8 mars 2026 – Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
Ce 8 mars 2026, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Mouvement de la Paix, signataire de l’appel unitaire à la grève féministe (grevefeministe.fr), appelle à participer massivement aux mobilisations organisées partout en France à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Alors que nous entrons dans le deuxième quart du XXIe siècle, aucune nation n’a encore comblé les inégalités juridiques entre les femmes et les hommes. En 2026, à l’échelle mondiale, les femmes ne bénéficient encore que de 64 % des droits juridiques reconnus aux hommes. Comme le rappelle ONU Femmes, l’égalité réelle reste un horizon à conquérir.
Le thème international porté par ONU Femmes, « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles », résonne avec une urgence particulière : celle de défendre les droits acquis, de conquérir ceux qui manquent encore, et d’agir pour transformer un monde traversé par les guerres, la militarisation et la montée des extrêmes droites.
Les droits des femmes menacés par la guerre et le militarisme
Partout où la guerre sévit, les droits des femmes reculent.
Le corps des femmes est utilisé comme arme de guerre. Les viols, les mutilations, les déplacements forcés, la famine frappent d’abord les femmes et les enfants.
À Gaza, au Soudan, en République démocratique du Congo, en Ukraine, en Iran, au Venezuela, au Rojava, les femmes résistent, organisent la solidarité, défendent la vie. Elles sont les premières victimes des conflits, mais aussi les premières artisanes de paix.
Le Mouvement de la Paix réaffirme :
La guerre est une négation de tous les droits humains.
Elle nourrit l’obscurantisme, renforce les dominations patriarcales, légitime la violence et ouvre la voie aux régressions sociales.
Nos récents communiqués sur les risques nucléaires, sur la situation au Venezuela, sur la répression en Iran, sur l’avenir du Rojava, rappellent combien la militarisation du monde constitue une menace globale pour les droits humains et pour l’égalité.
Nous exigeons :
- la fin des guerres et l’ouverture immédiate de négociations sous l’égide de la Charte des Nations Unies,
- le respect du droit international,
- l’interdiction et l’élimination des armes nucléaires,
- la réorientation des dépenses militaires vers les politiques publiques d’égalité, d’éducation, de santé et de solidarité.
L’offensive réactionnaire et masculiniste
En France comme ailleurs, les droits des femmes sont attaqués.
Le dernier rapport du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes alerte sur la progression inquiétante du sexisme, notamment chez les jeunes générations, et sur la banalisation des discours masculinistes.
Partout où l’extrême droite progresse, les droits des femmes reculent. Les lobbies masculinistes exaltent la virilité guerrière, rêvent d’un ordre patriarcal renforcé, réduisent les femmes à une fonction reproductive ou domestique.
Des femmes engagées sont ciblées, menacées, attaquées pour leurs prises de position :
- Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, régulièrement visée pour son engagement féministe et social ;
- Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés, attaquée pour son travail en défense du droit international.
Ces attaques ne sont pas isolées : elles s’inscrivent dans une stratégie globale de délégitimation des femmes qui parlent, enquêtent, dirigent, dénoncent.
Nous affirmons notre solidarité avec toutes celles qui subissent intimidations, campagnes de haine ou répression pour avoir défendu les droits humains et la paix.
Pour une économie de paix et de justice
Nous refusons que les budgets publics soient aspirés par l’économie de guerre pendant que les services publics se délitent.
Nous voulons :
- des moyens massifs pour lutter contre les violences faites aux femmes,
- l’effectivité du droit à l’avortement et à la contraception,
- une éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle,
- une éducation à la paix,
- la fin de la précarité qui frappe massivement les femmes.
Nous saluons l’action de la Fondation des Femmes, qui mobilise des ressources pour soutenir les associations de terrain, et nous appelons au renforcement des financements publics pérennes pour les structures féministes.
Comme le disait Albert Jacquard :
« La paix n’est pas seulement l’absence de guerre, c’est la construction permanente de l’humanité. »
Cette construction implique la pleine participation des femmes dans toutes les sphères de la société.
Le 8 mars 2026 : grève féministe, grève pour la paix
Le Mouvement de la Paix appelle à participer massivement à la grève féministe du 8 mars 2026.
Parce que :
- sans droits des femmes, il n’y a pas de démocratie véritable,
- sans justice sociale, il n’y a pas de paix durable,
- sans désarmement, il n’y a pas de sécurité humaine.
Nous appelons :
- à la soro-fraternité,
- à la coopération internationale,
- au renforcement du multilatéralisme,
- au respect strict de la Charte des Nations Unies.
Ce 8 mars 2026, réaffirmons ensemble que
la paix, les droits et la justice sont indissociables.
Pour un monde libéré des guerres, des violences patriarcales et des armes nucléaires.
Pour un monde de solidarité, d’égalité et de dignité.
Le Mouvement de la Paix
Saint-Ouen, le 1er mars 2026