Halte aux bombardements à Alep, au Yémen ou à Mossoul

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Une seule issue : une solution politique dans le cadre des Nations Unies

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Communiqué de presse Halte aux bombardements à Alep, au Yémen ou à Mossoul 27/10/2016

Depuis le début du conflit en Syrie, le Mouvement de la Paix n’a cessé de réclamer et d’affirmer qu’il n’y a de solution que politique et diplomatique négociée avec l’ensemble des parties et sous l’égide des Nations Unies en conformité avec la Charte des Nations Unies et le droit international.

C’est ce qui nous a conduits à soutenir toutes les initiatives allant dans ce sens, et en particulier les négociations de Genève.

Nous avons aussi soutenu le plan établi par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et accepté par l’ensemble des membres du Conseil de Sécurité  pour une transition politique en Syrie contrôlée et décidée par les Syriens eux-mêmes.

Le Mouvement de la Paix a salué l’adoption de la résolution 2254 du Conseil de Sécurité en décembre 2015 qui selon le Secrétaire Général de l’ONU « met l’accent sur la voie politique à suivre pour régler la crise » et qui reprenait les termes des accords de Genève de 2012, fondement d’une transition politique conduite et prise en main par les syriens. Elle prévoit des négociations impliquant tous les acteurs concernés, y compris la Russie et des représentants du régime de Bachar Al Assad accompagnées d’un processus politique qui doit conduire à une transition démocratique pour la Syrie, et à un cessez-le-feu (qui ne s’appliquera pas aux actions contre les groupes terroristes tels que DAESH, Al Qaida et le Front El-Nosra).

Ce plan existe et peut constituer une base à partir de laquelle peut être conçue une sortie politique de cette tragédie.

Ni les intérêts géostratégiques divergents des grandes puissances qui interviennent sur le terrain ou dans cette région directement ou indirectement, ni le fait que la Syrie soit sur le lieu de passage des oléoducs vers l’Europe, ne peuvent exonérer les Nations Unies et en particulier le Conseil de Sécurité des Nations Unies de mettre en œuvre les solutions politiques y compris si nécessaire, avec des moyens militaires en application  du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies afin de conserver l’unité de l’Etat syrien et la mise en place d’une réelle démocratie basée sur la laïcité, qui permette l’existence d’une réelle pluralité des idées et respectant les différentes composantes de la société syrienne dont le peuple Kurde.

Il appartient à la France, qui a une part de responsabilité dans le chaos dans lequel se trouve cette région, notamment par son intervention militaire en Libye, mais aussi par ses ventes d’armes d’agir en ce sens.

Dans ce contexte, la France doit aussi intervenir pour empêcher  que le gouvernement Erdogan, dont l’Etat est membre de l’OTAN, en profite pour exterminer le peuple Kurde dont le respect des droits est au cœur d’une solution pour la paix au Moyen-Orient.

ll y a urgence à ce que le gouvernement français agisse pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine, reconnaissance souhaitée par une immense majorité au sein de l’Assemblée Nationale.

Les mêmes solutions doivent prévaloir au Yémen pour obtenir l’arrêt des bombardements par l’Arabie Saoudite à laquelle la France vend des armes.

Notre solidarité avec toutes les victimes ne nous conduira jamais à passer sous silence la responsabilité de ceux qui ont armé Daesh et ses alliés, directement ou indirectement, ni de ceux – dont la coalition dirigée par les USA et la Grande Bretagne qui a envahi l’Irak en violation du Droit international – qui ont contribué par leurs guerres à mettre le Moyen-Orient à feu et à sang et sont responsables de la situation de chaos que connaît cette région.

Notre solidarité va vers toutes les victimes de ces guerres et aux réfugiés dont nous demandons que l’Europe et la France les accueillent avec humanité, conformément aux règles de base du droit international humanitaire.

Le Mouvement de la Paix
Saint-Ouen, le 27 octobre 2016

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2 pensees sur “Halte aux bombardements à Alep, au Yémen ou à Mossoul

  1. Un point de blocage de cette horrible affaire est la personnalité du B. al Assad, que l’on continue de diaboliser en occident. Ainsi ce président élu d’une république laïque ne fait-il pas partie de la solution politique qu’accepteraient nos alliés « contre le terrorisme ». Ainsi sommes-nous encore alliés aux dictatures saoudienne, qatari ou turque qui toutes ont aidé, et aident sans doute encore, les troupes issues d’al Qaïda.
    Le quasi-silence du Quai d’Orsay et de l’Élysée sur la guerre au Yémen est compréhensible, la France étant discrètement impliquée dans le soutien de la coalition « arabe » aux côtés de nos alliés américains et britanniques, tout en aidant clandestinement des rebelles islamistes dans le conflit syrien en coordination avec les principaux services secrets occidentaux et proche-orientaux. Parallèlement, la reconquête de Mossoul par les forces locales et les puissances de l’OTAN a été lancée le 16 octobre, l’ONU craignant « une crise humanitaire sans précédent » et de lourdes pertes humaines au sein de la population. Ces risques ne dissuadent aucunement l’État français d’engager notre armée dans ces opérations en Irak, tout en dénonçant des bombardements à Alep-Est qui ont pourtant le même objectif qu’à Mossoul : libérer une grande métropole d’une force d’occupation islamiste.
    Source: http://maximechaix.info/

  2. comment ne pas être pour la paix ???
    L’ETRE HUMAIN A PERDU LA RAISON
    la seule chose dont notre planète a besoin c’est de l’AMOUR

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