Après la mort de trois gendarmes dans le Puy de Dôme, le Mouvement de la Paix exprime ses condoléances et alerte

Trois gendarmes du groupement de gendarmerie du Puy de Dôme ont été tués alors qu’ils intervenaient pour protéger une femme en danger.

Le Mouvement de la Paix s’incline devant ces morts et présente ses condoléances aux familles des victimes. Il exprime sa sympathie aux populations qui ont vécu ce drame. Il souhaite un prompt rétablissement au gendarme blessé.

Le Mouvement de la Paix estime que la possession par des particuliers d’armes du type de celles détenues par le forcené doit être totalement interdite. Il souhaite l’interdiction de la vente d’armes à des particuliers sauf exception (ex : chasse), et un contrôle très strict des conditions d’acquisition dans les cas où elles sont autorisées. La loi de 2018 nous apparaît à cet égard trop laxiste en donnant un rôle trop important aux armuriers et courtiers.

La détention d’armes par des particuliers est un risque tant pour les populations que pour les forces de l’ordre qui comme dans le cas présent interviennent pour porter secours à une personne en danger. Lenquête devra déterminer comment le forcené a-t-il pu se procurer des armes aussi sophistiquées.

Le Mouvement de la paix tient à exprimer son inquiétude face à la recrudescence des violences, quelles qu’elles soient dans notre pays. Cette situation doit faire l’objet d’une attention et d’une réflexion accrues de toute la société. Il plaide pour que l’éducation à la culture de la paix et de la non-violence tienne une place beaucoup plus importante dans tous les secteurs de la société et en particulier dans les secteurs éducatifs et de formation.

Le Mouvement de la Paix
Le 26 décembre 2020

Plus d’infos :

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/N287

https://www.naturabuy.fr/vente-d-armes-entre-particuliers.html

https://www.armes-ufa.com/spip.php?article1482




Lettre ouverte du Mouvement de la Paix à l’ensemble des parlementaires (députés et sénateurs)

Objet : Mise en place d’un contrôle parlementaire sur les ventes d’armes françaises

La mobilisation de la société civile contre les ventes d’armes en particulier en direction de l’Arabie saoudite a été enfin entendue par l’Assemblée nationale à travers un récent rapport sur ce thème préconisant la création d’une commission spécifique chargée de contrôler a posteriori les octrois de licences d’exportations de matériel de guerre et de biens à double usage. Nous ne pouvons que nous féliciter que cette question vienne en débat à l’Assemblée nationale.

Dans ce contexte le Mouvement de la Paix souhaite apporter sa contribution au nécessaire débat à travers quatre séries d’observations et de propositions.

A – Première observation

Dans un premier temps nous réaffirmons notre solidarité et notre soutien total à l’appel ci-après signé par 16 organisations non gouvernementales pour la mise en place d’un contrôle parlementaire sur les ventes d’armes françaises.

B – Analyse des travaux de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale du 19 novembre 2020

Nous nous réjouissons que lors des débats, les rapporteurs aient rappelé que la règle en France était l’interdiction du commerce des armes alors que la vente d’armes constituait l’exception en droit.

Nous sommes également satisfaits de noter que les biens à double usage sont pris en compte dans le contrôle parlementaire. De la même manière, il serait utile que ce contrôle concerne aussi les technologies susceptibles de favoriser la prolifération des armes nucléaires.

Cependant la tonalité générale de la discussion lors des travaux de la commission des affaires étrangères, à quelques exceptions près, montre que l’objectif n’est pas prioritairement de faire respecter la règle de l’exception, mais plutôt de rendre les ventes d’armes plus légitimes aux yeux de l’opinion publique.

 

Ainsi le rapporteur a indiqué lors du débat que « l’objectif était d’assoir la légitimité des ventes d’armes ». Un autre parlementaire a estimé qu’il faut prendre en compte la contribution des ventes d’armes à la réduction de notre déficit commercial. Cette parlementaire a souligné que les ventes d’armes ont rapporté 8,5 milliards d’euros en 2019 ce qui est une contribution importante selon elle à la réduction du déficit commercial.

Un autre député, qui a indiqué ne pas vouloir parler la langue de bois, souligne : « il y a réellement un conflit entre nos valeurs et nos intérêts ». Ce même député souligne « que les ventes d’armes sont un facteur de l’excellence technologique de notre pays et de notre compétitivité. » Autant d’arguments très contestables quand on sait que la filière d’imagerie médicale a été bradée et que nous devons importer des matériels que nous avons la capacité de produire (de Siemens en Allemagne et General Electric aux États-Unis) et que les travailleurs de Thales ont fait des propositions pour revaloriser la filière biomédicale au sein de Thales, ce qui serait plus conforme à nos valeurs républicaines et humanistes.

Ceci nous amène à rappeler certains fondements de droit international.

C – Rappel des fondements des relations internationales

À aucun moment les rapporteurs n’ont rappelé les règles de bonne conduite et la nécessité de respecter non seulement le droit international humanitaire et les principes et valeurs énoncés par la Charte des Nations unies et plusieurs résolutions des Nations unies sur la culture de la paix et les Objectifs du Développement Durable qui ont été approuvées à l’ONU par la France.

C’est pourquoi le Mouvement de la Paix attire votre attention sur le fait qu’en matière de paix et de relations internationales, la France doit respecter le droit international et plus particulièrement la Charte des Nations unies, laquelle dispose en son article premier : les buts des Nations Unies sont les suivants : alinea 1 « Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix ; ». L’article 2 – alinéa 3 dispose que « Les Membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger. »

Enfin l’article 26 de la Charte qui concerne le rôle du Conseil de Sécurité dont fait partie la France, dispose qu’« afin de favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde, le Conseil de sécurité est chargé, avec l’assistance du Comité d’état-major prévu à l’article 47, d’élaborer des plans qui seront soumis aux Membres de l’Organisation en vue d’établir un système de réglementation des armements. »

Pour le Mouvement de la paix, il résulte de ces dispositions que la fabrication d’armes par la France doit être strictement limitée aux nécessités de la sécurité nationale et qu’en aucun cas les industries de l’armement ne doivent être considérées comme un élément de la compétitivité de la France comme cela a pu être indiqué dans le livre blanc de la défense et souligné malheureusement lors des travaux de la commission des affaires étrangères réunies le 19 novembre 2020.

La mise en place d’un contrôle parlementaire strict sur le commerce des armes afin de faire respecter le principe d’interdiction serait un premier pas vers une stricte application des dispositions de la Charte des Nations Unies.

Pour le Mouvement de la Paix ce serait une contribution importante à la diminution des tensions internationales et à l’arrêt des conflits en cours, comme y appelle secrétaire général des Nations unies. Nous souscrivons totalement aux alertes du Secrétaire général des Nations unies. Comme lui nous estimons que pour faire face aux énormes défis actuels, une sécurité humaine digne du XXIe siècle nécessite de fédérer les énergies mondiales au service de la sécurité sanitaire, de la sécurité écologique et de la sécurité économique et sociale qui ne peuvent être réalisées sur le long terme que par la concrétisation du droit humain à la paix. Cela nécessite aussi la diminution des dépenses militaires mondiales qui ont atteint la somme jamais atteinte de 1917 milliards de dollars en 2019, dont plus de la moitié, par les États membres de l’OTAN (source Sipri).

D – Propositions

D1 – rôle et composition de la commission

En ce qui concerne la commission de contrôle parlementaire proposée, nous souhaitons que tous les partis politiques présents à l’Assemblée nationale bénéficient de la possibilité d’avoir un représentant dans cette commission.

Nous souhaitons également que les organisations syndicales présentes dans les entreprises liées directement à la fabrication des armes soient consultées avant la finalisation du rapport annuel et puissent faire des observations.

Nous souhaitons qu’une commission d’éthique représentant la conférence des Présidents d’Université, la conférence des directeurs des grandes écoles et les commissions d’éthique des grands organismes de recherche ait la possibilité d’être entendue et puisse rappeler la nécessité de ne pas mobiliser les moyens scientifiques et universitaires au-delà de la stricte nécessité de la souveraineté nationale.

D2 – Propositions issues du Livre blanc pour la paix

Dans un livre blanc pour la paix coécrit par 45 organisations et publié en 2017 les propositions suivantes méritent attention de notre point de vue :

  • Le développement des moyens diplomatiques de prévention et de résorption des conflits par des voies diplomatiques plutôt que le développement des formations accompagnant les ventes d’armes. Cela devrait se traduire par la création d’emplois de diplomates et le renforcement de leur formation avec une orientation basée sur la Charte des Nations unies et les textes conséquents.
  • Réaffirmation d’une politique de paix et de résolution politique des conflits conformément la Charte des Nations unies
  • Création d’un Ministère de la Paix chargé de mettre en place une mission interministérielle pour une culture de la paix
  • Création d’un Institut de Recherche et d’Education à la culture de la Paix (IREP) pluridisciplinaire de type Etablissement public à caractère scientifique (EPST)
  • Création d’un observatoire des conflits pour prévenir les crises avant qu’elles ne dégénèrent
  • Création d’un Institut National pour une Citoyenneté Active en faveur de la Paix (INCAP), avec une déclinaison à travers des maisons régionales, l’ensemble étant géré en associant la société civile
  • Renforcement du rôle démocratique de médias dégagés des financements par le lobby militaro-industriel

Conscients d’accomplir nos responsabilités de citoyennes et de citoyens nous vous remercions de l’attention que vous porterez à notre contribution au débat et qu’un accord entre les groupes parlementaires permettra la mise en place d’un contrôle parlementaire réel et renforcé sur les ventes d’armes françaises à travers la prise en compte de nos propositions constructives.

En tout état de cause nous attendons des groupes parlementaires qu’ils nous fassent part de leurs observations sur nos propositions

Très respectueusement,
Le Mouvement de la Paix

Contact : national@mvtpaix.org
Tél :  01 40 12 09 12

Voir cette lettre ouverte en PDF

 

Appel de 16 organisations non gouvernementales françaises

Appel pour la mise en place d’un contrôle parlementaire sur les ventes d’armes françaises.

Alors que la mission d’information parlementaire sur le contrôle des exportations d’armement va enfin rendre ses préconisations, il est urgent que le cri d’alarme lancé par de nombreuses ONG françaises, internationales et yéménites soit enfin entendu.

Paris, 16 novembre 2020 – 14 organisations non gouvernementales (ONG) humanitaires et de défense des droits humains appellent à mettre fin à l’opacité française sur les ventes d’armes et à instaurer un véritable contrôle du Parlement, à l’occasion de la publication du rapport de la mission d’information sur le contrôle des exportations d’armement le 18 novembre 2020.

Les ONG signataires rappellent qu’il est indispensable que le Parlement puisse enfin remplir son devoir de contrôle sur l’action du gouvernement en termes de ventes d’armes à l’étranger. Ce contrôle est d’autant plus essentiel que la responsabilité des ventes françaises est pointée du doigt dans certaines violations graves du droit humanitaire, notamment au Yémen, où ces violations ont des conséquences dramatiques sur les populations civiles.

La mission d’information sur le contrôle des exportations d’armement, dont les deux corapporteurs sont les députés Michèle Tabarot et Jacques Maire, a été créée en décembre 2018 par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, en partie suite à la mobilisation de l’opinion publique et des ONG contre les ventes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis d’armes françaises susceptibles d’être utilisées illégalement contre des civils au Yémen.

La publication du rapport de la mission d’information représente une occasion unique d’instaurer plus de transparence dans le commerce des armes pour les raisons suivantes :

  • La France, où le Parlement n’a pas la possibilité d’exercer un réel contrôle sur les ventes d’armes effectuées par le pouvoir exécutif, constitue une exception parmi les grandes démocraties occidentales, alors que des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore l’Allemagne ont mis en place un tel contrôle depuis longtemps. Les initiatives parlementaires précédentes préconisant un tel contrôle sont toujours restées lettre morte. Le Parlement et l’exécutif ont enfin la possibilité de mettre fin à cette exception française et de permettre au Parlement d’exercer son devoir constitutionnel de contrôle de l’action de l’exécutif.
  • Le gouvernement français continue de livrer des armes dans plusieurs pays responsables de graves violations contre les populations civiles, tout particulièrement au Moyen-Orient. Selon le dernier rapport du ministère des Armées au Parlement sur les exportations d’armement de la France, l’Arabie Saoudite figure, pour l’année 2019, dans le top 3 des pays ayant reçu le plus d’armes françaises et les Émirats arabes unis enregistrent un record de prises de commandes d’armement français. Et ce, malgré leur responsabilité présumée dans des violations graves et répétées du droit international humanitaire au Yémen. Le drame qui se déroule actuellement au Yémen est qualifié par l’ONU de l’une des pires crises humanitaires au monde : en raison du conflit, qui entre dans sa septième année, 80 % de la population a aujourd’hui besoin d’aide humanitaire. C’est un drame évitable.
  • En continuant de fournir des armes à ces pays en dépit du risque qu’elles soient utilisées pour commettre des violations du droit international humanitaire, la France aggrave les risques pour les civils et viole ses obligations internationales telles qu’énoncées par le Traité sur le commerce des armes et par la Position commune européenne 2008/944/PESC. En avril 2019, un document confidentiel de la direction du renseignement militaire daté de septembre 2018 divulgué par le média d’investigation Disclose montrait ainsi la présence d’armes françaises aux mains de la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite dans le cadre du conflit au Yémen, confirmant de source officielle le risque manifeste que des armes françaises soient utilisées de manière illégale contre des populations civiles. Le Groupe d’experts éminents sur le Yémen de l’ONU a également pointé du doigt la responsabilité de la France à plusieurs reprises. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a aussi adopté une résolution, co-sponsorisée par la France, le 7 octobre 2020, exhortant les États à « s’abstenir de transférer des armes aux parties au conflit lorsqu’ils évaluent un risque prépondérant que ces armes puissent être utilisées pour commettre ou faciliter des violations graves des droits de l’homme ou du droit international humanitaire ».
  • Enfin, l’opinion publique souhaite aujourd’hui que cette situation change. En effet, 72 % des Françaises et Français s’expriment en faveur d’un contrôle renforcé du Parlement en ce qui concerne les ventes d’armes et par ailleurs, 7 Français-es sur 10 souhaitent que la France suspende ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis pour leur rôle dans la guerre au Yémen, selon un sondage YouGov commandé par SumOfUs en 2019.

Le débat autour de la sortie du rapport de la mission d’information doit permettre la mise en place de véritables mécanismes de contrôle par le Parlement ainsi que d’une transparence accrue vis-à-vis de la société civile et de l’opinion publique. La France doit enfin rendre des comptes sur ses exportations d’armements.

Signataires :

Action contre la Faim ; Action des chrétiens pour l’abolition de la torture – ACAT-France ; Amnesty International France ; Cairo Institute for Human Rights Studies ; Fédération internationale pour les droits humains ; Handicap International – Humanity & Inclusion ; Human Rights Watch ; Ligue des droits de l’Homme ; Médecins du Monde ; Mwatana for Human Rights ; L’Observatoire des armements ; Oxfam France ; Salam for Yemen ; SumOfUs

Paris, le 16 novembre 2020




Rassemblement ce matin à l’initiative d’Amnesty et avec la participation du Mouvement de la Paix contre toute livraison d’armes à l’Arabie Saoudite

Une trentaine de militants ont participé à cette action d’information à Cherbourg, réalisée par Amnesty et à laquelle s’était joint le comité départemental du Mouvement de la Paix de la Manche qui a remis à la Presse les communiqués du Mouvement de la Paix .
Danielle Brisset, responsable départementale du Mouvement de la Paix a été interviewée par une radio locale. Elle a souligné que le Mouvement de la Paix dénonçait avec force ce commerce qui contribue au massacre de populations civiles au Yémen.
 
Demain Jeudi 6 Février à 12H30 nouvelle manifestation à l’initiative du collectif des organisations et associations de Cherbourg, RDV au parking de la cité de la mer.
 



Déclaration du Mouvement de la Paix pour la Journée internationale des migrants

Les migrants fuient les guerres et la misère !

L’urgence est à la réaffirmation de leurs droits et à la résolution des causes des migrations forcées

A l’occasion de la journée mondiale des migrants et face à l’accroissement du nombre de personnes déracinées à travers le monde (70 millions de personnes en 2018 selon l’ONU), le Mouvement de la paix partage l’opinion du  Secrétaire général de  l’ONU qui, lors de l’ouverture du forum des migrants à Genève, a insisté sur la réaffirmation des droits humains des réfugiés « à l’heure où le droit d’asile est attaqué, où tant de portes sont fermées aux réfugiés et où tant d’enfants réfugiés sont détenus et séparés de leur famille ».

A cette occasion, l’ONU a révélé que  près de 168 millions de personnes dans le monde auront besoin  en 2020 d’une assistance et d’une protection humanitaires.

Parmi les causes de cette situation, l’ONU souligne l’existence des guerres qui durent, les récessions économiques dans certains pays et des situations extrêmes liées au changement climatique.

En clair, les migrants, réfugiés ou déracinés, fuient les guerres et la misère mais aussi les catastrophes climatiques. Parmi les pays les plus touchés le Yémen, le Mali, le Niger sont des pays où la France est impliquée militairement ou par ses ventes d’armes.

Les urgences humanitaires poussent l’ONU – qui souligne que ce sont les pays les plus pauvres qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés – à demander aux pays les plus riches d’augmenter leurs contributions aux fonds dédiés aux actions humanitaires.

L’Unicef demande 4 à 5 milliards pour aider 60 millions de personnes, surtout des enfants, et l’ONU pour son fonds central d’urgence humanitaire a besoin de 29 milliards de dollars.

Il est révoltant de constater que de telles sommes semblent difficiles à réunir alors que les dépenses mondiales militaires annuelles sont de 1800 milliards de dollars (Sipri), alors que tous les ans les ventes d’armes rapportent 328 milliards d’Euros aux 100 principaux producteurs mondiaux d’armes (source Grip), et que les pays dotés d’armes nucléaires ont engagé des programmes d’armements nucléaires pour un minimum de 1000 milliards sur 10 ans. Il est aussi révoltant que les principaux pays vendeurs d’armes (USA, France, Russie..) ne figurent pas parmi les 10 principaux pays qui alimentent le CERF, fonds central d’urgence humanitaire de l’ONU (Source ONU).

Au-delà de ces chiffres, il est urgent de se mobiliser pour réaffirmer la solidarité avec les migrants, mais aussi pour exiger que tous les Etats, en particulier les plus riches et les plus militarisés dont la France, s’attachent à construire la paix plutôt que d’alimenter les guerres, à construire des sociétés et un monde de justice, de solidarité et de fraternité car ce sont les conditions structurelles nécessaires pour permettre à tout individu de vivre dignement dans son pays ou de le quitter sans y être contraint par la guerre ou la misère.

Face à l’urgence, le respect des droits des migrants implique le devoir pour la France et/ou l’UE de secourir les migrants en méditerranée, de leur assurer un toit et d’offrir en France les conditions d’une intégration sociale en levant  les nombreux obstacles administratifs qui empêchent une telle intégration (notamment  l’accès à la formation qui élargit et ouvre vers l’avenir, la validation des acquis professionnels, etc…)

Ensemble agissons pour la paix, la justice sociale, le climat et le désarmement nucléaire et pour un accueil digne des migrants en France.

Le Mouvement de la Paix – le 18 décembre 2019

 

Voir cette déclaration en PDF (tract A5 à imprimer)

 




La France doit immédiatement cesser ses ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis (EAU)

Une note « confidentielle » de la Direction du Renseignement Militaire (DRM) vient de « révéler » que les armes françaises livrées à l’Arabie Saoudite ont bien servi à tuer quantité de civils au Yémen. Et nombre d’organes de presse reprennent désormais cette information, mettant la duplicité du gouvernement français en évidence. Le comble de l’hypocrisie est atteint lorsque Florence Parly, la ministre des Armées affirme, sans sourciller : « Je n’ai pas connaissance du fait que des armes françaises soient utilisées directement au Yémen ».

Il y a plus d’un an déjà, le cabinet d’avocats parisien Ancile avait, à la demande de l’ACAT (Action des Chrétiens contre la Torture) rédigé un rapport détaillé et circonstancié, auquel nous avions fait écho, établissant la totale illégalité de ces ventes d’armes, contraires à tous les principes énoncés dans le Traité sur le Commerce des Armes (ONU – 214), ainsi qu’à la Position Commune de l’Union Européenne relative à la vente des armes (2008 et 2011), tous deux ratifiés par la France, laquelle y répond par une opacité totale dans le mode de prise de décisions et un maximum d’hypocrisie.

C’est maintenant l’organe de presse Disclose qui, avec cinq autres médias, a mené une enquête poussée qui dresse la liste, selon l’ONG ACLED (Armed Conflict Location and Event Data Project),  de toutes nos armes ayant servi à massacrer des civils à savoir : les 48 canons Caesar (35 morts civils au moins), les chars Leclerc (55 morts civils au moins), les pods Damocles (dispositifs de ciblage), les avions de chasse Mirage 2000-9, sans compter une frégate et une corvette lance-missiles (de fabrication française) qui participent efficacement au blocus naval du port d’Hodeïda et, par là-même à affamer la population yéménite.

Pourtant le massacre continue, sans que cela fasse ciller le gouvernement. Les ventes d’armes se poursuivent, notamment de blindés jusqu’en 2023. La maintenance technique de ces armes ne connaît aucune interruption.

Le gouvernement français aurait pu sur ce sujet, avoir la même attitude que  le gouvernement allemand qui, sous la pression du SPD, a décidé un premier embargo de six mois de ses ventes d’armes à ces deux pays, aujourd’hui prolongé d’autant.

Avec tous les pacifistes, avec tous les humanistes le Mouvement de la Paix exige la cessation immédiate des ventes d’armes par notre pays à l’Arabie Saoudite et aux EAU, qui en font un usage criminel. Il entend mener cette lutte avec toutes les organisations poursuivant le même but.

Plus généralement, le Mouvement de la Paix demande la fin du commerce des armes.

 

A Paris, le 22/04/2019
Le Mouvement de la Paix

 

Voir ce communiqué en PDF




La France doit cesser toute vente d’armes à l’Arabie saoudite

Après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à l’ambassade saoudienne en Turquie, la France doit cesser toute vente d’armes à l’Arabie saoudite.

Déjà le 7 avril 2018, à l’occasion de la visite officielle en France du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed Ben Salman, le Mouvement de la Paix avait demandé dans une déclaration publique [1] que la France  cesse toute vente d’armes à l’Arabie Saoudite et avait déclaré apporter son soutien à toutes les propositions visant à ce que le Parlement français soit saisi de la question des ventes d’armes, et plus particulièrement des ventes d’armes à l’Arabie saoudite.

Le Mouvement de la Paix avait alors rappelé que parmi les critères fixés par l’Union Européenne en ce domaine figurent « le respect des droits de l’homme dans le pays de destination finale et le respect du droit humanitaire international par ce pays » et avait souligné que le rôle de l’Arabie saoudite dans la propagation du wahhabisme, son soutien aux idéologies violentes et rétrogrades largement documenté et la guerre au Yémen étaient contraires aux critères fixés par l’UE.

Après l’assassinat du journaliste Jamal  Khashoggi à l’ambassade saoudienne en Turquie, le Mouvement de la Paix – qui demande que la France agisse  pour la limitation et le contrôle strict du transfert des armements en vue de son interdiction complète – réitère sa demande que la France cesse immédiatement toute vente et livraison d’armes à l’Arabie saoudite.

A Paris, Le 29/10/2018

Le Mouvement de la Paix

 

Lire ce communiqué en PDF

 

[1] Déclaration publique du Mouvement de la Paix du 07/04/2018 : La France doit cesser toute vente d’armes à l’Arabie saoudite




Mobilisation contre EuroSatory

Le salon international de l’Armement et de la Sécurité s’est tenu du 11 au 15 juin 2018 dans le parc des expositions de Villepinte (93). Le Conseil francilien du Mouvement de la paix a assuré la coordination des différentes initiatives du collectif.

Arrivée de la marche silencieuse devant la COGES,
organisatrice d’EuroSatory

La mobilisation contre ce salon de la mort, avec nos partenaires, a commencé dès le 28 avril place de l’Hôtel de Ville à Paris avec le jeu de la redistribution des sommes liées aux armes vers des budgets civils (comité de St Denis) et des signatures de pétitions. Nous étions présents le 9 juin place St Michel à Paris pour des signatures de pétitions et des distributions de tracts. Lundi 11 matin, nous avons participé avec les Quakers à une marche silencieuse dans le 8ème arrondissement de Paris, à proximité de la COGES, entreprise organisatrice d’EuroSatory. De lundi après-midi à vendredi soir, sauf mercredi après-midi où nous étions de nouveau présents place St Michel à Paris, nous avons été fidèles au poste à Villepinte avec distributions de tracts et signature de pétitions.

Présence du 28 avril place de l’Hôtel de Ville à Paris

Des mobilisations ont également eu lieu en province à l’initiative de comités, comme à Bourges par exemple.

Nous ne pouvons que nous féliciter de la présence régulière des membres du Mouvement à Villepinte et à Paris, en même temps que nos partenaires Femmes Solidaires, les Quakers, l’Union Pacifiste, BDS et d’autres, à nos côtés. Notre pétition a été très bien accueillie et signée.

A Villepinte devant l’entrée du salon.

Vous avez dit Sécurité ? Pour qui ?

D’autres organisations, comme les Désobéissants, n’ont pas respecté les décisions prises en commun : certaines de leurs initiatives, comme le déversement de produits malodorants, n’a pas gêné les vendeurs et acheteurs d’armes mais seulement les manifestants présents sur place comme nous. Nous ne pouvons par ailleurs que nous réjouir du succès d’une de leurs initiatives à l’intérieur du salon, ce qui est une de leurs spécificités.

Il conviendra dès que possible de tirer avec nos partenaires les conclusions de cette mobilisation. Certaines difficultés ont été liées à l’existence d’un autre collectif qui s’est positionné comme concurrent avec nous et avec qui la communication a été difficile malgré nos demandes répétées.

Nous pourrons notamment réfléchir sur la part de temps à passer à Villepinte, en contact avec vendeurs et acheteurs d’armes, et le temps à passer à discuter « en ville » avec nos concitoyens pour leur apprendre l’existence de ce salon, signer des pétitions, donner des éléments d’information, etc.

Rendez-vous donc dans deux ans pour le prochain Salon EuroSatory mais aussi bien avant pour en commencer l’organisation.

 

Source : Conseil francilien du Mouvement de la paix




Ventes d’armes en Inde et ailleurs, le Mouvement de la Paix désapprouve !

Hollande en Inde 3À travers les ventes d’armes, la France sème l’insécurité mais les peuples risquent de récolter les guerres.

On croyait avoir élu un président de la République, en fait il semble s’être transformé en VRP pour le compte du lobby militaro-industriel à base française.

Chaque déplacement à l’étranger du président de la République est marqué par des ventes d’armes, hier en Arabie Saoudite, en Égypte, au Qatar… et aujourd’hui en Inde.

Dans son livre blanc de la défense, le gouvernement actuel affirme page 19 “l’industrie de défense est aussi un facteur de compétitivité pour l’ensemble de l’économie” et page 21 : « le soutien aux exportations de défense constituera un volet majeur de la politique industrielle le gouvernement ». Ces ventes d’armes qui placent notre pays au 3ème rang des Etats vendeurs d’armes au plan mondial n’ont donc rien d’un hasard mais sont le fruit d’une politique délibérée qui a fait exploser ces dernières années les profits des fabricants. On doit souligner que ces orientations sont en contradiction totale avec l’article 26 de la charte des Nations Unies qui appelle les Etats à «  favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde ».

Cette situation est aussi l’aboutissement d’une restructuration en profondeur de l’outil de défense qui pose de graves problèmes. En effet cette restructuration ne s’est pas inscrite dans un processus de désarmement et de construction de la paix mais dans un processus de militarisation des relations internationales qui privilégie les stratégies interventionnistes et s’appuie sur une privatisation des industries de l’armement plaçant toujours plus ces fabrications sous la loi des profits et de la rentabilité financière.

Cette orientation nuit gravement à la sécurité du monde mais en plus, elle contribue à détruire et empêcher la reconstitution de l’outil industriel français tant les taux de profits du secteur militaire sont juteux. Ainsi, pendant trois ans (2012/2014), le cours de l’action Dassault à la bourse de Paris a grimpé de 61 %, celui de Thalès de 70 %, celui de safran de 118 %.

On aurait aimé que la France puisse vendre par exemple des technologies haut de gamme en génie biologique et médical. Malheureusement, une grande partie de ce potentiel industriel résultant de dizaines d’années de recherche publiques a été cédée à des multinationales américaines comme Lucent et General Electric au détriment de l’outil industriel français.

Comme le montre une étude publiée par la Documentation française, l’évolution comparée du solde de la balance des biens manufacturés sur la période 2001 à 2012, le solde de produits manufacturés civils est passé d’un positif de 15 milliards en 2001 à un négatif de 45 milliards en 2011 alors que dans le même temps, en revanche, le solde des biens militaires va croissant en passant de 1 à 3 milliards d’euros annuels sur la même période.

Pour la paix, la France a besoin d’une industrie en faveur de la paix fabriquant des produits utiles pour satisfaire les besoins de l’humanité, d’autant que les investissements civils produisent plus d’emplois que les investissements militaires, surtout réputés pour les taux de profits faramineux qu’ils génèrent.

D’autres choix sont possibles sans briser les hommes et casser les outils industriels mais en faisant d’eux les fers de lance d’une politique de reconquête industrielle pour répondre aux multiples besoins humains et environnementaux qui se font jour en France et dans le monde tout en replaçant les productions d’armes dans un pôle public contrôlé par le parlement.

Lutter pour la paix, la coopération et le désarmement dans le monde suppose d’affirmer dans le même temps une autre conception de la sécurité du pays, non basée sur des rapports de force militaire. La sécurité de notre pays et du monde doit être basée sur l’intervention des peuples, de leurs organisations représentatives, syndicales et associatives et ce dans le cadre de politiques économiques et sociales axées sur les besoins humains et adaptés à ces objectifs.

Ainsi, grâce à une répartition équitable des ressources et des richesses, des coopérations économiques, sociales et culturelles peuvent être mises en œuvre. Ces coopérations favoriseraient le développement, la création d’emplois ainsi que la solidarité et la compréhension entre les peuples et donc la paix.

C’est un des volets d’une politique en faveur d’une culture de la paix.

C’est ce choix qu’affirment dans une déclaration les 33 Etats du CELAC (Coordination des Etats Latino-Américains et des Caraïbes). Pourquoi pas la France ?

Un tel choix aurait pu et dû conduire le président de la République à annoncer une initiative de la France en faveur d’une reprise du processus de désarmement nucléaire dans une région où l’Inde, le Pakistan et la Chine sont détenteurs de l’arme atomique et où l’essai coréen rend la situation encore plus grave.

 

 

Le Mouvement de la Paix

Le 28.01.2016




126 avions Rafale en passe d’être vendus à l’Inde

Pour le Mouvement de la Paix, il n’y a pas de quoi se réjouir

 

Le Mouvement de la Paix s’inscrit en faux avec la satisfaction exprimée par le président de la République, le chef du gouvernement et de nombreux responsables politiques, à propos du contrat d’exclusivité signé avec l’Inde pour la vente de 126 Rafales. « Il y a là un moment qui doit être de satisfaction pour l’ensemble des Français » selon François Fillon, Premier ministre. « Pouvons-nous être satisfaits de vendre des engins de mort ? Pouvons-nous nous ravir de participer à un transfert de technologie militaire ? » questionne Claude Ruelland, responsable de l’action contre le commerce des armes au Bureau national du Mouvement de la Paix.

 

 

L’avion Rafale est un avion polyvalent du point de vue de ses missions. Chasseur, intercepteur, il intervient également dans les missions d’appui tactique et stratégique. En clair, le Rafale est en capacité de porter des missiles à ogives nucléaires. « Est-il vraiment sérieux de vendre un tel avion à un pays détenteur de l’arme nucléaire et non signataire du Traité de non-prolifération nucléaire ? » questionne le responsable pacifiste.

 

Il n’y a aucune fierté à considérer les armes comme de banales marchandises. L’argument économique pour se réjouir de cette vente probable est fallacieux. Le programme Rafale a déjà été largement payé par les contribuables français. Et la plupart des avions ne seront pas fabriqués en France. Cela n’apportera pas grand chose aux salariés des industries de défense qui ont également le souci de diversifier leur production pour mettre leur savoir faire au service des réalisations civiles.

 

Pour le Mouvement de la Paix, la France, plutôt que de participer à la course aux armements devrait agir pour un désarmement général et complet, effectif et multilatéral. Les relations entre pays et entre peuples ne peuvent se construire que sur la confiance et le respect mutuel. Ainsi pour Claude Ruelland, « faire du commerce des armes un des piliers de notre stratégie économique est une erreur à la fois politique et humaine. La paix se nourrit de droit et de justice, pas d’engins de mort ». Depuis 2009, un traité sur le commerce des armes est négocié à l’Onu. Soutenu par 153 pays, ce traité doit garantir que les armes ne soient pas utilisées pour aggraver les conflits, la pauvreté et les atteintes aux droits humains. Le Mouvement de la Paix attend du président de la République et des candidats à l’élection présidentielle qu’ils s’engagent à ce que la France soutienne ce traité comme instrument international juridiquement contraignant.

 

Le Mouvement de la Paix

Paris, le 2 février 2012

 

Contacts :

Claude Ruelland : 06 18 82 57 42 – claude.ruelland@mvtpaix.org

Pierre Villard : 06 82 92 29 46
– pierre.villard@mvtpaix.org

Presse : catherine.rio@mvtpaix.org –
01 40 12 72 35

 

 

LE MOUVEMENT DE LA PAIX

MAISON DE LA PAIX, 9 rue Dulcie September – 93400 Saint-Ouen

Tel : 01 40 12 09 12 – Fax : 01 40 11 57 87

Site web : www.mvtpaix.org – mail : national@mvtpaix.org

Agréé Association Nationale de la Jeunesse et d’Education Populaire

 




1531 milliards de dollars de dépenses militaires mondiales en 2009 : la crise n’affecte pas les marchands d’armes

 

Portées  au niveau de 1531 000 000 000 dollars, l’étude annuelle des dépenses militaires mondiales publiée par le SIPRI indique une nouvelle augmentation des dépenses militaires mondiales en 2009, de près de 6% sur celles de 2008. « C’est un scandaleux record ! » affirme le Mouvement de la Paix. « Au moment où le monde fait face à une nouvelle crise aux conséquences sociales et écologiques dramatiques, ces dépenses sont un véritable crime contre l’humanité ».

 

 

Les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’Onu représentent à eux seuls plus de 61% des dépenses militaires mondiales, en contradiction avec les efforts de désarmement de l’institution internationale. Le leadership de cette course à la mort reste incontestablement les Etats-Unis (49%).

« Au moment où l’on envisage des coupes sombres dans l’éducation, la petite enfance, les retraites, la santé,…,  il est particulièrement  indigne que la France se maintienne à la troisième place de ce triste palmarès » poursuit le mouvement pacifiste.

Le coût des opérations militaires extérieures atteint un nouveau sommet. « Comment pourrait-il en être autrement quand tout montre que les solutions militaires n’apportent aucune résolution durable des conflits et qu’au contraire, elles les enveniment ? » interroge le Mouvement de la Paix.

Il faut d’urgence mettre un terme à cette course infernale et consacrer ces sommes à la construction d’un monde plus juste donc plus sûr.

Si les armes garantissaient la sécurité,  il y a longtemps que les guerres auraient disparu !

Au contraire, à force de mettre au point des armes toujours plus sophistiquées, les hommes ont rendu leur existence sur terre plus dangereuse et plus précaire. C’est particulièrement vrai avec l’arme nucléaire dont la modernisation des arsenaux coûte des fortunes.

Le Mouvement de la Paix réitère sa proposition de mettre en débat la réduction de moitié des budgets militaires pour les 10 ans qui viennent. Dans l’immédiat, le Mouvement de la Paix demande la fermeture du Salon européen de l’armement qui doit s’ouvrir à Villepinte le 14 juin prochain.

 

Le Mouvement de la Paix

Saint-Ouen, le 2 juin 2010

 

Voir la page de la Campagne contre le Commerce des armes

 

Contacts  :

Pierre Villard – 06 82 92 29 46 / Arielle Denis – 06 87 14 89 33 / Claude Ruelland – 06 75 05 36 49

Attachée de presse : Catherine Rio – 01 40 12 72 35

 

 

LE MOUVEMENT DE LA PAIX

MAISON DE LA PAIX, 9 rue Dulcie September – 93400 Saint-Ouen

Tel : 01 40 12 09 12 – Fax : 01 40 11 57 87

Site web : www.mvtpaix.org – mail : national@mvtpaix.org

Agréé Association Nationale de la Jeunesse et d’Education Populaire