Accueil
Nous contacter  
Rechercher
 
 
 
 
     
Le Mouvement
Qui sommes-nous ?
Campagnes
Adhérer
Agenda
Textes de réference
Communiqués
Pétitions
Revue de Presse
Boutique
Créer un comité
Création pour la Paix
Faire un don
Liens utiles
 
Près de chez vous
     
Forum de discussion
 
Sites web locaux
 
 
Accueil > Outils > Planète Paix > Archives > Sommaire n °505> Opportunité nouvelle pour la paix ?
 
 
 
  Mondialiser la Paix
 
       
    Opportunité nouvelle pour la paix ?  
       
   

Le retrait israélien de la bande de Gaza suscite des réactions contradictoires. Opération piège pour les uns, menée par Ariel Sharon pour se dédouaner vis-à-vis de l'opinion internationale, alors que la colonisation se durcit ailleurs - ou opportunité à saisir pour relancer un processus de paix ? Pour Leïla Shahid , représentant l'autorité palestinienne en France, il faut qu'il y ait un après Gaza, qui pourrait être en septembre une conférence internationale pour une négociation sur la base de la feuille de route. C'est le message que Jacques Chirac aurait dû transmettre à Sharon lors de la visite de celui-ci à Paris le 27 juillet. Le rôle de la communauté internationale sera déterminant pour peser en ce sens.

L'évacuation des colonies de Gaza, prévue pour août 2005, a été proposée par Ariel Sharon en novembre 2004, alors que la santé de Yasser Arafat se dégradait. Face à la situation nouvelle créée par son décès et l'élection de Mahmoud Abbas, le prétexte de l'absence d'interlocuteur invoqué par Sharon était levé. Pour Ariel Sharon "la stratégie de Yasser Arafat était celle du terrorisme et du meurtre. L'élection d'Abou Mazen a ouvert une possibilité" Leila Shahid souligne l'élection démocratique de Mahmoud Abbas et «la maturité de la société palestinienne qui s'est prononcée par un choix démocratique très clair de retour à la négociation politique" .

Dans ce contexte, quelques mesures ont été prises par Israël, desserrant un peu l'étau qui asphyxiait la Palestine, mais rien de fondamental n'a changé pour la population. Si le désengagement de Gaza peut être le début de l'application des accords prévoyant l'autonomie des Territoires palestiniens, on peut craindre une véritable duplicité d'Ariel Sharon puisque les colonies en Cisjordanie s'étendent. La fin de la construction du mur dans Jérusalem est prévue le 1 er septembre, avec pour conséquences la coupure de la ville en deux et une emprise accrue de Israël sur Jérusalem, compromettant les négociations sur le statut futur de la ville.

Le désengagement de Gaza suscite encore d'autres inquiétudes. Ariel Sharon mène l'opération de façon unilatérale, sans dialogue réel avec l'Autorité palestinienne qui souhaite être partie prenante du processus pour arriver à une relance des négociations. Depuis janvier, Mahmoud Abbas n'a rencontré Ariel Sharon que deux fois : au sommet de Charm el-Cheikh en février et à Jérusalem le 21 juin. Lors de ces deux rencontres, se déroulant sous l'égide de partenaires étrangers, les demandes palestiniennes pour donner à Gaza un peu d'oxygène ont été rejetées (réouverture de l'aéroport, passage libre vers la Cisjordanie et contrôle de la frontière vers l'Égypte) Cette intransigeance risque de provoquer l'exaspération de la population palestinienne, et la rupture de la fragile trêve obtenue avec les groupes extrémistes par Mahmoud Abbas.

Du côté israélien, l'opération est aussi à hauts risques. Pour Ariel Sharon "ce projet est une épreuve très difficile pour Israël" Les premières évacuations de colons ont donné lieu à de violents incidents.

Au moment de la rédaction de cet article, on ne peut prévoir l'évolution de la situation, mais une nouvelle opportunité est sans doute à saisir. Ariel Sharon qui n'avait jamais manifesté d'enthousiasme pour la feuille de route, l'évoque à propos du projet pour Gaza et l'Autorité palestinienne est prête à négocier sur cette base.

Aux citoyens d'interpeller les gouvernements et les instances internationales pour que l'espoir de relance de négociations devienne réalité. La campagne à laquelle le mouvement de la paix participe pour le démantèlement du mur, le retrait total des colonies et l'établissement d'un état palestinien viable demeure d'une actualité brûlante

Nicole Bouëxel

La feuille de route

Ce plan de paix a été élaboré en 2002 par le Quartet, une instance informelle composée des Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'ONU. Elle prévoyait la mise en place des deux états et le règlement du conflit selon un calendrier se terminant en 2005 (!) Elle prévoit trois phases. La première doit voir la fin du terrorisme palestinien et de la colonisation par Israël. La deuxième phase verrait la mise en place des structures de l'état palestinien indépendant, dans des frontières provisoires pour aboutir lors de la phase III à un accord sur le statut permanent des deux états. Une négociation sur le retour des réfugiés et le statut de Jérusalem serait prévue.

 
       
   

 

 
       
       
 
Ça s'est passé !
     
Des outils
La revue Planète Paix
Mensuel pacifiste
     
S'inscrire à Infos-Paix
 


 
 
         
 
|
|
|
|
 

© Le Mouvement de la Paix 139 bd Victor Hugo 93400 Saint-Ouen - Tél : 01-40-12-09-12 / Fax : 01-40-11-57-87 / Mail : national@mvtpaix.org - Site réalisé par Bruno Lefort

Espaņol English