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Accueil > Outils > Planète Paix > Archives > Sommaire n °505> "Un monde meilleur est possible"
 
 
 
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    Kofi Annan : "Un monde meilleur est possible"  
       
   

Le secrétaire général des Nations Unies prépare avec beaucoup d'énergie le Sommet des chefs d'Etats qui se réunira à la mi-septembre à l'ONU. La partie qui se joue est aussi celle de la crédibilité des Nations Unies dans un monde de plus en plus inégalitaire, ou face aux tenants du dogme néolibéral, imposer des engagements nécessite de combiner les pressions. "Jamais dans l'histoire des Nations Unies n'a-t-il été plus nécessaire de prendre des mesures audacieuses. Et jamais la possibilité n'en a été aussi accessible" , a affirmé Kofi Annan, qui a une fois de plus lancé un appel à la mobilisation des peuples "avec le soutien et l'encouragement de vous, les peuples du monde, travaillons ensemble afin que cette occasion unique ne soit pas manquée" et insisté sur l'engagement de la jeunesse lors d'un discours devant la foule réunie pour le concert géant organisé à l'occasion du G8 à Londres. "Cette génération, a-t-il dit, est convaincue qu'un monde meilleur est possible et que tout dépend de notre volonté de l'édifier. J'en suis également convaincu" . De plus, le Secrétaire général très affecté par le "blocage" des négociations lors de la conférence de révision du Traité de non-prolifération a lancé un défi en faveur du désarmement pour la rencontre au sommet des chefs d'Etat du 14 au 16 septembre à l'ONU :  "S'ils ne réussissent pas à avancer dans ce sens, a-t-il affirmé, les peuples leur demanderont des comptes sur leur incapacité à se mettre d'accord pour diminuer la menace que font peser sur l'avenir de la planète les armes nucléaires".

Un appel du PNUD

Toutes les agences de l'ONU sont également sur le pont, pour préparer ce Sommet, avec un discours qui va dans le même sens. M. Malloch Brown, administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a rappelé l'importance de faire suivre d'actes les promesses des dirigeants lors du Sommet du G8. Il a demandé aux militants et aux peuples de poursuivre les activités de plaidoyer qui ont contribué à faire du sommet du G8 de 2005 un événement historique dans la lutte contre la pauvreté mondiale. "Nous avons encore dix ans devant nous pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement", a noté M. Malloch Brown. "Nous souhaiterions que cette pression se maintienne jusqu'à la prochaine étape, qui est le Sommet mondial des Nations Unies de septembre à New York, et qu'elle ne s'arrête pas là. Je veux que cette pression continue de s'exercer sur les politiciens au cours de toute la décennie. La passion politique qui nous a menés où nous en sommes aujourd'hui est vitale pour nous amener à 2015".

Pour la FAO : La guerre, cause principale des famines

Le 23 Mai dernier, la FAO, agence des Nations Unies pour l'alimentation, présentait un rapport intitulé : "Les conflits armés, cause principale des crises alimentaires dans le monde". Ce rapport tire la sonnette d'alarme : si les tendances actuelles se poursuivent, l'objectif de réduire de moitié d'ici 2015 le nombre d'affamés fixé en 1996 lors du Sommet Mondial de l'alimentation et réaffirmé lors du Sommet du Millénaire ne sera pas atteint.

Les conflits armés doivent désormais être pris en compte comme le facteur majeur des crises alimentaires. Le rapport estime que "les urgences alimentaires pouvant être attribuées à l'action de l'homme ont progressivement augmenté" et prennent désormais le pas sur les catastrophes naturelles.

Les effets des conflits armés handicapent l'ensemble de la population, explique le rapport, car ils détournent des ressources qui auraient pu être consacrées aux programmes de développement. En outre, le poids des conflits est également supporté par les pays limitrophes avec l'afflux des réfugiés. Les conflits sont également considérés comme "une des principales entraves au développement durable, car ils peuvent détruire en quelques jours, voire en quelques heures ce que l'on a réussi à bâtir avec peine au cours des années ou des décennies".

Pour la FAO, l'augmentation des dépenses militaires "a des conséquences désastreuses sur les économies régionales". A cet égard, le rapport souligne que "la paix est à la fois un bien public et une condition essentielle pour atteindre les Objectifs du Millénaire".

Ce rapport rejoint ce que nombre d'ONG qui travaillent sur le développement ont constaté ces dernières années : paix et développement sont intrinsèquement liés.

 

 
       
   

 

 
       
       
 
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