Notre comité de la Corrèze du Mouvement de la Paix a participé à la journée d’étude, de réflexion et de spectacle organisée à Saint-Martin-la-Méanne (19), avec de nombreux partenaires, le 30 mai, pour le 82ème anniversaire du Conseil National de la Résistance.
Au-delà du devoir de mémoire, cette rencontre a souligné la vigueur et l’actualité des idéaux défendus par le Conseil national de la Résistance. Autant de valeurs pour les engagements d’aujourd’hui.
L’héritage du CNR au centre des échanges à Saint-Martin-la-Méanne.
À l’occasion du 82ᵉ anniversaire du Conseil national de la Résistance (CNR), le foyer rural de Saint-Martin-la-Méanne a été le cadre, le 30 mai dernier, d’une journée de réflexion et de mémoire consacrée à l’héritage du programme du CNR et à sa résonance dans la société actuelle.
Après l’allocution de bienvenue de Guy Veysset, président du comité ANACR du Plateau des Étangs, l’historienne Nathalie Sage-Pranchère a inauguré les débats avec une conférence intitulée « Bâtir une République sociale : le programme du CNR et sa mise en œuvre ». Elle est revenue sur la genèse du Conseil national de la Résistance, fondé en 1943 sous l’impulsion de Jean Moulin, avant de souligner la portée du programme adopté en 1944, connu sous le titre Les Jours heureux. Ce texte fondateur a marqué durablement la France en ouvrant la voie à de nombreuses avancées sociales : création de la Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes et développement de la démocratie sociale.
Kévin Jonchère, secrétaire général de l’Union locale CGT de Tulle, a ensuite pris la parole. Son intervention a rappelé la contribution majeure du mouvement syndical aux conquêtes sociales et mis en évidence l’importance des acquis issus du programme du CNR.
L’après-midi était dédiée aux enjeux de l’éducation. Jean-Pierre Combe a présenté le plan Langevin-Wallon, élaboré dans le prolongement du programme du CNR par une commission mise en place en décembre 1944. Il a exposé les ambitions de cette réforme novatrice : rapprocher l’école des réalités de l’existence, assurer à chaque élève une formation citoyenne, sociale et humaine, promouvoir une pédagogie appuyée sur les sciences de l’éducation et former des citoyens autonomes, responsables et dotés d’un esprit critique développé. Cette intervention a permis de mesurer l’actualité et la pertinence d’un projet qui continue d’inspirer les réflexions sur l’avenir de l’enseignement.
La parole est ensuite revenue à Céline Droal, co-secrétaire départementale de la FSU de la Corrèze, qui a abordé la question de « L’école et l’extrême droite ». Elle a confronté les conceptions éducatives défendues par les mouvements d’extrême droite aux valeurs humanistes portées par le plan Langevin-Wallon, mettant en lumière deux visions profondément opposées de l’école et de la société.
La journée s’est conclue dans une atmosphère conviviale et empreinte d’émotion avec la prestation de la chorale limougeaude Les Amis de Louise. Accompagnés à l’accordéon, les choristes ont interprété un répertoire de chants de résistance et de luttes populaires, parmi lesquels Le Chant des Partisans, L’Affiche rouge, Nuit et Brouillard, Le Déserteur et Le Temps des Cerises. Un moment particulièrement apprécié par l’assistance.
