiffres inadmissibles et révoltants (source ONU)

  • 35% des femmes dans le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime ou des violences sexuelles de la part d’une autre personne (sans compter le harcèlement sexuel) à un moment donné dans leur vie.
  • Seulement 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé.
    Près de 750 millions de femmes et de filles dans le monde étaient mariées avant leur 18e anniversaire.
  • Plus de 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine.
  • 1 femme sur 2 tuées dans le monde a été assassinée par son partenaire ou sa famille en 2012 ; alors que seulement 1 homme sur 20 a été tué dans des circonstances similaires.
  • 71% de toutes les victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, trois quarts d’entre elles sont exploitées sexuellement.


A Paris, le 22/10/2019

Le Mouvement de la Paix

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Mort de Steve Maia Caniço à Nantes

Douleur partagée, révolte, et désir d’agir pour que la vérité soit établie et que cessent les violences policières

Déclaration

Abstract

Pour le Mouvement de la Paix, la succession de violences policières n’est pas fortuite. Ces violences sont fortement banalisées et tendent à se généraliser en tant que stratégie du pouvoir pour répondre aux manifestations sociales que sa politique entraîne, faisant ainsi obstacle à toute possibilité de résolution démocratique et négociée des problèmes.

Nous ne pouvons nous accoutumer à ces violences. C’est pourquoi, au-delà de notre douleur à toutes et tous, face à l’injustice de la perte de la vie d’un jeune qui était là seulement pour écouter de la musique, s’ajoute la révolte face à cette violence d’État qui s’installe progressivement dans notre paysage. Face à la mort de Steve, la vérité doit être établie.

Une nouvelle fois, le Mouvement de la Paix entend rappeler que la violence ou la force d’où qu’elle vienne, ne constituent jamais la solution.

C’est le moment de s’unir au-delà de nos différences de convictions, d’appartenances ou de sensibilités philosophiques, politiques, religieuses, syndicales ou autres, contre la dérive autoritaire et antidémocratique du pouvoir, et d’exprimer notre volonté commune de vivre en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité.

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Le 21 juin dernier, quai Wilson à Nantes, une free party était organisée à l’occasion de la fête de la musique comme c’était le cas depuis de nombreuses années.

Au petit matin, les forces de l’ordre sont intervenues pour faire éteindre un mur de son de la free party qui devait s’achever à 4 heures. Les policiers ont alors chargé. Quatorze personnes sont tombées dans la Loire, malgré les cris de détresse et les appels à cesser les matraquages pour éviter que des jeunes tombent dans la Loire, ce que démontre le film réalisé sur place et rendu public par le journal Libération.

Steve, présent sur les lieux, a été perdu de vue ce soir-là et son corps n’a été retrouvé dans la Loire que le lundi 29 juillet dernier.

Nous exprimons nos sincères condoléances à la famille de Steve et à tous ses amis et ses amies.

Quelques heures après que le corps repêché dans la Loire ait été identifié comme celui de Steve Maia Caniço, le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l’Intérieur ont tenu une conférence de presse commune depuis Matignon. Le Premier ministre a fait savoir qu’il ne pouvait être “établi de lien entre l’intervention de la police et la disparition” de Steve lors de la Fête de la Musique le 21 juin dernier à Nantes, d’après un rapport de l’IGPN.

Le même type de déclaration a été faite dans 2 autres cas : pour Madame Legay à Nice où le pouvoir avait d’abord dit que les forces de police n’étaient en rien responsable des fractures du crâne occasionnées par sa chute lors d’un rassemblement pacifique le 23 mars 2019. Pour l’hôpital de la Salpêtrière, le ministre de l’Intérieur a d’abord menti en disant que les manifestants avaient tenté de s’introduire dans les locaux de l’hôpital. Ces deux versions ont été totalement démenties par les vidéos réalisées sur place. Dans le cas de Nantes, les vidéos publiées par le journal Libération montrent la violence des forces de police en action et leur absence totale d’écoute des appels de détresse des jeunes.

C’est un scénario qui se reproduit de plus en plus souvent. Le gouvernement commence par s’exonérer de toute responsabilité, voire à répandre des contrevérités ou des mensonges avant de se rétracter devant la publication des preuves par des citoyens ou des journalistes. Dans l’affaire de Nantes, la vérité doit être établie.

Mais dès à présent, nous pouvons constater que les violences policières ne sont pas fortuites. Elles sont fortement banalisées et tendent à se généraliser en tant que stratégie du pouvoir pour répondre aux manifestations sociales que sa politique entraîne, faisant ainsi obstacle à toute possibilité de résolution démocratique et négociée des problèmes.

Nous ne pouvons nous accoutumer à ces violences. C’est pourquoi, au-delà de notre douleur à toutes et tous, face à l’injustice de la perte de la vie d’un jeune qui était là seulement pour écouter de la musique, s’ajoute la révolte face à cette violence d’État qui s’installe progressivement dans notre paysage.

Une nouvelle fois, le Mouvement de la Paix entend rappeler que la violence ou la force d’où qu’elle vienne, ne constituent jamais la solution.

C’est le moment de s’unir contre la dérive autoritaire et antidémocratique du pouvoir, et d’exprimer notre volonté commune de vivre en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité.

Nous sommes persuadés qu’aucune de nos différences de convictions, d’appartenances ou de sensibilités philosophiques, politiques, religieuses, syndicales ou autres ne doit faire obstacle à l’expression de cette volonté.

Nous invitons à exprimer cette volonté à travers toutes les marches pour la paix qui auront lieu le samedi 21 septembre dans la cadre de la Journée internationale de la paix pour dire non à la guerre, non à la misère mais aussi non à toutes les violences et que cessent les violences policières.

A Paris, le 01/08/2019

Le Mouvement de la Paix

 

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Soutien à Geneviève Legay à Paris

Le Mouvement de la Paix était présent dans les manifestations du 26 mars en soutien à la manifestante pacifiste Geneviève Legay, brutalisée par la police (plus d’infos).




Appel du Mouvement de la Paix : Halte à toutes les violences !

Violence des inégalités sociales abyssales,
Violence mortifère exercée sur l’environnement, la vie animale et la biosphère,
Violence institutionnelle,
Violence des répressions policières,
Violence de certains manifestants,
Violence verbale, violence physique,

Le Mouvement de la Paix réaffirme que la violence, qui ne mène qu’à la violence, ne peut servir de mode de résolution des conflits ni de moyen d’action pour le « progrès social » et la construction d’un futur désirable sur notre Terre.

L’indifférence est également une forme de violence. Seuls, l’écoute bienveillante, le dialogue, la participation de tous à la vie démocratique, le respect de toutes les populations et la réduction drastique des inégalités peuvent rendre l’espoir et répondre à l’expression légitime de nos concitoyens « gilets jaunes » ou silencieux.

La violence détourne des revendications, menace les libertés, et exprime le mépris de l’autre ; la violence est contre-productive.

On peut en analyser les causes, mais on ne peut la justifier.

Les violences, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent, sont inacceptables.

C’est pourquoi, le Mouvement de la Paix :

  • propose, dans le cadre du collectif « En marche pour la Paix » des marches pacifiques, calmes, voire silencieuses, partout en France et ouvertes à tous,
  • exige que l’utilisation des armes mortifères (LDB 40, GLIF4 et DMP) par les forces de l’ordre soit immédiatement suspendue, puis définitivement interdite,
  • invite l’ensemble de la population à participer à des actions non-violentes à contre-courant de la violence des inégalités, en participant au débat national, à des consultations diverses, des expressions écrites, artistiques, à des sit-in, des rassemblements silencieux, etc.,

La sortie de crise ne peut se concevoir que dans le respect des rapports humains et de la Culture de la Paix afin que soient pris en compte les besoins fondamentaux des « oubliés de notre société ».

L’action des délégations et des Organisations Non Gouvernementales au sein des Nations Unies permettra d’anticiper la situation de piège dans laquelle il n’est pas pensable de s’emprisonner collectivement, en saccageant notre société.

En réponse à l’urgence manifeste, les huit domaines de la Culture de Paix et les Objectifs de Développement Durable définissent la stratégie d’une coopération internationale qui replace le bien commun au centre des activités humaines, et résout dans une orientation globale les problèmes quotidiens en finançant les besoins humains.

A Paris, le vendredi 1er février 2019

Le Mouvement de la Paix

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Non aux violences policières et à l’autoritarisme : Le dialogue, l’écoute réelle et la concertation doivent prévaloir !

Depuis ce lundi 9 avril 2018 au matin, sur la ZAD de Notre Dame des Landes, ce sont 2600 gardes mobiles et CRS qui sont mobilisés avec des moyens matériels militaires conséquents pour évacuer environ 260 personnes qui demandaient uniquement du temps pour régulariser leur situation et pour finaliser des projets d’exploitation agricole et de mise en valeur de cette zone y inclus, en créant des coopératives.

Quels que soient les avis sur le devenir de la ZAD, force est de constater que les moyens de répression sont totalement disproportionnés par rapport aux problèmes posés.

Ces méthodes qui privilégient une fois de plus la violence au lieu du dialogue sont les mêmes que celles utilisées par le pouvoir pour chasser les étudiants de leur Université à Nanterre et maltraiter étudiants et manifestants à Lille.

Le Mouvement de la Paix demande que le gouvernement cesse de généraliser l’utilisation de la force, tant contre les syndicalistes que contre les étudiant-e-s.

Le dialogue, l’écoute réelle et la concertation véritable, qui implique de prendre en compte les opinions et propositions des salariés et des étudiants, doivent prévaloir.

A Paris, le 10 avril 2018

Le Mouvement de la Paix

 

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Le Mouvement de la Paix solidaire avec les étudiants victimes de violences à Montpellier

A l’Université de Montpellier, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, un groupe d’individus cagoulés, armés de lattes de bois, s’est introduit dans un amphithéâtre de l’UFR de droit et science politique, occupé par des étudiant-e-s, dans le cadre de la mobilisation contre la sélection à l’Université et la réforme du bac, pour le retrait de la loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants), les agressant violemment comme en témoignent plusieurs vidéos.

Des étudiant-e-s ont été gravement blessé-e-s et des insultes à caractère raciste et homophobe ont été proférées. 

Le Mouvement de la Paix condamne ces violences fascistes avec la plus grande fermeté et demande à ce que la justice soit saisie et que leurs auteurs, ainsi que les complices qui ont favorisé leur intrusion dans les locaux, fassent l’objet de poursuites judiciaires.

Des enquêtes diligentées par le Ministère sont en cours et leurs conclusions doivent être rendues le plus rapidement possible afin d’éclairer les circonstances précises de cette agression inadmissible.

Le Mouvement de la Paix apporte tout son soutien aux étudiant-e-s et personnels collègues mobilisé-e-s de l’Université de Montpellier et s’élève contre de telles pratiques qui nient le droit d’expression et la liberté en un lieu pourtant dédié principalement à cela.

De telles pratiques sont inadmissibles dans une démocratie dans laquelle la liberté d’opinion et de contestation pacifique sont élevés au rang de principes, qui sont aussi les fondements des actions du Mouvement de la Paix.

Sur le fond des revendications étudiantes, le Mouvement de la Paix apporte son soutien aux étudiants et enseignants chercheurs qui dénoncent l’instauration d’un contrôle des flux d’accès à l’université et le refus du gouvernement de mettre en place les moyens nécessaires pour répondre aux immenses aspirations de la jeunesse à la formation. Le Mouvement de la Paix rappelle que les Nations Unies mettent le développement de l’éducation comme première priorité de la promotion d’une culture de la paix.
Pourtant, les moyens existent car les 42 milliards prévus dans la loi de programmation militaire entre 2019 et 2025 pour la production de nouveaux armements nucléaires seraient mieux investis pour les besoins sociaux (santé, éducation dont les universités, services publics…).
C’est pourquoi, le Mouvement appelle à signer la pétition nationale pour que la France ratifie le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) voté à l’ONU en juillet 2017 et gèle la production de nouvelles armes nucléaires.

Sur les contenus de l’enseignement, Le Mouvement de la Paix estime qu’il est urgent que l’éducation à la culture de la paix et de la non-violence fasse son entrée par la grande porte dans les formations universitaires comme le demande la résolution des Nations Unies sur la culture de la paix.

Le 26 mars 2018

Le Mouvement de la Paix

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En réponse aux violences policières dont a été victime Théo à Aulnay-sous-Bois, Le Mouvement de LA PAIX appelle à LA JUSTICE !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

En réponse aux violences policières dont a été victime Théo à Aulnay-sous-Bois,

Le Mouvement de LA PAIX appelle à LA JUSTICE !

Nous condamnons les violences inadmissibles et humiliantes qui ont été infligées à Théo. Nous saluons le courage de Théo qui, depuis son lit d’hôpital et malgré sa souffrance, a trouvé les mots pour appeler à la non-violence les habitants de son quartier.

La multiplication des violences policières dans le pays et en particulier dans les quartiers populaires est insupportable. Nous dénonçons les causes d’une situation grave, caractérisée par la rupture du lien de confiance entre l’Etat et sa population, en particulier dans ces quartiers à savoir :

  • Le No Future (emploi, logement, indépendance) offert à l’immense majorité des jeunes des banlieues, en particulier en Seine-Saint-Denis (93).
  • La stigmatisation systématique des banlieues en ignorant tout ce qui s’y vit de positif dans le vivre ensemble et l’action associative.
  • L’affectation des missions policières sur des actions de répression sociale au détriment de la prévention et l’insuffisance des moyens des services publics dédiés à ces actions de prévention.
  • Les discriminations en termes de moyens dont souffrent certaines municipalités des villes de banlieues par rapport à Paris.

Dans le cas présent, à la violence effrayante dont a été victime Théo, s’ajoute une nouvelle injustice à l’égard de la jeunesse.

En effet, deux jeunes qui ont manifesté leur solidarité à Théo ont été immédiatement condamnés à six mois de prison ferme, à travers une justice expéditive sans qu’ils n’aient eu le droit à une défense.

En revanche, les policiers qui ont violenté Théo ont été remis en liberté même s’ils ont été mis en examen pour “viol par personne ayant autorité et violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, avec arme et en réunion“, indique un communiqué du parquet de Bobigny. Le deux poids, deux mesures est inacceptable.

La violence appelle la violence. À la violence économique structurelle du chômage et de la vie difficile, s’ajoute de plus en plus le racisme et la violence policière à l’encontre des jeunes et des habitants des quartiers populaires. Cette situation doit cesser.

Et au contraire, nous devons faire appel à la raison et à la paix lancé par Théo et ses sœurs qui rejoint l’injonction de Martin Luther King : « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier ». 

À Saint-Ouen, le 10.02.2017

Le Mouvement de la Paix




Deux dérives policières en deux jours, le Ministre de l’Intérieur doit faire toute la lumière sur ces affaires

Saint-Ouen, Le 11 juin 2015

Vingt-quatre heures après l’arrestation arbitraire et l’agression en pleine nuit au domicile de Pierre Stambul, co-président de l’Union juive française pour la paix, c’est maintenant Jean-Claude Lefort, ex-président de l’association France-Palestine Solidarité, qui est visé.

Pierre Stambul a été  arrêté en pleine nuit par des agents du RAID suite à une dénonciation dénuée de tout fondement pour meurtre et détention d’armes. Il a été conduit menotté au commissariat pour être relâché après 7 h de garde à vue. Le Mouvement de la paix dénonce ces arrestations et ces pratiques discrétionnaires.

Le mouvement de la Paix apporte toute sa solidarité à Pierre Stambul, aux militants de l’UJFP victimes d’actions semblables et à l’UJFP ainsi qu’à Jean-Claude Lefort et à l’Association France-Palestine Solidarité.

Ces faits interviennent dans un contexte sécuritaire aggravé par la nouvelle loi sur le renseignement, nouvelles mesures que le Mouvement de la Paix a dénoncées. Ils alimentent aussi le fait d’assimiler à de l’antisémitisme et même à du terrorisme,  les actions  en faveur des droits des palestiniens et qui dénoncent  la politique du gouvernement d’Israël.

Le Mouvement de la paix mènera avec les organisations concernées, toute action pour que la clarté soit faite sur les responsabilités dans cette affaire.

 

Le Mouvement de la Paix

Contact :

Nicole Bouexel – nicole.bouexel@mvtpaix.org

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