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Appel à témoins : témoignages reçus
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Christophe



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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 17:12    Sujet du message: Appel à témoins : témoignages reçus Répondre en citant

Je mets ici les témoignages que nous avons reçus à ce jour.
Vous pouvez ajouter ici votre propre témoignage, ou ajouter des remarques ou des précisions.



Dimanche 5 Avril 2009
STRASBOURG CONTRE SOMMET DE L’OTAN

J’étais dans le piège mis en place conjointement par les forces de l’ordre et les "blacks blocks". Nous étions là pour dénoncer la réintégration de la France dans l’Otan, et la surenchère de l’armement de façon pacifique ! Après 14h de bus pour rallier Marseille à Strasbourg après avoir fait des détours multiples nous nous sommes retrouvés projetés dans un chaos ahurissant à peine arrivés ! Jusqu’à se retrouver pris au piège entre des feux nourris de lacrymos tirés à bout portant ou d’hélicoptères et de pierres lancées par les casseurs non sans avoir essayés de les contenir jusqu’à en venir aux mains ! Avoir vainement parlementé avec les CRS qui s’avançaient, menaçants, tirant toujours des grenades sur les pacifistes qui essayaient de se replier ne sachant plus où aller dans une grande panique.

Je porte plainte pour "mise en danger d’autrui" auprès du préfet et j’enjoins tous les manifestants pacifistes à faire de même ! Je suis élue régionale PCF en Paca active pour la culture de Paix et écoeurée et révoltée par ce que j’ai vécu que je dénonce comme un déni de démocratie samedi 4 avril d’une rare violence ! Et je m’associe aux habitants rencontrés en chemin des quartiers dévastés qui sont loin d’être des capitalistes et qui payent aujourd’hui, les manipulations de Mme Alliot- Marie et Mr Sarkosy pour que notre message d’alerte soit relégué en fond des images violentes et suscite un amalgame dans l’esprit de l’opinion publique. Elle porte l’entière responsabilité de ces évènements pitoyables !

Catherine Lecoq Conseillère régionale PCF en Paca
Vice présidente du mouvement de la Paix Paca


Dernière édition par Christophe le Mer 08 Avr 2009, 1:02; édité 3 fois
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Christophe



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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 17:29    Sujet du message: Répondre en citant

Chers amis des comités du Mouvement de la paix, voilà le communiqué rédigé pendant le retour à Bourges de la vingtaine de participants (8 mvtpaix, 3 PCF, 5 PCOF, 2 FSU, 1 M'PEP avec des casquettes CGT, Action catholique ouvrière, ARAC, ATTAC).
Nous pensons à tous les copains présents et espérons que chacun(e) a pu repartir sans trop de problème. Nous, nous avons eu un blessé (il était derrière le camion et accroché au camion, n'a pas lâché et est tombé quand le camion a démarré rapidement dans la confusion suite aux tirs de grenades lacrymogènes).

Amicalement
Annie et Joël
Comité de Bourges et du Cher

Les berruyers partis samedi à Strasbourg manifester pour dire « Non à l’Otan, non à la guerre, oui à un monde pacifique et solidaire » :


« nous rentrons déçus, choqués, en colère, amers et pourtant fiers d’avoir pu participer à ce contre sommet ».

Déçus car il n’est resté aucune possibilité pour les plus de 30 000 pacifistes présents de se regrouper et de défiler calmement avec banderoles, drapeaux, slogans et messages dans toutes les langues. En effet certains n’ont même pas pu rejoindre le lieu du rassemblement !

Choqués car ils se sont retrouvés pris au piège entre des casseurs résolus, organisés, déterminés à disqualifier le message pacifique et « des forces de l’ordre ayant la mission d’éviter que les pacifistes et autres manifestants de bonne foi ne se dispersent dans les différents quartiers de Strasbourg » - DNA Dernières Nouvelles d’Alsace du dimanche 5 avril.
« Arrivés tôt samedi matin mais bloqués pendant 2 heures au pied du pont d’Anvers, nous avons vu défiler par vagues successives les limousines officielles et leurs services d’ordre. Ce lourd et coûteux service de sécurité était absent lorsqu’il s’est agi de protéger les populations l’après-midi : les pompiers sont intervenus plus d’une heure après le déclenchement des premiers incendies ! ». Faut-il rappeler que les camions à eau bloquaient au même moment les pacifistes allemands sur le pont de l’Europe ?
« Les forces de l’ordre ont tout fait pour fractionner la manifestation et la bloquer dans une souricière. Ils nous ont chargés avec des jets de bombes lacrymogènes, menacés avec leur flash ball et leur agressivité verbale était insupportable. »

En colère car le débat démocratique sur la raison d’être de l’Otan, Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, est toujours absent dans notre pays. L’opinion publique a été manipulée et désinformée « pour la préparer « à ce tournant de la politique étrangère de la France » (NDA).
« Dans l’Otan depuis sa création en 1949 jusqu’à aujourd’hui il n’y a eu qu’un patron : le président des Etats-Unis » Jean-Claude Kiefer, NDA
Cinq mille soldats supplémentaires étofferont les contingents européens en Afghanistan. Est-ce ainsi que les troupes de l’Otan ne passeront plus dans l’opinion afghane pour une armée d’occupation ?
Nous avons une autre vision du monde que celle fondée sur la force armée et la capacité de destruction. Nous refusons les politiques de sécurité et de défense européennes qui enjoignent à chaque Etat d’augmenter son budget militaire. Nous demandons l’élimination des armes nucléaires et la mise en place de structures de prévention des conflits.

Amers car nous pensons aux habitants de ce quartier populaire du Port du Rhin de Strasbourg qui ont subi les exactions des casseurs (hôtel, pharmacie, poste….). Les autorités n’ont pas respecté leurs engagements : les habitants du quartier tout comme nous ne s’attendaient certainement pas à une telle inefficacité des services de sécurité et se sont senti abandonnés et mis en danger. Ces évènements sont à l’image des dérives d’une politique sécuritaire telle qu’elle est prônée par l’Otan.

Et pourtant fiers d’avoir été là, de ne pas avoir cédé à la panique, d’avoir réussi à passer les barrages policiers et à rejoindre, longtemps après, le car et son chauffeur inquiet.

Et pourtant fiers d’avoir été là aux côtés de députés européens, de sénateurs, de responsables politiques, de pacifistes du monde entier (étatsuniens, japonais, anglais, turcs, danois, grecs, espagnols…) pour partager ce moment de rencontre et de réflexion dans une atmosphère fraternelle.


Dimanche 5 avril, les participants berruyers représentant 7 organisations du Collectif 18 contre la guerre.
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Christophe



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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

Témoignage de la délégation PACA : arrivée dans les pires difficultés vers 13H30 au jardin des deux rives, après 12 h de voyage, au moment du meeting pour la paix.
Sur le parcours, des traces d’affrontements passés montrent les dégâts de violences non contenues malgré un contingent de 40 000 membres de force de l’ordre !.
La ronde des hélicoptères, la libre circulation et l’expression des casseurs avant la manif - mise à feu de plusieurs sites sans intervention des forces de l’ordre qui se sont contentées d’empêcher toute expression des pacifistes a semé la confusion. Les bombes lacrymogènes tirées d’hélicoptère ont précipité et détourné le départ de la manif
Les Mouvements de la Paix en tête de manifestations ont cependant eu un comportement d’une grande dignité et exemplaire, appelant au calme, négociant avec les forces de l’ordre pour une avancée possible de manif. Mais vite pris en étau à l’avant et à l’arrière par un cordon de CRS, prétexte pour les casseurs de très rapidement déborder la manifestation pacifique et saccager les abords, les pacifistes ont essuyé des tirs à bout portant de gaz lacrymo tandis que les casseurs faisaient leur âpre besogne. Le camion plateau du Mouvement de la Paix ayant pu se dégager et se réfugier en un endroit moins exposé, avec pris à son bord des personnes – certaines en âge, d’autres blessées s’est vu chargé par une ligne de CRS tirant des lacrymo et des flash ball alors qu’à côté les casseurs caillassaient tranquillement sans être interpellés. Il a fallu que notre présidente Nationale Arielle DENIS suivie de Catherine LECOQ, élue régionale de PACA et vice Présidente de la coordination régionale du MDLP avancent mains en l’air auprès des CRS pour leur préciser que leur cible n’était pas la bonne qu’ils tiraient sur la PAIX tandis que les casseurs étaient sur la voie ferrée lançant des cailloux. (photos)

Photos ci jointe du témoignage et quel regret de ne pas en avoir pris davantage. La peur et l’angoisse de ce qui peut arriver au groupe dispersé nous a un peu tétanisé.

Régine Minetti
5 avril
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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 17:43    Sujet du message: Répondre en citant

Résumé manif 4 avril des 100

Nous sommes partis à 92 personnes de Paris à 10h24. Arrivés à la gare, devant l'absence de tram, une quinzaine ont pris un taxi et ont pu se rendre dans la manif. Les autres ont parcouru les 7 km (4 ont abandonné à mi-course) pour aboutir à un dilemne : difficile de passer le cordon de la police et si l'on passait, difficulté certaine d'en sortir . iI était aux environs de 14h30. Le groupe était éparpillé (différence d'allure de marche) et nous avions des informations contradictoires. De plus, tantôt nous étions remisés dans une avenue, tantôt dans l'autre à ce carrefour sans pouvoir franchir les cordons de CRS. Des petits groupes sont repartis vers la gare en vue des 2 heures de route à intervalle échelonné. Lors du retour, au moins 2 personnes ont dû "donner" leur drapeau aux CRS, d'autres ont dû les mettre dans leur sac, d'autres ont dû cacher leurs badges. Lors de l'aller, nous n'avons rencontré que très peu de personnes , au retour un peu plus...Nous avons pu discuter avec certains manifestement remontés contre cet état de siège. Une jeune femme infirmière avait ètè réquisitionnée par l'OTAN et payée par elle en heures sup en cas de blessés du "gratin"...chiose qui n'a pas eu lieu, un autre hôpital étant réservé pour les manifestants.

Avons récupéré tout le monde , à ma connaissance, à 20h17 avec en plus Roland Blotnik, Josette Héroux et Colette Mas de Paris qui avaient loupé leur train de 19h, chaque personne s'étant débrouillée différemment pour sortir de la manif et atteindre la gare.

Florence Castandet qui avait loupé les trains du soir est bien rentrée chez elle en début d'après-midi.

Le collectif OTAN-Afghanistan Paris Sud prévoit une réunion à l'Université de Tolbiac vendredi 10 avril vers 18h...Il y a encore des choses à préciser...Qui vient notamment.

Bon courage à tous.

E.B.
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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 17:49    Sujet du message: Répondre en citant

Que dire sans entrer dans les détails de l'aventure ?

J'ai vécu cette après midi de samedi comme une des plus dangereuses de
ma vie, peut être avec le jour de la visité à Arafat et de la sortie au
check point de kalandia puis de la manifestation devant le domicile de
Sharon.

Des amis parleront sans doute avec précision de la phrase écrite sur le
camion des jeunes en noir justifiant el quaïda. Une discussion m'a
marqué : elle résume les positions. Voulant rejoindre le camion de tête
J'étais avec Yves jean et d'autres autour du camion de queue qui s'est
fait doubler toute la manifestation et s'est retrouvé finalement tout à
fait en queue.

Voulant rejoindre le camion de tête, j'ai traversé la foule compacte des
jeunes en noir. Un énième jet de pierre brisant une vitre, je proteste
en disant "non pas ça" Une jeune fille près de moi me toise comme si je
n'avais rien compris : mais c'est la guerre ! Je lui réponds que si ils
sont venus pour faire la guerre, nous sommes ici, pour la plupart, pour
faire la paix. Elle justifie le geste en disant que "c'est eux qui ont
commencé".

Ce n'est pas faux. Ils sont venus faire la peau au capitalisme et
croient le détruire ainsi.

Samedi soir, selon mon épouse, la présentation des évènements a été
désastreuse faisant l'amalgame entre les pacifistes et les casseurs. Ce
n'est plus le cas depuis ce matin et une réflexion ou des mises au point
ont permis de redonner une moins mauvaise image, mais tout cela détruit
nos laborieux efforts pour la culture de la paix.

Autre sujet de réflexion : les hommes d'état ont mis l'Otan en état de
marche. La Corée du Nord fournit un excellent prétexte pour faire la
guerre. N'est pas ce que le capitalisme cherche à faire passer ? Il nous
faut être très vigilant et mettre en avant la paix, la paix, la paix.

Ca fout la trouille. Pierre.
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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 17:58    Sujet du message: Répondre en citant

De retour de la manif de Strasbourg et très en colère contre ce qu'a fait et laissé faire la police de Sarkozy

Patrice Salzenstein le samedi 4 avril 2009

Bonsoir, Je reviens juste de la manifestation anti-OTAN de Strasbourg... Patrice sur son vélo - Strasbourg - 4 avril 2009 A gauche, c'est moi sur le vélo ; )

Mes quelques commentaires, à chaud, sans relecture... J'aimerai donner quelques informations qui n'apparaissent pas dans les médias:

- A propos de l'OTAN: cette organisation guerrière qui n'a théoriquement plus sa raison d'être depuis la chute du mur de Berlin, continue de se chercher des ennemis. Aller combattre le terrorisme de la créature de la CIA qui servit contre les Soviétiques, tout en leur laissant se procurer des armes ultramodernes auprès des meilleurs fournisseurs, affaires obligent. Résultat après 8 ans de guerre où l'occident consacre au moins 20 fois plus à l'armée qu'à des actions civiles: de 30% de l'Afghanistan détenus par les Talibans, on passe à 70% aujourd'hui, l'OTAN ne tentant plus que de contenir les Talibans hors de Kaboul... et soutient un régime qui légalise le viol conjugal et asservi la femme Afghane. Autre ennemi, la Russie et la Chine, visées au travers du bouclier antimissile, qui n'a de défensif que le nom (US missile defence - en anglais) puisque ce dispositif qui pourra atteindre 90% des missiles ennemi, ne trouve son utilité que lorsque les USA frappent en premier leur adversaire. Le rêve des néo-conservateurs américains toujours influent dans l'entourage du financier Obama, assoir la supériorité militaire absolue en étant capable de détruire la plupart des ogives nucléaires russe par une frappe unilatérale, et détrire ce qui reste à l'aide de ce dispositif dit "de défense"... c'est ça l'OTAN, une arme au service de l'impérialisme américain et pour assoir la domination sur les ressources énergétiques et économiques de la planète, tout en faisant les affaires des lobbies de l'armement.

- La manif d'aujourd'hui: A QUI PROFITE LE "CRIME"? L'OTAN avait-elle si peur que le monde voit une manifestation pacifique qui dénonce son existence, facteur de tension et de troubles sur la planète, que les services de police laissent faire les casseurs et ne protègent ni les bâtiments (hôtels, postes de police etc), ni les manifestants, malgré la présence massive de 24000 policiers? Première chose à dire: j'ai été pris dans une charge de CRS déclenchée sans raison apparente à 11h Route du Rhin 1. En fait, les policiers barrent le passage aux nombreux manifestants qui afflue en direction du Pont de l'Europe. Par deux fois, il y aura charge des CRS. Avec usage de balles en caoutchouc. Au sol, une jeune fille de 18 ans, jambes ensanglantée. Un autre blessé... Un peu plus loin, le policiers laissent faire le saccage de la station service Elf. Il faut tout de même rappeler, qu'aujourd'hui, plus de 20 000 policiers, gendarmes mobiles et CRS sont à Strasbourg. "face" à eux, 30 000 manifestants seulement atteindront le pont de l'Europe. Mais bizarrement, aucun policier pour surveiller cette station. Un peu plus loin: des casseurs encore... Environ 10 000 allemands sont bloqués par la police allemande sur le pont de l'Europe de l'autre coté... Pourtant, ils vont laisser passer quelques centaines de manifestants en noir... et eux seuls. Coté français, les gendarmes mobiles nettoient leur pare-brise pour les faire briller et laissent passer une centaine de jeunes cagoulés, certains ont des barres en métal dans les mains... Puis ce sera le saccage et l'incendie de l'hôtel Ibis. Durant 1H30, les policiers (qui sont à moins de 300 mètres) laissent faire. Et pourtant ils voient ce qui se passent puisqu'il y a en permanence ' hélicoptères au dessus des manifestants et des casseurs. Les hélicoptères tirent de manière régulière des grenades lacrymogène... Les gardes mobiles ne bougent pas. Au bout d'une heure et demi, ils vont intervenir. L'hôtel ibis est alors en feu depuis longtemps, une église a été saccagée, ainsi que le poste frontière de la police etc... alors qu'il y a partout des centaines de cars de polices, et que les policiers sont à 200 ou 300 mètres!! Une longue colonne de fumée noire s'élève depuis déjà longtemps dans le ciel. Je fais ma petite B.A., alors que des casseurs avec des masques encerclent une caméra vidéo pour la casser très méthodiquement avec du matériel (corde, contre poids etc), je vais vers l'un d'eux et... lui enlève son masque. C'est une jeune femme - tant pis pour elle - elle se cache immédiatement le visage avec ses mains et des gens la photographient. Et lorsque les CRS se mettent à tirer des grenades lacrymogène, ce sera sur la foule des manifestants pourtant à distance, où il y a des personnes agèes, des asthmatiques etc... j'ai même vu un bébé dans une poussette,une dame avec une fille sur son porte bagage dans la fumée des gaz lacrymogènes, et les crs chargent, qu'importe qu'il y ait des députés européens (comme Francis Wurtz) des pacifistes tout en couleur (arc en ciel) bien reconnaissable par rapport aux casseurs encagoulés... Autre fait bizarre que je vois alors que je tente un replis avec des centaines de mainfestants le long de la route du Rhin, les policiers ne bougent pas leur véhicule d'un pouce alors que des camions de pompiers peinent à se frayer un chemin entre le bord et les camionnettes de CRS... Pourquoi la police a-t-elle tant tardé à réagir, et pourquoi, alors qu'il y a des milliers de policiers partout tout les 50 ou 100 mètres dans l'agglomération à chaque carefour, pourquoi n'y avait-il aucun CRS devant la station service, le poste frntière, l'hôtel ibis et la chapelle? Pourquoi aussi les CRS ont-ils tiré sur le refuge de la SPA au grand dam des agents de la SPA qui gardent leur chiens? Plus tard, alors que tout le secteur est bouclé, les policiers refusent en plusieurs points que des manifestants sortent de la zone de violence. Un peu plus loin, des policiers acceptent à condition que ce groupe de manifestant dépose ses drapeaux. Pour ma part, j'ai rangé le mien dans mon sac, j'arrive devant l'intersection (à chaque fois il y a une centaine de CRS), l'un d'entre eux me prend en photo puis s'écarte et me laisse passer... sans même contrôler mon identité ce qui tend à prouver qu'il voulait m'impressionner... Voir les photos sur le site des Dernières nouvelles d'Alsace. Retour en voiture: autoroute coupée, des policiers à tous les carrefours... Et ce ballet incessant des hélicoptères... Au final, la constat que je fais est que la police a tout fait pour empêcher les manifestants de rejoindre le point de départ de la manifestation (sauf des casseurs) ce qui a limité le nombre à 30 000 dans la zone - beaucoup d'autre sont ailleurs dans la ville... Ensuite, des questions, pourquoi avoir été violent durant toute la journée avec les manifestantes , et dans le même temps avoir "laissé" saccager l'hotel ibis et le poste frontière par les casseurs? Pour des images dans les médias du monde entier? Pour justifier l'OTAN? Pour justifier les privations de liberté d'un régime politique qui dérive? Patrice


1 confirmé par les Dernières nouvelles d'Alsace: "10h55, sans raison, a constaté un journaliste des DNA présent sur place, les forces de l’ordre ont procédé à une nouvelle charge à l’intersection de la rue du Havre et de la route du Rhin, où se trouvent plusieurs centaines de manifestants anti-Otan. Les forces de l’ordre font usage de gaz lacrymogène. Cette intervention créée des tensions dans les rangs des manifestants qui ne se livraient à aucune provocation. Une nouvelle fois l’ambiance change, la tension monte, les grenades lacrymogènes volent."
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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 17:59    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour
J'étais à Strasbourg hier et je voulais vous demander s'il n'est pas
possible de demander des comptes au ministère de l'intérieur pour ce qui
s'y est passé. Comment se fait-il qu'avec un tel déploiement de forces
de l'ordre, les casseurs n'aient pas été neutralisés ? Surtout que cela
se produisait depuis plusieurs jours. Ces forces de l'ordre
étaient-elles là seulement pour entraver la manifestation des pacifistes
ce qu'ils ont largement fait ? Et, quelque part, cela ne les
arrange-t-il pas qu'il y ait de la casse de manière à discréditer le
mouvement ? A savoir qu'un CRS, à qui nous demandions comment regagner
nos bus puisqu'ils bloquaient tout, m'a répondu, plus ou moins, par où
partir en ajoutant "et faites vite, vos casseurs arrivent". A quoi je
lui ai répondu que ce ne sont pas nos casseurs et qu'ils le savent très
bien !
Merci de prendre en compte ce courriel. De nombreuses personnes qui
étaient venus manifester pour la paix étaient hier soir très
démoralisées, choquées, déprimées,etc...
Odile Mugnier, Savoie
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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 18:01    Sujet du message: Répondre en citant

Voici ce que nous avons vécu.
Les accès à Strasbourg étant bloqués, c'est avec une carte que nous nous
sommes dirigés pour retrouver la rue de La Rochelle, pas un panneau pour
les parkings des cars, la raison nous a été fournie par les
démonstrations qui vont suivre, tout était fait pour que cette manif,
n'ait pas lieu. Quand nous avons trouvé enfin la route pour accéder au
parking prévu, rue de La Rochelle, nous avons été contraints de faire
demi tour pour ne pas entrer dans les cortèges qui se formaient pour la
manif et qui se rendaient tranquillement vers le champ de foire.
A ce moment là, la police a décidé de repousser des petits groupes
tranquilles de manifestants qui tentaient de rejoindre le cortège et
notre car s'est trouvé entre ces groupes et les CRS qui faisaient
mouvement vers eux. Le chauffeur a fait demi-tour et nous nous sommes
garés dans la rue d'Orbey.
Nous nous sommes rendus sans encombre jusqu'au champ de foire, passant
devant une station d'essence détruite. Arrivés sur le champ de foire,
nous avons rejoint le point de rdv du PCF, il y avait là nombre de
camarades de la RP, ainsi que Marie-George, Wurtz, Le Hyaric, Pierre
Laurent, , etc...et notre accueil sécurité de 5 membres, renforcé par
quelques camarades de la région. Nous étions une cinquantaine de Parisiens.
Derrière le mur du champ de foire, nous pouvions voire les fumées de
plus en plus noires et épaisses des incendies, entre autres celui de
l'hôtel Ibis, dont la toiture a brusquement pris feu, par quel hasard je
ne sais pas, le feu se développant surtout au rez-de-chaussée.
Les orateurs se succédaient à la tribune, quand soudain, de derrière le
mur étaient tirées des bombes lacrymogènes, tombant à nos pieds, alors
que nous écoutions tranquillement les discours. Les tirs étaient si
conséquents que ordre a été donné de nous déplacer vers le haut du champ
de foire pour nous éloigner du mur de derrière lequel la police lançait
des lacrymo.
Il a alors été décidé de s'organiser en cortège, il était environ 15h30,
notre camionnette a réussi à se frayer un passage et nous nous sommes
groupés derrière elle pour tenter de former un cortège compact du PCF.
Le cortège est sorti du champ de foire par un étroit goulet au sol
jonché de parpaings et de ferrure à béton. Fort heureusement qu'à cet
instant il n'y ait pas eu de mouvement de panique cela aurait sans aucun
doute tourné au drame. Sur le long du cortège et dans le cortège se sont
infiltrés des "Black blocs", dont l'accès a été facilité par un manque
criant de service d'ordre. Je pense que la confusion environnante, n'a
pas permis l'organisation d'un service d'ordre, au demeurant, je le
crois, par manque de concertation préalable entre les différents
mouvements participants.
Ceci étant le cortège, se met en route, sur la Route du Rhin, certains
des "Black blocs" montant sur les talus d'une voie ferrée dont un pont
enjambait la rue dans laquelle nous nous étions engagés, d'autres,
longeant la manifestation sur ces deux côtés par des passages surélevés,
dominant ainsi le cortège de part et d'autres.
D'un seul coup, sont arrivés face à nous plusieurs camions de CRS et du
haut du pont, la caillasse a commencé à voler sur les camions pendant
que sous le pont alors que nous nous y trouvions, ont fusé des volées de
caillasse, balancées violemment par les "Black blocs" de chaque côté du
cortège. Un vrai piège. Nous nous sommes alors réfugiés derrière notre
camion, coincés entre le muret sur lequel se trouvaient des "Black
blocs" et les camions de CRS qui passaient. La panique a commencé à
s'installer, nous avons été plusieurs camarades contraints à nous hisser
sur le muret pour échapper autant que faire se peut à la caillasse,
certains en ayant senti passer près d'eux. Une fois les camions passés,
le cortège s'est reformé tant bien que mal et de derrière la police
s'est mise à tirer des bombes lacrymogènes. Par miracle aucun camarade
n'a été blessé et notre véhicule n'a pas été endommagé.
La manifestation a alors pris la route du petit Rhin. Pour notre part,
nous avons décidé par sécurité et pour respecter l'horaire ne nos cars
de nous disloquer un peu plus haut sur la route du Rhin.
Bien nous en a pris. d'abord parce que la route que nous avions prise
pour accéder aux cars était bouclée par les forces de police. Nous avons
été contraints à une longue marche avant d'accéder au passage que nous
avait indiqué la police. Cet accès était lui aussi fermé. Se sont alors
engagés des pourparlers, qui nous ont permis de passer, à la condition
de retirer les badges et plier banderoles et drapeaux, la venue de
Francis Wurtz permettant définitivement de nous ouvrir le passage. Nous
avons pu alors rejoindre nos cars et par miracle, un second, nous nous
sommes vite retrouvés au complet.
Et ensuite parce qu'à la lecture des reportages, la même tactique a été
employée au même endroit au retour de la manif vers 16h30 selon "Libération"
Strasbourg restait bouclé, nous avons erré une heure durant, en car,
dans la ville et la campagne environnante, dont tous les ronds-points
étaient surveillés par la gendarmerie et par la police allemande, nous
avons même rencontré des gendarmes à cheval.
Voilà, nous sommes arrivés sur Paris à minuit et demi au lieu de 23 heures.
Je te joins deux photos prises par Brigitte.
Grande déception des camarades, alors que la manifestation était
d'importance d'autant que tout avait été fait pour qu'elle n'ait pas
lieu et discréditer les pacifistes. Faire plus de12h de car pour êtres
présents deux heures à une manif que nous n'avons pas pu suivre.
Fraternellement
Gérard Pellois
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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 18:04    Sujet du message: Répondre en citant

Les amis de Bobigny et Blanc Mesnil partis en car à Strasbourg (texte écrit par Yvonne d'Henry)

Nous n'avons pas pu rentrer dans la manifestation. Nous avons été arrêté
sans cesse par des barrages . Par contre a l'arrivée au premier pont 1 heure
1/2 après notre arrivée à Strasbourg, nous avons vu les CRS laisser passer
les casseurs( nous avons pensé que c'était des casseurs à leurs habits et
drapeaux noir, un avait une bombe lacri.. et quelques amis pacifistes pour
qu'ils arrivent sur un autre barrage . Ensuite les CRS ont refermé le
passage . Nous avons entendu plusieurs explosions
Nous avons voulu retrouver notre car qui était à 20 Mètres nous nous somme
heurtés à nouveau à un barrage de CRS. Dés la levée du passage nous sommes
partis pour le quartier de la gare .Là à 23 nous avons défilé dans
Strasbourg en criant NON à L'OTAN OUI à la Paix arborant nos drapeaux du
mouvement devant des gens qui nous applaudissaient . Nous sommes passés
devant les CRS qui n'ont pas bronché .Cela a duré une heure . Puis nous
sommes repartis . Une journaliste étrangère a discuté avec quelques uns de
notre groupe . Elle nous a dit ne pas avoir pu rentrer dans la
manifestation. A chaque barrage elle montrait sa carte de presse accrochée à
son cou sans succès .
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Christophe



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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 18:12    Sujet du message: Répondre en citant

LES ARMES OFFENSIVES DE STRASBOURG ETAIENT- ELLES
NOS ORIFLAMMES DU MOUVEMENT DE LA PAIX ?

Cela pourrait faire rire les journalistes du « Canard Enchaîné » mais nous pacifistes du Mouvement de la Paix ceci nous interpelle fortement, et nous décidons d’interpeller le gouvernement.
Pour franchir au retour de la manifestation quadrillée, filtrée, incendiée et gazée pour qu’elle ne puisse pas se tenir, comme d’autres pacifistes j’ai du laisser aux policiers ma petite »bannière bleue » en tissu léger portant la colombe de la paix, et le nom de notre organisation « MOUVEMENT DE LA PAIX ». C’est ce tissu là qui était offensif puisqu’on nous a pris l’oriflamme et laissé la hampe porteuse !

Ainsi en France on fabrique, on vend des armes y compris nucléaires, ainsi en France on vend à qui en veut des couteaux et autres armes de poing et de poche, mais halte au mot « PAIX » et après cela on ose nous affirmer que la politique de l’OTAN dans laquelle on réintègre le commandement est un moyen, le moyen d’assurer tous azimut la Paix mondiale . L’OTAN n’a plus aucune raison d’être plus que jamais et de plus en plus nombreux réclamons sa dissolution.
Alban LIECHTI. Comité du Mouvement de la Paix de Trappes et Environs.
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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 18:17    Sujet du message: Répondre en citant

Impressions Manif Strasbourg

Je vous livre ici, à titre personnel quelques impressions...

Comme tous les pacifistes en début de cortège, J'ai été choquée par les
tactiques des forces de l'ordre, très passives à l'encontre des éléments
agitateurs, les laissant nous déborder et gagner du terrain pour brusquement
lancer l'assaut sur nous sans même nous offrir de possibilité de retraite.
Non seulement les policiers nous ont abandonnés, livrés à la violence des
casseurs que nous essayions de contenir nous-mêmes mais ils nous ont tout à
coup encerclés et assaillis de gaz lacrymogènes sans faire la
moindre discrimination avec la pacifiste de 80 ans et le voyou rempli de
rage destructrice.
Ce que j'ai vu à l'œuvre, c'est le rouleur-compresseur sarkozyste de la
liberté d'expression.
Nous, les pacifistes avons été maltraités comme de vulgaires casseurs mais
loin d'être démoralisés, nous ressentons une telle indignation devant tant
d'injustice que nous sommes encore plus déterminés à poursuivre notre combat
pour la paix.
Bon courage à tous les amis pacifistes.
Avec toute mon affection,
Cathy AUBRON
Comité du 5ème arrondissement à Marseille
Le 6 avril


Dernière édition par Christophe le Mar 07 Avr 2009, 21:50; édité 3 fois
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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 18:18    Sujet du message: Répondre en citant

Témoignages de Claude Ruelland, d'Yvonne d'Henri

Claude Ruelland
Chers amis,

Provocations policières "Dans le quartier de Neuhof et au village":

Nous sommes arrivés mercredi soir. Atmosphère de préparation de
fête jusqu'à jeudi 18 heures. Nous prenions tranquillement l'apéritif avec
des amis venus de Strasbourg lorsque des jeunes adultes tout en noir et
portant foulard ou masque à gaz sont passés devant nous. Intrigués, nous
sommes allés les interpeller et nous avons tenter de les empêcher de barrer
la route d'accés au lotissement par des rouleaux de paille. Dialogue
difficile avec la majorité d'entre eux qui ne parlaient que l'allemand. Ils
prétendaient organiser la défense du village contre une attaque imminente
des forces de l'ordre.

Une habitante du quartier nous a narré plus tard le scénarion de la
fin d'après midi. Le groupe des clowns a fait une représentation à la
sortie de l'église du quartier de Neuhof, quartier déshérité de la ville,
pour les personnes qui sortaient de la messe qu'ils aidaient à descendre
les marches. Des jeunes du quartier sont venus assister au spectacle. Les
forces de l'ordre sont alors arrivés et ont commencé à s'en prendre aux
clowns et aux jeunes avec, je crois, un canon à eau puis des gaz
lacrimogène. C'est alors que sont sortis d'un peu partout des militants du
Black Block et que la situation a dégénéré en affrontement violent entre
eux, des jeunes du quartier et les forces de l'ordre jusque dans la forêt
qui borde le village à l'est.

Je reviens à ce que j'ai observé : faisant le tour du village avec
un ami, nous sommes allés à la rencontre des jeunes qui tenaient les
"barricades" aux accès du village pour leur dire combien les moyens qu'ils
mettaient en oeuvre face aux forces policières étaient dérisoires, et que
leur comportement mettait le village en danger en tombant dans une
provocation policière recherchée par les autorités pour en prendre prétexte
pour emp^écher le déroulement normal de la manifestation de samedi, voire
pour l'interdire. Peine perdue. Des échaufourées marginales et ridicules se
déroulaient un peu plus loin dans un lotissement avec gaz lacrimogène,
explosions assourdissantes, micro barricade, feux et lancement de pierres.

Ce scénarion devaint durer jusqu'à un peu avant neuf heures,
fournissant des images TV exploitées pour parler des émeutes à Strasbourg
(informations reçues par téléphone portable).

Par contact avec les organisateurs qui négociaient avec le préfet
et l'accueil du village, nous avons appris deux choses : au plus haut
niveau se négociait une désescalade de la part des forces de l'ordre et une
AG était prévue à 21 heures au village. Nous sommes donc retournés "au
front" pour tenter à nouveau de nous faire entendre des jeunes
manifestants. Nous avons essuyé le dernier lancer de grenades lacrimogènes
et nous sommes parvenus à rabattre un grand nombre de jeunes vers l'AG
alors que, visiblement les forces de l'ordre avaient reçu l'ordre de se
replier.

L'AG ayant pris la décision de missionner une délégation pour aller
négocier avec le chefs des forces de l'ordre sur le terrain pour leur
demander de se replier, de laisser faire les militants qui allaient
s'efforcer de retrouver, de réconforter et de soigner les jeunes coincés
dans la forêt, un calme précaire s'est installé dans le bruit entêtant des
hélicoptères qui n'ont cessé de survoler le village pendant cinq jours.

Un scénarion du même genre s'est déroulé vendredi après midi entre
des forces de l'ordre qui venaient provoquer les Black Block et ceux-ci qui
s'étaient arrogés la mission de défendre un village menacé ! Quant à nous,
nous étions à la conférence internationale à Illkirsch. Les transports en
commun ayant été suprimés (les autorités n'ont reculé devant aucun moyen
pour nuire plus ou moins gravement au rassemblement anti OTAN, nous avons
du regagner le village en traversant la forêt et en contournant le barrage
de CRS grâce à un long détour par le sud, dans le bruit des hélicoptères et
des détonations qui en provenaient. Quand nous sommes arrivés, tout était
fini, mais la rue d'accès au quartier était coupée au nord. Les habitants
du lotissement n'avaient cependant subi aucub dommage et, sauf les
hélicoptères que nous avons entendus toute la nuite, tout était calme.


2. Partis très tôt samedi pour rejoindre le point de rassemblement de la
manifestation sans encombre, nous ne savons pas ce qui s'est passé au
village. Par contre nous avons assisté en direct à ce qui a du être la
première provocation policière de la journée (il y en a eu ensuite toute la
journée, et de beaucoup plus graves). Le pont Vauban, seule voie d'accès au
Jardin des deux rives, était coupé par un cordons de Bac, casqués, armés de
Tasers et de Flashball, sans compter les grenades lacrimogènes et les
bombes assourdissantes. Mais, dessous, ils étaient vêtus en "civil" ( jeans
et veste de cuir).

En face d'eux, des groupes anticapitalistes pas très nombreux avec
des joueurs de guitare, le tout très paisible avec de temps en temps des
mots d'ordre repris en choeur. Rue du Havre, un autre cordons de CRS qui
laissait passer les gens vers le carrefour mais empêchaient ceux qu'ils
identifiaient comme de manifestants de ressortir. La confrontation
pacifique a duré longtemps et nous avons appris que les forces de l'ordre
devaient libérer le passage sur le pont Vauban vers le jardin des deux
rives à 11 heures.

Peu de temps avant, alors que le nombre de manifestants avaient
bien grandi, j'ai été surpris d'observer de derrière la mise en mouvement
du groupe de CRS qui barrait la rue du Havre, précédé d'un tir de grenades
lacrimogènes sur les manifestants. Je les ai suivi pour constater que les
manifestants ne répondaient que par des slogans hurlés en choeur. Les CRS
ont reçu l'ordre d'aller au contact des manifestants et de se laisser
enfermés par la foule dont ils se sont alors dégagés en faisant usage de
tirs de grenades lacrimogènes, de flashball et de bombes assoudissantes,
refoulant les manifestants vers la seule issue ouverte; la rue du Rhin je
crois.

Peu de temps après, ils sont revenus sur leur base initiales au
bout de la rue du Havre. Nous avons eu la surprise de les voir partir à
grande allure quelque instants après, comme quoi il n'y avait ici aucun
danger pour l'ordre, comme quoi l'affrrontement qu'ils avaient provoqué
était le résultat d'une volonté délibérée des autorités de créer des
incidents. Bref une provocation policière qui a duré jusque vers 13 heures,
heure à laquelle ils ont enfin ouver le passage sur le pont Vauban.

3. pour les reste je pense que vous aurez de nombreux témoignages sur la
souricière tendue par les forces du désordre à la manifestation pacifique
et colorée. Question : pourquoi la deuxième partie de la manifestation (à
partir du camion du Mvt de la Paix) n'a-t-elle pas suivi à la fois
l'itinéraire prévu et la première partie de la manifestation ?

Observation : Comment peut-on mettre le feu à un hôtel dans un tel contexte
sans que le personnel de cet hôtel ne réagisse immédiatement pour
l'éteindre, ne fasse immédiatement appel à la police pour en dégager les
abords qui ne devaient pas être très encombrés puisque la manifestation
n'avait pas commencé, et aux pompiers pour venir immédiatement pour
éteindre l'incendie à son début ? Pourquoi les pompiers sont-ils arrivés
une heure et demi plus tard en traversant les rangs de la manifestation qui
se sont ouverts immédiatement et spontanément pour les laisser passer ?

-----

Yvonne d'Henri

Nous n'avons pas pu rentrer dans la manifestation . Nous avons été arrêté
sans cesse par des barrages . Par contre a l'arrivée au premier pont 1 heure
1/2 après notre arrivée à Strasbourg, nous avons vu les CRS laisser passer
les casseurs( nous avons pensé que c'était des casseurs à leurs habits et
drapeaux noir, un avait une bombe lacri.. et quelques amis pacifistes pour
qu'ils arrivent sur un autre barrage . Ensuite les CRS ont refermé le
passage . Nous avons entendu plusieurs explosions
Nous avons voulu retrouver notre car qui était à 20 Mètres nous nous somme
heurtés à nouveau à un barrage de CRS. Dés la levée du passage nous sommes
partis pour le quartier de la gare .Là à 23 nous avons défilé dans
Strasbourg en criant NON à L'OTAN OUI à la Paix arborant nos drapeaux du
mouvement devant des gens qui nous applaudissaient . Nous sommes passés
devant les CRS qui n'ont pas bronché .Cela a duré une heure . Puis nous
sommes repartis . Une journaliste étrangère a discuté avec quelques uns de
notre groupe . Elle nous a dit ne pas avoir pu rentrer dans la
manifestation. A chaque barrage elle montrait sa carte de presse accrochée à
son cou sans succès.
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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 18:25    Sujet du message: Répondre en citant

Communiqué de Femmes solidaires

Paris, le 6 avril 2009

Nous venions défiler pour la Paix…

Femmes solidaires, mouvement féministe, pacifiste, contre toutes les formes de violences avait pris la décision de participer à la manifestation du 4 avril dernier à Strasbourg lors du contre sommet de l’OTAN avec l’idée de défendre notamment :
-l’engagement pour un désarmement total et l’élimination des armes
nucléaires, -la dissolution de l’OTAN, véritable instrument de guerre, -la mise en œuvre par tous les Etats signataires de la résolution 1325 du conseil de sécurité de l’ONU qui prévoit la participation des femmes à la prévention, la gestion, et à la résolution des conflits, puis à la consolidation de la Paix.
Respectueuses des valeurs républicaines, nous nous sommes rendues à Strasbourg pour manifester pacifiquement afin d’exprimer notre point de vue dans le respect des lois et des personnes. Dès notre arrivée, les transports en commun ne fonctionnant pas, nous avons été contraintes d’emprunter un chemin unique durant 15 km pour nous rendre sur les lieux « prévus » pour la manifestation. Sans être jamais libres d’aucun mouvement, victimes dès le début du rassemblement de jets de pierres et d’actes d’une violence inouïe, du fait d’individus cagoulés, nous avons été maintenues dans des zones non sécurisées sans bénéficier d’aucune protection des forces de l’ordre pendant plus de deux heures. Des bâtiments brûlaient à quelques mètres de nous et nous étions la cible des pierres lancées par les uns et des gaz lacrymogènes envoyés par les autres.
Nous, Femmes solidaires, condamnons avec fermeté, sans leur trouver aucune légitimité ces groupuscules radicaux qui instrumentalisent des rassemblements pacifiques à des fins crapuleuses. Mais, nous condamnons avec tout autant de fermeté l’attitude des pouvoirs publics et avec eux des forces de l’ordre qui, désireux de faire échouer la rencontre de 50 000 actrices et acteurs de la Paix et du mouvement social européen ont laissé tout un quartier dérivé dans la violence et le chaos.
Nous souhaitons également exprimer notre solidarité aux strasbourgeoises et strasbourgeois de ce quartier sacrifié et qui mettront des mois à retrouver une vie normale.
Nous demandons aux pouvoirs publics des explications sur le traitement inhumain qu’il a réservé à des militantes et militants du monde associatif et à des citoyennes et citoyens, traitement indigne d’une démocratie.

Issues des comités féminins de la Résistance,
L'association Femmes Solidaires est reconnue mouvement d'éducation populaire.
Et bénéficie d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies
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Christophe



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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 18:28    Sujet du message: Répondre en citant

Texte envoyé à France-Inter

Je suis membre du bureau national du Mouvement de la paix. Depuis des mois nous préparions le contre sommet de l'OTAN avec un collectif de plusieurs centaines d'organisations. Le samedi 4 avril un train entier ainsi que de nombreux cars amenaient de manifestants. Les cars ont eu beaucoup de mal à) arriver à Strasbourg après des dérivations multiples. Quant à nous arrivée à pied de la gare ((tramways arrêtés). Nous avons constaté que de nombreux habitants de Strasbourg soutenaient notre initiative en mettant des drapeaux arc-en ciel à leur fenêtre. D'importantes forces de police nous ont empêché de rejoindre la manifestations alors que les casseurs avaient pu passer et que des échanges violents avaient lieu. Pour les amis qui participaient à la manifestation ils ont été les victimes à la fois des casseurs et de la violence de la police. Selon le témoignage des amis, la police laissaient la manif se "tronçonner", en laissant les groupes de jeunes violents s'infiltrer et ensuite se livraient à une répression INDIFFERENCIEE. Elle a ensuite empêché les manifestants pacifistes de quitter les lieux. Des amis âgés ont eu beaucoup de problèmes et certains ont du s'enfuir dans des conditions très difficiles. UN policier a arraché un drapeau à une amie qui venait avec Arielle Denis tenter de négocier une dispersion dans le calme de la manifestation. Arielle Denis est coprésidente du Mouvement de la paix, animatrice de la coordination du contre -sommet de l'OTAN et très connue. Le nombre de 10 000 manifestants annoncé devrait être considérablement augmenté puisque la jonction avec la manifestation allemande n'a pas pu être effectuée et de très nombreux cars et groupes de manifestants n'ont pu rejoindre le cortège. Je tiens à votre disposition des photos et des témoignages de tous ces faits.

Nicole Bouexel
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Mik



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MessagePublié le: Mar 07 Avr 2009, 19:00    Sujet du message: 4 et 5 avril 2009 Répondre en citant

REJOINDRE LE POINT DE DEPART DE LA MANIFESTATION

J’ai quitté le quartier de la Ganzau pour me diriger vers le centre-ville, le samedi 4 avril 2009 aux alentours de 9 heures du matin, en parfait indépendant non politisé et sans être affilié à aucun mouvement (je ne faisais pas partie du camp mais habite dans ses environs). Voulant tout d’abord rejoindre le tram à son terminus au Neuhof, je me suis rendu compte que tous les transports en commun de la ville avaient cessé de fonctionner pour ce jour. De très nombreux petits groupes avançaient à pied le long des rails du tram, j’ai finalement décidé de faire comme eux.

En rejoignant finalement la mairie de la C.U.S. (Communauté Urbaine de Strasbourg) et souhaitant poursuivre par la rue de la première armée, je me rends compte que tous les ponts permettant d’accéder au centre ville sont bloqués par la police. Il faut prouver que l’on habite ou travaille dans cette zone. Pourtant nous ne sommes ni en zone rouge ni en zone orange. Un CRS me demande si j’ai sur moi une carte de l’UMP, sans quoi il ne me laissera pas passer (sur le ton de la plaisanterie). Redevenant sérieux, il me dit que la zone sera inaccessible jusqu’à la nuit.

Je longe alors les anciens quais, le long de la nouvelle bibliothèque, de l’UGC Ciné Cité, et poursuis par la route du Rhin jusqu’à son croisement avec l’avenue Aristide Briand, autre chemin pour rejoindre le point de rendez-vous prévu au Port du Rhin. Les autres manifestants présents, un peu désorientés, font de même. Finalement, beaucoup de monde converge vers le croisement, pour constater que l’accès est bloqué au niveau du carrefour entre la route du Rhin, la route du Havre et la rue de Nantes, par un important dispositif policier, malgré les engagements préfectoraux assurant du libre passage.

Des jeunes s'avancent vers les CRS et les interpellent, sans violence, mais ces derniers les accueillent avec des grenades lacrymogènes. Des affrontements s’en sont suivis pendant plus de deux heures. Puis la police a levée son barrage, laissant passer plusieurs milliers de manifestants ainsi que la totalité des éléments violents présents. Des personnes de ma famille, arrivées plus tard, n’ont par contre pas pu passer, la police ayant reconstitué le blocus, empêchant de nombreux autres manifestants de passer. Il n’y avait cette fois pas de personnes cherchant l’affrontement parmi eux.

Nous sommes arrivés vers midi sur un très vaste terrain vague aménagé pour un meeting. Celui-ci débute avec l’intervention d’un parlementaire européen. Au dessus de lui, un hélicoptère fait du sur-place à basse altitude, soulevant un gros nuage de poussière. Je passe au moins une heure à faire la queue pour obtenir un sandwich et de l’eau. Derrière un mur en béton, on voit plusieurs colonnes de fumée noire s’élever dans le ciel. Je rejoins le pont de chemin de fer pour avoir une vue d’ensemble de la situation. Les « *Black Blocks », se détachant distinctement du reste des manifestants, affrontent la police au milieu du quartier en flammes.

Contre toute logique, les hélicoptères interviennent en répandant du gaz lacrymogène sur… les manifestants pacifiques présents sur le terrain vague, essayant de construire une chaîne humaine afin de se démarquer des casseurs. Les policiers repoussent les curieux se trouvant derrière les grillages, avec des grenades assourdissantes.

Il est intéressant de noter que la police est présente près de la rue Migneret, et que des renforts viennent d’arriver pour s’arrêter à hauteur de la voie de chemin de fer. Ces derniers ont donc réussi à traverser plusieurs kilomètres de foule compacte, mais pas les derniers 100 mètres les séparant du quartier en feu (la police a affirmée ne pas être en mesure de traverser la foule, ce qui est une excuse absurde pour n’importe quel observateur présent ce jour là). Manquant ainsi une très belle occasion d’encercler les casseurs, ils se mettent dans une situation tactique intenable et se feront éclater depuis le pont de chemin de fer, d’une façon magistrale (il n’y a pas d’autre mot).

A partir du moment où nous avions passé le barrage de police au carrefour Route du Rhin / Rue de Nantes vers 12h30 (que les agents ont ouvert volontairement après plus de deux heures d'affrontements), je n'ai plus vu de forces de police au Port du Rhin jusqu'aux alentours de 14h, dans les parages du carrefour route du Rhin / rue Migueret - donc en retrait de l'hôtel Ibis-, chargeant et se repliant le long de la route du Rhin. A l'exception d'une colonne de forces de l'ordre (françaises j'imagine ? uniforme bleu) quittant Kehl pour le jardin des Deux-Rives via la grande passerelle grise parallèle au pont de l'Europe lorsque la douane à commencé à brûler (13h à 13h15).

Lorsque la police a commencé à vouloir sécuriser les abords de l'hôtel Ibis en feu, elle s'est positionnée de façon à prendre les Black Blocks en tenaille. Mais au lieu d'aller au bout de leur logique et de les encercler, elle a mené quelques charges / replis et a tiré au milieu d'eux pour les disperser vers la foule. Je ne pourrais affirmer que la police aurait pu les interpeller FACILEMENT (car les jeunes casseurs couraient vite quand ils le voulaient), mais elle ne me semble même pas avoir essayé. Les photographes autour de moi avaient l'air de faire le même constat, avec des réflexions envers les policiers du type "Mais qu'est ce qu'ils font ? Ils sont cons ?"


LA MANIFESTATION JUSQU'A LA SOURICIERE


Le cortège se met en branle, emprunte la route du Petit Rhin, jusqu’à la rue du Grand Pont. De nouveaux affrontements entre les Black Blocs et la police ont lieu à cet endroit. Les CRS font usage de ce que j’ai tout d’abord pris pour des canons à eau, mais il devait plutôt s’agir de gaz lacrymogène ou autre produit chimique, répandant une eau mousseuse dans les rigoles. Un pacifiste s’interroge avec ses amis : « Est-ce que quelqu’un est chimiste ? »

Ce dispositif repousse finalement tout le monde, en une foule très compacte, vers la « Souricière » rue Coulaux. A noter, des altercations entre manifestants pacifistes et casseurs, au niveau de la poste et de l’arrêt de bus attenant. Les Black Blocs déplacent deux wagons de marchandise, pour les mettre en travers de la route.

Je retrouve par hasard des amis à l’avant du cortège. Contrairement à ce que j’ai entendu dire, il n’y avait aucun casseur à ce moment, et pas d’affrontements. Un homme prend le micro sur le camion de la CGT et tente de calmer les gens, qui commencent à paniquer. Il évoque des négociations avec la police, puis organise les manifestants pacifiques en chaînes humaines. Les Black Blocks déferlent alors d’un coup, escaladent le talus et la voie de chemin de fer, et attaquent la police en contrebas. Cette dernière les repousse à coup de grenades à gaz, puis prend pied sur le talus. C’est à ce moment que la situation dérape, du fait de la police. Je vais faire attention d’être très précis sur ce qui va suivre.

Les Black Blocks se sont repliés, majoritairement SUR LA DROITE des policiers, assouvissant leur besoin névrotique de construire une barricade de peu d'utilité. Au même moment, on assiste à une scène surréaliste où les policiers ouvrent le feu sur le groupe compact des pacifistes situé SUR LEUR GAUCHE avec toutes les armes dont ils disposent. Ils tirent des grenades lacrymogènes, non pas au dessus, mais directement dans la foule, qui comprend des personnes âgées et même des enfants (au mépris de leurs règles d’engagements). Idem avec grenades assourdissantes et flash-balls. Des gens sont touchés de plein fouet à côté de moi, je manque de trébucher sur eux. Quelqu’un hurle de faire attention, car la police lance des trucs sur nous ! Tout le monde panique au milieu des gaz, et ce mouvement de foule finit par enfoncer les grillages (en bois et en métal) de deux entreprises.

Au moment de ces faits, il n’était pas possible de confondre les casseurs avec les pacifistes, lesquels formaient un bloc immobile entouré de chaînes humaines, dans le but justement de se distinguer des Black Blocks. Les faits ont de plus été abondamment filmés, et les vidéos se retrouvent sur le net (notamment les CRS caillassant les manifestants). Mon sentiment est que la police, lasse de se faire attaquer par les casseurs, a passé sa frustration sur la foule pacifique pour se venger, dans une sorte de démonstration de virilité imbécile (car je n’ose imaginer qu’ils aient reçu l’ordre d’agir de la sorte...) Ces pacifistes se sont ensuite crus obligés d’évacuer les lieux les mains en l’air, devant des CRS hilares, et parfois sous leurs invectives…

La manifestation étant, de fait, terminée, les gens commençaient à rentrer chez eux, prenant la direction de la route du Havre. Les CRS, jugeant que ceux qui fermaient la marche n’avançaient pas assez vite, leurs lançaient des grenades lacrymogènes et soniques dans les jambes pour qu’ils accélèrent leur marche (sans la moindre provocation justifiant ces tirs).

Le débat s’est par la suite instauré en ces termes : y avait il ou non assez de policiers à Strasbourg ? Selon moi, la question serait plutôt : se trouvaient-ils au bon endroit ? et surtout, ont-ils eu un comportement adapté à la situation, ou ont-ils contribués à amplifier le désordre ?


L'OPERATION DE CONTROLE AUX ABORDS DU VILLAGE ANTI OTAN


Le lendemain (dimanche 5 avril 2009), le camp anti-OTAN de la Ganzau a été bouclé par les forces de l’ordre, et est survolé en permanence par un à deux hélicoptères. Les voitures, les sacs sont fouillés. Les jeunes sont filmés, ainsi que leurs affaires et cartes d’identités. Une vaste opération de contrôle, très impressionnante. A ceci près que…

La police n’arrive que vers 10h30 à 11h. Sur le camp, on dit que les Black Blocks ne sont jamais revenus au camp après les manifestations d’hier. Cela dit, si l’un d’eux avait par exemple voulu revenir dire adieu à sa copine, il aurait eu toute sa soirée de samedi, la nuit, et le dimanche matin avec elle, avant de s’esquiver tranquillement.

En tant que résident, j’ai pu traverser les barrages à plusieurs reprises. Et discuter avec un habitant des environ qui faisait de même, bien que m’ayant avoué être en possession d’un couteau…

Ces barrages ont été disposés dans tout le quartier du Stockfeld, mais rien du côté de la forêt ni d’Illkirch. Des résidents, lassés des provocations des hélicoptères, et du récit du comportement de la police qu’en faisaient les jeunes anti-otan assez inquiets, ainsi que de toute cette ambiance devenue réellement malsaine, en ont aidé certains à quitter les lieux en évitant les contrôles. A noter que d'autres, armés de leurs plans de Strasbourg, ont pu faire de même sans aide.

Les échos que j’ai eus à propos de ces contrôles sont assez édifiants, mais n’en ayant pas été directement témoin, je ne les évoquerai toutefois pas ici. J'invite par contre ceux ayant vécu quelque chose de manifestement abusif à se manifester.

S’agissant de se constituer une base de donnée d’identité de manifestants anti otan, la méthode employée aurait été excellente. Par contre, pour mettre la main sur des casseurs, elle apparaît quand même très approximative…


Dernière édition par Mik le Mer 15 Avr 2009, 9:06; édité 3 fois
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