Le Mouvement de la Paix appelle à contribuer au succès de la Journée internationale pour les droits des femmes

Le Mouvement de la paix rassemble et agit pour une construction de la paix basée sur la réalisation pleine et entière de tous les droits humains à travers la mise en œuvre d’une culture de la paix et de la non-violence telle que définie par les Nations Unies.

Les résolutions des Nations Unies définissent la culture de la paix comme « un ensemble de valeurs, d’attitudes, de comportements et de modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les États » et soulignent que la culture de la paix  nécessite pour sa mise en œuvre « la pleine participation des femmes dans la prise de décision économique, sociale et politique, l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes, par l’appui et l’aide aux femmes qui se retrouvent dans le besoin ».

Il est vrai que les femmes sont souvent les premières à percevoir une montée des tensions susceptible de dégénérer en violence. Elles sont également les premières à subir toutes les formes de  violences, depuis les violences domestiques jusqu’au viol comme arme de guerre.  Lors et après les conflits elles sont les premières à intervenir et à assurer les charges les plus lourdes en matière de soins aux familles et de réparation des économies détruites. 

Pourtant, les femmes du monde entier restent majoritairement exclues des processus politiques et de paix, en raison de lois discriminatoires, de stéréotypes sociaux et/ou d’obstacles institutionnels.

Dans de nombreux pays elles doivent lutter contre la remise en cause de droits acquis en particulier le droit à d’avortement. Dans d’autres pays c’est pour acquérir ces droits. Ailleurs, ce sont des luttes pour la survie et contre les féminicides. Enfin les réfugiées qui fuient les guerres et la misère subissent souvent des doubles violences, en tant que femmes et en tant que réfugiées.

Mais, heureusement, partout dans le monde, du Soudan au Chili en passant par l’Espagne, la France, l’Algérie ou l’Inde….. les femmes luttent pour l’égalité, contre les discriminations et pour leurs droits. Nous sommes à leurs côtés.

Le Mouvement de la Paix, ses militantes et militants, en 2020 comme tous les ans, apportent leur soutien à toutes les luttes émancipatrices des femmes et participeront pleinement au succès des initiatives qui se développeront dans le cadre de la Journée internationale pour les droits des femmes 2020, y inclus à travers son exposition « Femmes ambassadrices de paix ».

Paris, le 6 mars 2020
Le Mouvement de la Paix


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Le Mouvement de la Paix appelle à développer la campagne mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Tant que les femmes et les filles – qui forment la moitié de la population de la planète – ne vivront pas à l’abri de la peur, de la violence, de l’insécurité quotidienne, il nous sera impossible de prétendre vivre dans un monde de justice, de solidarité, d’égalité et de Paix comme nous y invite la résolution de l’ONU en faveur d’une culture de paix et de non-violence.

Les chiffres alarmants mentionnés ci-après montrent à l’évidence que la violence à l’encontre des femmes est un obstacle majeur à la promotion d’une culture de paix et de non-violence.

Par ailleurs, les situations de conflits, de guerres, de migrations forcées, favorisent le développement de telles violences.

Les femmes ont joué et jouent toujours un rôle crucial en faveur de la paix partout dans le monde et comme le rappelle la résolution de l’ONU sur la culture de paix qui prévoit que celle-ci nécessite d’ «assurer l’égalité entre les femmes et les hommes par la pleine participation des femmes dans la prise de décision économique, sociale et politique, par l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes, par l’appui et l’aide aux femmes qui se retrouvent dans le besoin…», ainsi que la résolution 1325 (2000) concernant le droit des femmes, la paix et la sécurité – adoptée à l’unanimité le 31 octobre 2000 par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans sa 4213e séance.

C’est pourquoi, Le Mouvement de la Paix a pris, depuis plusieurs années, en référence à la culture de paix, l’initiative de faire connaître et promouvoir le rôle des femmes en faveur de la paix, à travers une exposition « Femmes Ambassadrices de Paix » qui entend rendre visible et lisible l’action de ces femmes ambassadrices de paix qu’elles soient célèbres ou pas.

C’est dans cette logique que Le Mouvement de la Paix appelle l’ensemble de ses ami.e.s à participer à l’initiative mondiale #orangeday le 25 de chaque mois et particulièrement le 25 novembre 2019 à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Le Mouvement de la Paix appelle à participer à ces actions en portant des vêtements ou des accessoires de couleur orange pour manifester notre adhésion à cette campagne internationale.

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Des chiffres inadmissibles et révoltants (source ONU)

  • 35% des femmes dans le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime ou des violences sexuelles de la part d’une autre personne (sans compter le harcèlement sexuel) à un moment donné dans leur vie.
  • Seulement 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé.
    Près de 750 millions de femmes et de filles dans le monde étaient mariées avant leur 18e anniversaire.
  • Plus de 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine.
  • 1 femme sur 2 tuées dans le monde a été assassinée par son partenaire ou sa famille en 2012 ; alors que seulement 1 homme sur 20 a été tué dans des circonstances similaires.
  • 71% de toutes les victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, trois quarts d’entre elles sont exploitées sexuellement.


A Paris, le 22/10/2019

Le Mouvement de la Paix

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Un événement réussi au Poët-Laval, village de Paix

Retour sur la Journée internationale des droits des femmes

Le vendredi 8 mars 2019, la mairie du Poët-Laval a voulu donner rendez-vous à toutes et à tous pour la Journée internationale des droits des femmes, qu’elle a voulu célébrer dans le cadre de son engagement pour la Paix.

Deux événements étaient proposés :

1 / une rencontre débat, dans la salle du conseil municipal, sur le thème « la vie des femmes vues par une sage femme », animée par Sylvaine Musial – sage femme – et Edith Tartar Goddet – psychosociologue, de 18 à 20h.

Sylvaine Musial a présenté les rôles de la sage femme dont l’activité dépasse largement le suivi des grossesses. Elle accompagne les femmes tout au long de leurs vies et reçoit des patientes de 15 à 85 ans.

Elle axe d’abord son propos sur les changements que la femme traverse puis sur le consentement qui est la base des relations de qualité dans le couple ; le consentement étant entendu dans toutes ses dimensions. C’est d’ailleurs sur ce thème que les différents groupes ont réfléchi sur différents textes, affichettes, dessins, déclarations…

Edith Tartar Goddet a abordé quant à elle la question des violences faites aux femmes sous différents angles, dont l’angle juridique. La criminalisation du viol date de 1980 alors qu’il a fallu que les femmes mariées attendent l’année 2006 pour que le viol soit reconnu comme une infraction pénale dans le couple. Si la parole des femmes se libère, si elles sont de plus en plus nombreuses à porter plainte en cas de violences, ce n’est pas toujours facile de quitter un compagnon violent faute d’aides et de structures d’accueil.

Les participant.e.s ont apprécié ce temps de réflexion, d’écoute et de prise de parole libre.

Une cinquantaine de personnes étaient présentes et ont joué le jeu des échanges en petits groupes, heureuses de ce temps de réflexion, de parole libre et d’écoute.

2 / Une invitation de l’association Zafou’Rire à participer à une soirée spectacle avec le groupe Evasion dans la salle des fêtes à 21h.
Nombreuses et nombreux ont répondu à cette proposition.

La salle des fêtes étaient pleine pour accueillir les 5 chanteuses du groupe dont le répertoire (essentiellement celui d’Anne Sylvestre) a dit “les révoltes des femmes, avec humour, controverses, douleurs, joies, humanité ; un répertoire aux textes ciselés de « la dame qui chante », Evasion, qui constitue l’âme du groupe : le chant à capella et polyphonique qui souligne d’une touche délicate, la finesse de l’écriture. Un concert comme un coeur battant où cinq femmes s’emparent de l’oeuvre d’une seule. Un récital drôle et inattendu, sensible, touchant, hors des chemins balisés et routes goudronnées”. Les voix des chanteuses ont enchanté et ému les auditrices et auditeurs. Moment privilégié.

Françoise Brès, adjointe, mairie de Le Poët-Laval.

 




En ce 8 mars 2019, le Mouvement de la Paix s’associe aux luttes des femmes œuvrant pour leurs droits

Les femmes sont parmi les plus précaires, ce sont elles qui touchent les plus petites retraites, le temps partiel est le plus souvent occupé par des femmes. A travail égal, elles ont des salaires moins importants. Le référent familial dans les familles monoparentales est souvent une femme.

Or, il ne peut pas y avoir construction de la paix sans l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Il faut donc appliquer la Résolution 53/243 des Nations Unies (1999) relative à la culture de la paix d’assurer l’égalité entre les femmes et les hommes.

Les femmes sont encore les premières victimes de toutes les formes de violences. Lors des conflits armés, elles disposent souvent de moins de moyens pour se protéger. Avec les enfants, elles constituent généralement la majorité des populations réfugiées ou déplacées. Elles sont la cible récurrente de tactiques guerrières basées sur le viol comme arme de guerre. Elles sont le plus souvent tenues à l’écart des négociations de paix, bien qu’elles soient à la tête de mouvements pacifiques et à l’origine du relèvement communautaire à l‘issue des conflits. Exclues des processus de reconstruction, les femmes ont moins de chances de reprendre une vie normale, d’obtenir justice pour les violations de leurs droits fondamentaux et de contribuer à la réforme des lois et des institutions publiques.

Malgré les différentes déclarations et lois sur l’égalité femme-homme, à commencer par la Constitution de 1958 « garantissant à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme », malgré celles plus récentes sur la parité, alors que les femmes n’occupent toujours que 25,6% des sièges des parlements nationaux. Malgré le taux de scolarisation des filles dans l’enseignement supérieur qui dépasse celui des garçons, la conduite des affaires publiques et notamment tout ce qui touche à la sécurité est l’affaire des hommes avec souvent, une vision moins apaisée des relations humaines. Un champ d’action immense s’ouvre aux luttes des femmes appelées à prendre une place originale avec les hommes dans les instances gouvernementales, et notamment dans les préventions et règlement de conflits.

Notre solidarité va plus particulièrement aux femmes victimes de violences sexistes, sexuelles et conjugales. Aujourd’hui, une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son partenaire ou ex-partenaire. Pour 2019, au 3 mars, 30 femmes sont mortes assassinées par leur partenaire ou ex-partenaire. En 2017, 130 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire intime “officiel” (conjoint, concubin, pacsé ou « ex ») ou non officiel (petits-amis, amants, relations épisodiques…). Et l’on ne peut pas faire l’impasse de l’impact que cela engendre sur l’enfant. En effet, l’enfant est enfin considéré comme co-victime des violences au sein du couple. 143 000 enfants vivent dans un foyer ou une femme a déclaré des violences physiques et sexuelles. 25 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple. Cette régression sociale touche de plein fouet les femmes.

Enfin, Le Mouvement de la Paix se réjouit du prix Nobel de la paix 2018 attribué au docteur Denis Mukwege pour son travail auprès des femmes victimes de viols en République démocratique du Congo.

Pour lutter contre toutes ces violences sexistes, sexuelles et conjugales, pour la défense et la promotion des droits des femmes, Le Mouvement de la Paix s’associe à l’initiative organisée par les associations féministes de se rassembler ce vendredi 8 mars 2019, Place de la République à Paris, à 15h40, heure à partir de laquelle les femmes ne sont plus payées, du fait des inégalités professionnelles et salariales.

A Paris, le 7 mars 2019
Le Mouvement de la Paix




24 et 25 novembre 2018, le Mouvement de la Paix appelle à contribuer au succès de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes

Le Mouvement de la Paix soutient toutes les marches et manifestations contre les violences sexistes et sexuelles, organisées à l’appel des 600 femmes, et avec l’appui de millions d’autres victimes de violences, un an après l’affaire Weinstein.

Ces marches dénoncent l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde.

Les prises de parole des femmes, qui commencent enfin à ne plus être étouffées, croissent et mettent en évidence l’ampleur de ces violations des droits. Au cours des dernières années, grâce à des campagnes telles que #MeToo, #TimesUp, #Niunamenos, #NotOneMore, #BalanceTonPorc, la voix des victimes et des militantes a mis au grand jour les viols, les harcèlements sexuels, les coups reçus par de nombreuses femmes réduites au silence jusqu’ici. Elles font apparaître les inégalités sociales, économiques, culturelles dont les femmes sont victimes dans le monde. Sans oublier les souffrances infligées aux femmes lors des conflits armés, faisant d’elles leurs premières victimes, le viol, étant utilisé de plus en plus comme arme de guerre et trop souvent impuni.

Cette violence a donc des répercussions sur les objectifs de progrès tels que l’éradication de la pauvreté, la paix et la sécurité, l’hygiène et la santé (notamment : lutte contre le VIH/Sida, inégalité d’accès à des toilettes pour les femmes, dont la journée des toilettes est fixée au 19 novembre).

La violence à l’égard des femmes et des filles n’est pas inévitable. Si des programmes-cadres tels que les objectifs de développement durable (ODD) – qui tendent à éliminer la violence faite aux femmes et aux filles – sont porteurs d’espoir, ils ne disposent pas de moyens suffisants pour pouvoir réellement transformer la vie des femmes et des filles. Les Nations Unies ont un budget environ 200 fois moins important que les dépenses militaires en 2017.

Si la lutte contre les violences est une première priorité, la réalisation pleine et entière de l’égalité femme/homme a été fixée comme un objectif majeur pour la construction de la paix au plan mondial par le programme culture de la paix des Nations Unies qui appelle à l’action citoyenne pour  « assurer l’égalité entre les hommes et les femmes par la pleine participation des femmes dans la prise de décision économique, sociale et politique, par l’élimination de toutes formes de discrimination et de violence contre les femmes, par l’appui et l’aide aux femmes qui se retrouvent dans le besoin ».

C’est pourquoi le Mouvement de la Paix, dans le cadre de sa lutte pour l’application des domaines d’action de la Culture de la paix et des 17 ODD des Nations Unies, soutient cette Journée et dénonce toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes. Il appelle aux marches du 24 novembre et mobilisations du 25 contre les violences sexistes et sexuelles pour « faire cesser l’impunité ».  

A Paris, le 21 novembre 2018

Le Mouvement de la Paix

 

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Journée internationale des droits des femmes

En ce 8 mars 2018, le Mouvement de la Paix s’associe à toutes les luttes des femmes dans le monde œuvrant pour le respect de leurs droits.

Il ne peut pas y avoir construction de la paix sans l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Il faut donc appliquer le quatrième domaine d’action pour promouvoir la culture de la paix et de la non-violence, émanant de la Résolution 53/243 des Nations Unies (1999), qui est d’ « assurer l’égalité entre les femmes et les hommes ».

Or, dans le monde, persistent trop d’inégalités et on assiste même à une fragilisation des acquis, à des tentatives de remise en cause de certains des droits des femmes (très visibles notamment aux USA, en Russie, en Pologne) et à une augmentation des châtiments publics infligés à des femmes dans certains pays.

Les femmes sont encore les premières victimes de toutes les formes de violences : lors des conflits armés, violences conjugales, violences sexistes et violences sociales. La régression sociale touche de plein fouet les femmes.

Alors qu’au niveau mondial, depuis 2002, le taux de scolarisation des filles dans l’enseignement supérieur a dépassé celui des garçons, la conduite des affaires publiques et particulièrement ce qui touche à la « sécurité » est affaire des hommes.  La vision guerrière des relations humaines, de domination du genre masculin sur le genre féminin, de domination d’un pays armé sur un pays moins armé doit être bannie.

Notre solidarité va plus particulièrement à toutes celles qui luttent et souffrent sur leur sol dans un pays en guerre, Palestiniennes, Syriennes et femmes kurdes, et aux réfugiées qui ont dû fuir leur pays d’origine, et à toutes celles qui luttent pour le simple respect de leurs droits dans le monde.

A Saint-Ouen, le 8 mars 2018

Le Mouvement de la Paix

 

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24 heures d’action solidaire féministe autour du Monde pour la Paix, contre la guerre

POUR LA PAIX, CONTRE LA GUERRE
Appel à 24 heures d’action solidaire féministe autour du Monde

Le samedi 3 juin de 12h à 13h, rejoins-nous dans une action solidaire pour la Paix à travers le monde. Tu peux manifester, écrire un message…ou tout simplement prendre une photo ou faire une vidéo et la mettre dans notre site facebook

https://www.facebook.com/marchemondialedesfemmes/

Et nous l’envoyer sur notre courrier électronique : info@marchemondiale.org

 
Etre femme, c’est vivre constamment en état de guerre. Nous avons répété cette phrase lors de notre 4ème action internationale en 2015 en expliquant le contexte dans lequel nous vivons, chez nous, sur nos communautés et territoires. Lors de notre 10ème Rencontre internationale à Maputo en octobre 2016, nous étions toutes d’accord sur le fait que la violence et le terrorisme se répandent dans le monde à pas de géants. Partout, l‘offensive conservatrice et la militarisation de la vie quotidienne des femmes sont devenues une tendance habituelle.
Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les femmes subissent les effets et les conséquences de l’occupation des territoires par les régimes impérialistes coloniaux qui soumettent les peuples à des conditions infrahumaines, la criminalisation, et pratiquent les assassinats et des emprisonnements traumatisants que le reste du monde contemple en silence. C’est cela une guerre.
 
Nous assistons à la montée de gouvernements d’extrême droite et populistes de droite dans bien des pays de la planète, qui imposent un recul des droits acquis pendant des dizaines d’années de luttes populaires pour la justice, la liberté et l’égalité. D’un côté ils appellent à l’intolérance, la haine et la guerre contre les minorités, les personnes migrantes, les noires, les indigènes, les anticonformistes. Et de l’autre, ces gouvernements imposent des programmes néolibéraux bien plus radicaux qui défendent les intérêts des multinationales qui ont soutenu leurs campagnes électorales.
 
Nous faisons face à de nouvelles formes de colonialisme, où les gouvernements, de connivence avec les multinationales, envahissent des pays en Afrique, Asie et Amérique latine au nom des investissements directs et de l’aide au développement. Ils manipulent les gouvernements nationaux dont ils ont financé l’élection en utilisant les mécanismes de l’aide et sous les auspices des Accords de libre échange et des politiques néolibérales. Ils accaparent les terres, dépouillent et déplacent des familles et communautés entières, les privant de leurs moyens de gagner leurs vies et de toutes les ressources naturelles nécessaires à la vie.  Dans ce contexte, les communautés ont à endurer une extrême pauvreté, la violence et la peur pour leur présent et leur futur. Les femmes en paient le prix fort et luttent pour garantir des moyens de subsistance à leurs familles. Elles sont exploitées dans des travaux non rémunérés et finissent souvent dans la prostitution, le mariage précoce ou forcé et leur avenir est bouché.
 
La militarisation de nos vies quotidiennes s’est banalisée dans le monde entier. Les grandes puissances produisent des armes et les vendent aux pays dans lesquels elles ont des intérêts économiques solides. Les pays africains sont leurs marchés favoris, en particulier ceux d’Afrique occidentale et d’autres pays comme la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Côte d’ivoire et le Mozambique. Elles créent des dettes en fournissant des armes aux gouvernements nationaux et aux groupes rebelles, qui à leur tour sèment les guerres civiles et les attaques terroristes sur tout le territoire.
 
Pendant que les peuples luttent les uns contre les autres, les multinationales intensifient leurs opérations d’extraction de matières premières et elles récupèrent le peu d’impôts qu’elles paient sous forme de remboursement de la dette. Dans cette situation, les gouvernements nationaux n’ont plus la capacité d’offrir des services de base tels que la santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement, le logement, le transport public, il n’y a plus de place pour la construction d’espaces démocratiques. Les violations des droits des femmes augmentent ainsi que la criminalité en général, lorsque les systèmes judiciaires ne défendent et ne protègent que les intérêts des élites politiques et garantissent l’impunité des multinationales. C’est une forme de guerre.
 
La démocratie a été bafouée et n’a pas permis que des élections justes soient organisées. Au contraire, des gouvernements dictatoriaux restent au pouvoir pendant de longues années. Les droits constitutionnels et les lois sont manipulées et varient en fonction des intérêts d’élites minoritaires. Nous avons été témoins d’arrestations et d’assassinats de militant-es politiques, de la fermeture de leurs organisations en Turquie, au Burundi et dans bien d’autres parties du monde. Les institutions régionales et mondiales n’ont pas pu assurer de médiation dans les conflits ni exiger que des comptes soient rendus. Au contraire, elles légitiment ces dictatures.
 
Ces milliers de personnes se voient obligées d’émigrer. Nous vivons une période historique marquée par la mobilité des personnes à la recherche d’un endroit sûr pour elles et la vie de leur famille. L’Afrique est le continent qui reçoit le plus grand nombre de migrants, enfants, femmes et hommes qui se déplacent des zones rurales vers les villes, d’un pays à l’autre.
 
Des milliers de migrants africains et du Moyen Orient meurent en mer Méditerranée dans leur tentative de rejoindre l’Europe pour sauver leurs vies, échapper à la brutalité causée par les guerres, la faim et les persécutions réalisées par les mêmes forces capitalistes mentionnées précédemment. Les personnes migrantes vivent dans des conditions très vulnérables et font face à toutes sortes de discrimination : leur citoyenneté n’est pas reconnue, elles n’ont pas accès à l’emploi, elles ne peuvent pas vivre avec leurs familles, elles sont exposés à la faim, aux maladies et bien d’autres fléaux.  Ce sont des êtres humains qui ont des savoirs, des cultures, des valeurs et ont un rôle à jouer dans le processus de construction d’un monde meilleur pour tous.
 
Nous, militantes de la Marche Mondiale des Femmes, appelons toutes les militantes, camarades et amies du monde entier à se joindre à nous en une action solidaire pour la paix le samedi 3 juin, de 12 h à 13 h. Postez vos messages et vos photos sur notre page Facebook :
 
Postez vos messages/revendications de paix, contre la guerre, pour les droits des migrantes,
pour les femmes qui vivent en territoires occupés, pour les peuples affectés par les multinationales…
 
 
Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche !



Comité de Marseille : une pièce de théâtre pour “Les femmes du Sud”

Le Comité de Marseille est partenaire de la pièce de théâtre “Les femmes du sud” et a l’opportunité de le présenter en Avignon, au théâtre de La Rotonde du 8 au 18 juillet à 16h05. Ariane Ascaride, marraine du lieu sera également présente lors du débat organisé à l’issue du spectacle. Pour monter ce beau projet, elles font appel au financement participatif via une plate-forme sécurisée et dédiée aux initiatives culturelles.

Durée 1h

Programmation : tous les jours du 8 au 18 juillet 2016 à 16h05 au Théâtre de la Rotonde à Avignon relâche le 13 juillet.

Débats organisés à l’issue du spectacle, à 18h30 dans le jardin du théâtre de la Rotonde :

  • Le 11 juillet: “Quelle place à l’artiste dans une société dite émancipée ?” Avec Catherine Lecoq, Danielle Stéfan, Ricardo Monserrat, Eclosion 13, H/F Paca et la fédération Cgt du spectacle
  • Le 14 juillet: “L’art, la culture, la Paix, se déclinent aussi au féminin” avec Ariane Ascaride et Catherine Lecoq le comité du mouvement de la Paix des cheminots-es et le mouvement de la Paix Paca
  • Le 18 juillet: “le travail au féminin” avec Catherine Lecoq et des associations et collectifs de défense du droit des femmes et le collectif mixité Cgt (infos à venir)

La Page Facebook : https://www.facebook.com/LesFemmesduSud/

Pour le financement participatif : http://beta.proarti.fr/collect/project/les-femmes-du-sud-en-avignon/0

"La pièce a été créée le 15 mai 2015 et jouée plusieurs fois devant un public enthousiaste : ce super accueil nous a donné envie de faire rayonner et de partager le message de ces femmes, pour redonner de l'espoir, du souffle, l'envie de porter haut et fort que le plus important ce sont les gens heureux ! "

“La pièce a été créée le 15 mai 2015 et jouée plusieurs fois devant un public enthousiaste : ce super accueil nous a donné envie de faire rayonner et de partager le message de ces femmes, pour redonner de l’espoir, du souffle, l’envie de porter haut et fort que le plus important ce sont les gens heureux ! “

 




8 mars 2016 : Les femmes ambassadrices de paix

Journée 8 marsLe Mouvement de la Paix s’attache à favoriser l’épanouissement d’une culture de la paix et de la non-violence qui est liée de façon intrinsèque à l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes grâce à leur autonomisation et une représentation équitable à tous les niveaux de la prise des décisions.

Le Mouvement de la Paix souligne que les résolutions des Nations Unies sur la culture de la paix appellent « à assurer l’égalité entre les femmes et les hommes dans la prise des décisions économiques sociales et politiques, par l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes, à fournir un appui et une aide aux femmes qui sont victimes de toutes les formes de violence y compris dans la famille, sur le travail et tout particulièrement dans les conflits armés ».

A cet égard, le Mouvement de la Paix appelle tous les Etats de l’Union Européenne à remplir leurs obligations internationales pour ce qui concerne l’accueil et l’aide aux réfugiés(iées), mais aussi à agir pour la résolution pacifique des conflits et pour un monde de justice et de paix permettant la réalisation des droits légitimes des femmes sur tous les continents.

A l’occasion du 8 Mars, le Mouvement  de la Paix a élaboré une exposition intitulée « Femmes Ambassadrices de Paix * » pour rendre hommage à toutes les femmes célèbres ou non qui ont agi pour un monde de paix. Cette exposition sera visible dans de nombreuses villes, en particulier dans le cadre des initiatives accompagnant la journée internationale pour les droits des femmes, initiatives qui contribuent au développement d’une culture de la paix.

Le Mouvement de la Paix

Le 7 mars 2016

* Contact pour avoir un exemplaire de cette exposition :
Siège national du Mouvement de la Paix

9 rue Dulcie September
93400 Saint-Ouen
Tel : 01 40 12 09 12
Courriel : national@mvtpaix.org