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Développer, désarmer, démocratiser forment les trois pôles interactifs du triangle de la paix, la formule dont le monde a besoin pour tourner à l'endroit et éradiquer les guerres.
C'est précisément de ces trois thèmes dont les chefs d'Etat réunis à l'ONU du 14 au 16 septembre devront débattre…
Développer d'abord : 5 ans après le Sommet du Millénaire et les Objectifs pour réduire de moitié la pauvreté, le résultat est si piteux que la réunion du G8 de juin, sous pression de l'opinion, a tenté d'anticiper en effaçant une petite partie des dettes des pays pauvres. On reste loin du compte…
Désarmer ensuite, d'Hiroshima à Londres, de New York à Bruxelles, des manifestations ont appelé, à l'instar de Kofi Annan et de nombreux chefs d'Etats, à saisir cette "seconde chance" pour avancer sur la voie du désarmement nucléaire, après les blocages de la réunion du Traité de non-prolifération en mai.
Démocratiser : sur la table, la réforme des Nations Unies. Différentes propositions émanant du Secrétaire général, d'Etats ou de groupes d'Etats lanceront le débat sur les évolutions du système de sécurité et de "gouvernance" mondial. Des milliers d'organisations, réunies dans un réseau mondial, avancent leurs propositions pour une ONU au service d'un nouvel ordre du monde fondé sur la justice, la paix et la démocratie.
Dans le monde entier, pétitions, manifestations ou concerts géants ont jalonné l'année et se poursuivent en cette rentrée. Le 21 septembre, la quatrième journée mondiale de la paix devrait exprimer cette diversité des engagements pour un monde plus juste et plus pac ifique. Quand un milliard d'habitants de la planète vivent dans l'extrême pauvreté et que les dépenses militaires dépassent 1000 milliards de dollars (162 $ par personne), quand les 100 principales sociétés d'armement ont un chiffre d'affaire supérieur au PIB des 61 pays les plus pauvres, il y a sûrement quelque chose à faire pour développer, démocratiser et désarmer…
Arielle Denis |
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