Cie le pas de l'oiseau
avec Laurent Eyraud
Texte et mise en scène : Jean-Pierre Sauvet
Création lumière et régie : Olivier Chamoux
Bande son : Pascal Mézière
Photos : Richard Rogers
Costumes : Sandrine Toubon
Affiche et communication : Caline Rouelle et Coline Mauméjean
Avec le soutien de la municipalité de St Julien en Beauchène (05)
Jean Jaurès (1859-1914)
Il y a cent ans, Jean Jaurès créait le journal l'Humanité qu'il dirigea jusqu'à sa mort, le 31 juillet 1914.
Jaurès a été le grand orateur, le grand politique, philosophe, historien, passionné d'Art et de Littérature, curieux de tout et de chacun.
Aucun champ de l'activité humaine ne le laissa indifférent.
Jamais sans doute, dans l'Histoire contemporaine, un homme n'a suscité autant d'amour raisonné, comme autant de haine exacerbée.
Ce « volcan, qui à ses débuts en politique, ne vomissait que de la glace » allait se révéler le feu qui éclaire, nourrit et anime les consciences, le combat ouvrier, les plus hautes valeurs humanistes.
Son respect de la vie et sa croyance dans l'Homme, sa bonté et sa générosité, servis par une honnêteté scrupuleuse, rendaient Jaurès inattaquable sur un plan personnel, comme dans sa pratique d'homme politique.
Face à cette unité magnifique, certains n'hésitèrent pas à user de la calomnie et du mensonge, allant jusqu'à l'appel au meurtre de Jaurès.
L'impuissance des uns, alliée providentiel à la bêtise et au fanatisme des autres eurent raison de la vie du grand homme. Et à quelques heures d'intervalle –les mêmes causes produisant les mêmes effets- était déclarée la guerre de 1914-18, qui débouchera, elle, sur l'assassinat de millions de femmes et d'hommes… au nom de la paix !
Pour la Paix, certains tuent ; pour la Paix, d'autres vivent…
“Ici, c'est une place, par centaines, par milliers, nous sommes venus écouter le tribun, le député courageux, lucide et honnête.
Ici, c'est un lycée. L'historien, le philosophe, le laïque Jaurès s'adresse à la jeunesse d'aujourd'hui, de demain.
Ici, c'est un boulevard. Jaurès défile combattant pour la paix, pour les Droits de l'Homme et le droit des femmes- modernité.
Ici, c'est un cercle rouge. Jaurès, le stratège, l'organisateur, travaille à la création d'une coopérative ouvrière- préfiguration.
Ici, c'est un monument, une pyramide, au sommet de laquelle Jaurès a placé par son combat pour l'humanité, l'Homme.”
(Extrait du spectacle)
Jaurès, Parade et pied de nez
« (… ) Il nous faut préciser l'idéal par le réel et orienter le réel vers l'idéal ».
En créant un spectacle tout public, sur Jean Jaurès, nous avons souhaité parler d'un homme, qui, mettant la culture au service de l'intelligence et du combat politique, interroge sans cesse les mots, les faits et gestes, les évènements, le monde et son humanité.
Jaurès pose les vraies questions –toujours d'actualité- et soulève la vérité. Le parallèle entre la pensée de Jaurès et l'idée que nous avons du théâtre nous a semblé pertinent, il est l'un des supports du spectacle.
Parade - défilé de personnages qui vont témoigner chacun à leur manière sur Jaurès, sur son époque, de notre époque.
Pied de nez - avec des portraits plus ou moins historiques qui sont joyeusement irrévérencieux dans leur forme et parfois sur le fond.
Tour à tour provocateur, tendre, farceur, poétique, le spectacle se veut à l'image du « Bon Gros, du Bon Vivant », qui devant les morts, petites ou grandes, affirme la vie, l'humanisme, le droit au bonheur d'être.
« (…) E t l'acte devra toujours suivre la pensée et la pensée doit s'intégrer dans une représentation de l'avenir »
Presse
“Même si le personnage de Jaurès constitue la colonne vertébrale du spectacle, c'est le charme et le pouvoir des mots qui président réellement. A la frontière de la poésie et de la philosophie.”
le Dauphiné Libéré, 20 mai 2004
“L'évocation sur des planches de cet homme public, pacifiste militant (...) a toute la saveur que l'on peut tirer des ressources d'une intelligence humaine, pour dédramatiser la mort et, finalement, exorciser la bêtise.”
le Dauphiné Libéré, 25 mai 2004
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