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Il est un peu tôt pour crier victoire, mais après deux ans de négociations difficiles, un texte a été produit, le 19 septembre, ponctuant les travaux du groupe de six pays au sujet de la bombe atomique nord-coréenne.
L'objectif de ces discussions est à terme de "parvenir à un large programme sur le démantèlement des capacités nucléaires de Pyongyang, le retour du pays au sein du Traité de non-prolifération et de l'Agence internationale de l'énergie atomique", et même des pourparlers sur un traité de paix, contre des concessions économiques et commerciales.
Un accord semblait en effet être intervenu par lequel la DPRK s'engageait à renoncer à l'utilisation de ses capacités nucléaires à des fins militaires en échange de la livraison d'un réacteur à eau légère "en temps opportun". Mais, l'interprétation divergente du texte a fait déchanter rapidement les parties, Washington précisant que cette expression signifiait : "après le démantèlement des armes et sites nucléaires nord-coréens", tandis que Pyongyang annonçait que "les Etats-Unis ne devaient pas même rêver à un démantèlement de leurs capacités nucléaires avant d'avoir reçu un nouveau réacteur de puissance".
En 1994, après ses promesses à la communauté internationale, la Corée du Nord s'était engagée avec le réseau pakistanais clandestin d'Abdul Qader Khan dans l'autre voie vers la bombe, celle de l'enrichissement. Le général Musharraf vient de reconnaître les faits, ainsi que la fourniture de centrifugeuses à Pyongyang.
Cependant, la volonté d'aboutir à un accord semble claire entre les parties qui poursuivent les négociations. Les partisans du désarmement nucléaire ne peuvent que s'en réjouir et demander que chacun qu'il soit puissant ou non respecte ses engagements vis-à-vis du Traité de non-prolifération. |
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