Accueil
Nous contacter  
Rechercher
 
 
 
 
     
Le Mouvement
Qui sommes-nous ?
Campagnes
Adhérer
Agenda
Textes de réference
Communiqués
Pétitions
Revue de Presse
Boutique
Créer un comité
Création pour la Paix
Faire un don
Liens utiles
 
Près de chez vous
     
Forum de discussion
 
Sites web locaux
 
 
Accueil > Outils > Planète Paix > Archives > Sommaire n °506> Sommet de l'ONU : L'occasion manquée
 
 
 
  Dossier
 
       
    Sommet de l'ONU : L'occasion manquée  
       
   

Depuis plusieurs semaines, l'attention des médias était braquée sur l'événement que représentait le Sommet mondial de l'ONU, avec la participation de 170 chefs d'Etat et de gouvernement. On y annonçait, à l'occasion du soixantième anniversaire de l'organisation, une réforme de structures et des réponses inédites aux grands problèmes de notre temps. Quelques jours à peine après la clôture de l'Assemblée, c'est un quasi-silence, à se demander si le sommet a eu lieu.

On ne trouve que quelques commentaires désabusés comme "un sommet de la platitude", "l'ONU au sommet de sa réforme", "une réforme de l'organisation indispensable, mais qui s'avère impossible", "un débat de plus, sans réelles perspectives" etc. Il est vrai que la déclaration finale adoptée, "a minima", n'est guère susceptible de créer l'enthousiasme. Il reste que les enjeux posés, lors de la préparation et dans une certaine mesure lors du déroulement du Sommet, demeurent et que l'Organisation des Nations Unies s'y trouve et s'y trouvera de plus en plus confrontée.

Nous avons ces derniers mois dans Planète Paix évoqué les engagements pris en 2000 en faveur du développement, qui concernent des milliards d'êtres humains sur la planète. On sait qu'ils progressent peu, et la réunion de New York ne leur a pas donné beaucoup d'impulsion, car plus sensibilisé s sur des rapports de puissance au sein des structures, tel que le Conseil de Sécurité. Nous sommes déçus, bien sûr, des piètres résultats d'un Sommet qui se voulait historique et dont le rapport présenté par Kofi Annan laissait augurer quelques avancés marquantes au travers l'interdépendance des problèmes de sécurité, de développement, de droits humains. Le "coche a été manqué". Mais au-delà de la déception, ce résultat est révélateur d'une donnée que l'on a tendance parfois à oublier. C'est que les Nations Unies sont d'abord un système entre Etats, lequel reflète inévitablement les contradictions qui existent entre eux et bien entendu les rapports de puissance actuels ou ceux qui se dessinent. La permanence d'une volonté de puissance constitue un sérieux handicap pour le multilatéralisme. Ainsi le forcing exercé par le néo-conservateur John Bolton, ambassadeur des Etats-Unis, avec ses 750 amendements à un texte final déjà âprement débattu, a contribué pour une large mesure à le vider de sa substance, tant dans les engagements sur les Objectifs du Millénaire, que sur les réformes de structures envisageables (Conseil de Sécurité, Conseil Economique et Social, Droits de l'être humain). La pression s'est exercée pour faire prévaloir les orientations unilatéralistes de la politique américaine. Cette volonté de puissance, présente aussi chez d'autres Etats, membres du Conseil de Sécurité ou postulants, a aussi à l'évidence pesé négativement sur les tentatives de réformer les structures, et de fait occulté la réaction aux grands problèmes de notre temps, qui concernent directement les peuples. C'est vers ceux-ci qu'il convient de "redorer le blason de l'ONU". Le cadre des chefs d'Etat est limité par sa nature. Il est important mais non exclusif. Il doit s'accompagner de pressions importantes de la société civile à la fois sur lui et au-delà. Des mobilisations ont commencé à se construire. Des réseaux internationaux se développent en faveur d'une Organisation des Nations Unies en adéquation avec les défis lancés par le XXI e siècle. Ainsi le 11 septembre dernier, 100 000 italiens accompagnés de représentants d'autres pays ont marché entre Pérouse et Assise sur le mot d'ordre : "Bannissons la pauvreté et la guerre. Retrouvons notre ONU. Je le veux. Vous le voulez. Nous le pouvons". S'il est un enseignement positif à tirer de ce Sommet, c'est que le déblocage d'une situation qui peut paraître figée dépend pour une part importante de la mobilisation de la société civile, véritable alliée d'une ONU nouvelle formule.

Jacques Le Dauphin.

 
       
   

 

 
       
       
 
Ça s'est passé !
     
Des outils
La revue Planète Paix
Mensuel pacifiste
     
S'inscrire à Infos-Paix
 


 
 
         
 
|
|
|
|
 

© Le Mouvement de la Paix 139 bd Victor Hugo 93400 Saint-Ouen - Tél : 01-40-12-09-12 / Fax : 01-40-11-57-87 / Mail : national@mvtpaix.org - Site réalisé par Bruno Lefort

Espaņol English