Monsieur le Président, dessine-nous la paix !

Encore une fois, la fête nationale du 14 juillet sera marquée par une démonstration de force militaire. Alors que la pandémie de COVID 19 a plongé le monde et la France dans des difficultés jamais connues et que les dérèglements climatiques appellent à des efforts colossaux en termes financiers, scientifiques, technologiques, nous étions en droit d’attendre de la France qu’elle fasse en ces circonstances un geste qui aurait marqué l’humanité entière.

Ce geste aurait pu consister à prolonger l’appel les Nations Unies qui appellent à se relever de la pandémie en transformant notre monde « en un monde plus égalitaire, plus juste, équitable, inclusif, durable et plus sain, plus pacifique ».

Il aurait par exemple pu annoncer que la France gelait la modernisation de son arsenal en armes nucléaires pour lequel sont prévues 100 milliards d’euros de dépenses sur les 15 années à venir. Il aurait pu appeler les 8 autres États détenteurs d’armes nucléaires et en particulier les deux plus puissants en termes d’armes nucléaires à savoir les USA et la Russie à faire un geste similaire.

Il aurait indiqué clairement par un tel geste politique que l’avenir de l’humanité et sa sécurité sanitaire, écologique, sociale, économique ne pouvait résider dans une militarisation supplémentaire des relations internationales mais dans le développement de coopérations utiles pour répondre aux aspirations et aux besoins des peuples.

Les médias ont annoncé que le dessin du Petit Prince – figure emblématique de l’œuvre de Saint-Exupéry – figurerait sur le cockpit des avions de la patrouille de France qui survoleront Paris le 14 juillet.

Dérisoire.

Encore une occasion manquée de prendre une décision qui aurait été à l’honneur de la France.

A Paris, le 13 juillet 2021
Le Mouvement de la Paix

 

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