Marche de la paix à Castans le 8 août 2021


Pour sa 20ème édition la marche de la paix, qui commémore comme chaque année les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945, se déroulait le dimanche 8 mars sur le territoire de Castans au cœur de la Montagne Noire.

Une trentaine de marcheurs se retrouvèrent, à l’invitation du comité de paix audois dans cette charmante commune « aux sept hameaux », pour une balade de deux heures sur la boucle des deux ruisseaux.

Partis du parking de Laviale les randonneurs attaquèrent leur périple avec une petite grimpette à travers bois, pour retrouver une partie plane jusqu’au ruisseau des cloutels où la joyeuse troupe firent une pause dans une petite clairière avec un joli pont composé de deux imposantes pierres enjambant le cours d’eau

Philippe Cnudde, animateur du GRAAL, fit office de guide pour commenter la géologie des lieux. Il rappela que la Montagne Noire faisait partie du Massif Central et en marquait sa limite sud. Elle apparut lors de la formation des Pyrénées et le soulèvement de son relief fit ressortir des roches autrefois enfouies et des parois abruptes issues du creusement des rivières. D’où le paysage qui s’étalait sous les yeux des pacifistes attentifs

Puis ce fut le retour à la salle polyvalente où les non-marcheurs avaient dressé les tables pour l’apéritif et le repas tiré du sac.

Bernard Gils, président du comité prit la parole pour saluer les participants et remercier les élus représentants le département et la région : Alain Giniès, Françoise Navarro, excusés, et Sylvie Vilas présente à la marche, pour leur aide concrète ; ainsi que la maire Yolande Piton pour son accueil dans sa commune. Sans oublier d’autres donateurs : Crédit Agricole, Groupama…

Dans son allocution il fit part de quelques extraits de la Déclaration de Paix de Mr Matsui, maire de Hiroshima et Président des Maires pour la Paix : « Il y a 76 ans aujourd’hui, une seule bombe atomique a instantanément réduit notre ville natale en une plaine brûlée. Ce bombardement a causé la mort cruelle d’innombrables victimes innocentes et a laissé ceux qui ont réussi à survivre avec des blessures physiques et émotionnelles profondes et permanentes dues aux radiations, à la peur des séquelles et aux difficultés économiques…/ Je demande à nos jeunes d’entretenir la conviction inébranlable que les armes nucléaires sont incompatibles avec une vie pleine et saine pour leurs proches…./... Si la société civile décide de vivre sans elles, la porte d’un monde sans armes nucléaires s’ouvrira en grand. …/…. »

Il rappela qu’un prochain rendez-vous, aurait lieu le dimanche 19 septembre à Peyriac pour la Fête de la Paix dans le cadre de la journée internationale de la paix en lien avec les diverses marches programmées dans toute la France le samedi 25 septembre, marches « pour la paix, le désarment nucléaire et le climat, pour la justice sociale et les droits humains » auxquelles nous nous associerons.

Il fit état du livre de Jacques Obriet, secrétaire du comité, sur le « Pacifisme dans l’Aude de 1900 à nos jours », résultat de nombreuses recherches sur tout ce que notre département a connu comme mouvements de révolte, de contestation, proprement audois ou dans le cadre de mouvements et actions nationales ou même internationales. (1)

Durant le repas la maire Yolande Piton vint saluer les convives et émit le projet d’une plantation d’un arbre de la paix aux côtés de celui de la liberté, recueillant l’assentiment unanime de l’assemblée.

Enfin l’après-midi se termina avec la satisfaction d’avoir passé un excellent moment qui se concrétisa par la remise un cadeau souvenir à tous les participants.

  • Un siècle d’engagement pacifiste dans l’Aude – Jacques Obriet ; 302 pages – 13 euros + 2 euros pour frais de port
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