Béziers (34) : Malgré le covid-19 et malgré la chaleur


Oui, malgré ces difficultés nous avons fait ce dimanche 9 août notre traditionnelle Marche de Paix comme nous le faisons chaque année depuis 2000. C’était donc la 21ème édition. Nous avons pu être accueillis vers 10 h par Mme Gisbert et M. Vivancos qui nous ont proposé un meilleur endroit que celui que nous avions prévu pour le pique-nique.

Par ailleurs nous nous en sommes tenus au programme qui était le nôtre. Il y aura pas loin d’une quarantaine de personnes à participer à tout ou partie de notre initiative du jour. Il y a quelques têtes nouvelles la plupart ne nous sont toutefois pas inconnues, même avec leurs masques de protection contre le coronavirus.

Une présentation de la commune de Capestang permet à ceux qui les ignoraient de prendre connaissance des événements qu’a vécus le village lors du Coup d’Etat de 1851. Puis en route pour un circuit qui va nous amener au pont de Saïsse. Le matin des entrées maritimes avaient fait que le ciel était voilé mais ça ne durera pas.
Nous voilà au bord du Canal du Midi où des explications sont données sur cette réalisation classée au patrimoine mondial de l’humanité. On va rentrer dans les rues qui sont à l’ombre. Celle-ci est la bienvenue.

On passe sur la place des Martyrs. C’est qu’un deuxième événement historique marque Capestang. Il s’agit du drame de Fontjun qui a fait cinq morts sur le terrain le 6 juin 1944 et dix-huit le lendemain, fusillés à Béziers au Champ de Mars. En représailles de cette affaire de Fontjun, l’armée allemande effectuera une rafle qui a lieu le 9 juin et verra la déportation de 179 habitants de la commune ayant entre 18 et 40 ans.
La stèle commémorative de cette rafle n’est pas accessible en raison du marché. Nous allons rallier la mairie où auront lieu les prises de parole. Un crochet avant d’y arriver va nous permettre de voir la maison de Jean Pech, victime de la répression qui s’est abattue sur les Républicains de Capestang qui s’étaient opposés au Coup d’Etat de Napoléon III.
Nous voilà sur le petit perron de l’entrée de l’hôtel de ville. Raymond Cubells rappelle ce qui nous motive, la condamnation des armes nucléaires qui ont anéanti Hiroshima et Nagasaki et dont la prolifération et la modernisation aujourd’hui ont quelque chose d’inquiétant. Les dépenses pour les œuvres de mort font cruellement défaut pour les œuvres de vie et présentement dans la lutte contre le coronavirus. Il demande que soit ratifié le TIAN adopté par l’ONU, notre revendication majeure au cours de notre manifestation du jour anniversaire du bombardement de Nagasaki. Il ajoute que les municipalités qui ont la responsabilité de la sécurité ont leur place dans les villes de paix et remercie celle de Capestang pour l’accueil fait à l’édition 2020 de la Marche de la Paix.

Mme Sylvie Gisbert se félicite du choix de sa commune pour cette initiative et espère que celle-ci aura l’impact escompté.

Lui succède Robert Renau au nom de l’ADEP, une association d’amitié franco-vietnamienne laquelle a décidé de participer à notre Marche de la Paix. Il donne des précisions sur la lutte engagée par l’ADEP contre l’agent orange dont on commémore chaque année le 10 août la première utilisation. Il indique les formes que prend ce combat qui fait encore des victimes soit par ce qui reste encore du produit épandu soit par les suites génétiques dont souffrent des Vietnamiens.

Nous prenons congé des élus qui nous ont accueillis et nous rejoignons le terrain de camping qui nous a été indiqué pour notre pique-nique. Celui-ci sera précédé de l’habituel apéritif en pareilles circonstances. Ah, il y a moins de monde qu’à l’accoutumée pour notre repas tiré du sac. C’est qu’il a fallu faire face à une situation un peu exceptionnelle.

Ceci étant nous avons eu de la satisfaction avec cette édition 2020 de notre Marche de la Paix. Elle ressemblait assez à certaines précédentes même si chacune d’elles a ses caractéristiques propres…

Jacques Cros
Crédit photos Marianne Perrot

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