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Prepcom 2008 : Les comptes-rendus du débat général |
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Deuxième session de préparation de la Conférence de révision du TNP de 2010
Genève (28 avril – 9 mai 2008)
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Ouverture : 28 avril
Présidence : Volodymyr YELCHENKO, Ambassadeur d'UKRAINE
Vice – Présidence : (qui présidera la 3 ème session de préparation en 2009 à New York ) |
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Débat général : |
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Le comité préparatoire pour la prochaine Conférence d'examen du TNP (Traité
de non-prolifération nucléaire) s'est ouvert ce lundi à Genève.
La quasi-totalité des diplomates des 186 pays signataires sont présents ainsi que
les représentants de soixante cinq ONG. Le Mouvement de la paix français est
remarqué avec ses trente délégués.
La forte présence de la société civile a été saluée d'ailleurs en ouverture
par M. Sergio Duarte, responsable du désarmement à l'ONU.
La séance plénière s'est déroulée avec son habituel lot de déclarations de
diplomates d'une quinzaine de pays qui, comme c'est l'usage, ont plutôt
prononcé des déclarations convenues, souvent empreintes d'auto-satisfaction
comme celle de la Slovénie parlant au nom de l'Union européenne ou celle de
la France. L'intervention du représentant français, dont la longueur
excessive a été relevée par le Président de séance, a été jugée par de
nombreuses ONG comme empreinte d'une certaine suffisance. Les objectifs que
se fixent la délégation officielle française sont doubles : comment empêcher
la sortie de certains pays comme la Corée du Nord ou l'Iran du TNP, comment
répondre à l'intérêt croissant envers le nucléaire civil de la part de
nouveaux pays. Les propositions émises par le président Sarkozy à Cherbourg
en début de mois ont été évoquées brièvement en fin de discours, en
précisant qu'elles ne valaient que si toute la communauté internationale
partageait le même souhait positif d'avancer vers le désarmement, sinon...
Un des moments le plus intéressant de cette journée a été constitué par la
table ronde des ONG organisée sur le thème de l'attitude de l'Union
européenne et du projet alternatif de Convention d'abolition des armes
nucléaires. Ce projet a été présenté et soutenu avec brio par le maire
d'Hiroshima et l'ambassadrice du Costa Rica. Des parlementaires belge etécossais ont expliqué comment ils avaient pu faire voter par leurs
assemblées respectives des vœux pour le désarmement nucléaire;
L'intervention de Michel Rocard, parlementaire européen, ancien animateur
de la "commission de Canberra" en 1995, était attendue. L'ancien premier
ministre français, après un long historique des armes nucléaires françaises,
a expliqué pourquoi il était convaincu que les opinions publiques feraient
de plus en plus pression pour le désarmement nucléaire, y compris du fait de
la multiplication des risques de prolifération et des risques d'attentats
terroristes avec des "bombes sales". Pour lui, malgré une certaine apathie
de la part des principaux partis politiques français sur la question de
l'élimination des bombes nucléaires, qui contraste avec les dernières
déclarations du premier ministre anglais, M. Gordon Brown, il n'y a pas
unanimité dans la classe politique française; Même au sein de l'UMP,
certains hommes politiques, comme M. Lellouche, doutent de la pertinence
aujourd'hui des armes nucléaires, à l'instar des anciens dirigeants
américains Kissinger, Nunn, Perry... Mais pour Michel Rocard, toute avancée
vers l'élimination passe nécessairement vers des progrès dans la prise de
conscience de l'opinion publique des deux "géants" nucléaires, les USA et
la Russie.
Ce comité préparatoire commence-t-il sous de meilleurs auspices que celui
de Vienne l'année dernière, comme l'indiquait certains diplomates ? La suite
des déclarations en séance plénière et notamment, celle du représentant des
USA, apportera peut-être une réponse à cette question.
Daniel Durand (Saint Etienne)
Genève, lundi 28 avril 2008, 16 h. |
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Séance plénière du lundi 28 avril 08. Débat Général (après-midi)
Nombreux intervenants. Certains sont trop longs et font prendre du retard, comme la France.
De façon générale, tous les intervenants vantent les méritent du TNP, qui, même si il n’est pas parfait, a permis des avancées, ou plutôt des ralentissements certains de la prolifération nucléaire.
Mais plusieurs positions s’opposent :
Les pays les plus nombreux à intervenir cet après-midi, la syrie pour la Ligue des Pays arabes, l’Egypte, l’Algérie, le Brésil, Cuba ont tous à peu près les mêmes avis et les mêmes griefs vis-à-vis des cinq puissances nucléaires officielles.
- le TNP doit être étendu à tous les pays or certains ne veulent pas signer et accepter un contrôle de l’AEIA. Israël a pu développer son arsenal nucléaire sans observation des grandes puissances nucléaires. La Ligue souligne qu’elle est accusée de dévellopper un nucléaire militaire, sans preuve, alors que rien n’est exigé d’Israël
- les pays demandent qu’il n’y ait pas « deux poids deux mesures »
Les pays possesseurs de l’arme nucléaire formulent des baisses d’effectives dans leurs arsenaux nucléaires mais en même temps, ils pratiquent une modernisations de leurs vecteurs ( et par là ne respectent pas l’article VI du TNP). Le Brésil demnde un tableau comparatif de l’évolution des armements.
- Les pays « nucléaires » opèrent sans consultation un changement dans leur politique : la dissuasion laisse place à une tendance à employer l’arme nucléaire à titre préventif, et même contre des pays qui ne possèdent pas l’arme nucléaire.
- Les pays demandent, comme il a été décidé en 1995, une zone dénucléariser au Moyen-Orient
- Cuba et le Congo soulignent le coût de la politique d’armement, demandent de convertir cet argent en fonds pour le développement.
- En bref, tous ces états sont déçus par l’attitude des grandes puissances nucléaires qui ne jouent pas le jeu du désarmement.
- Tous insistent sur leur volonté de pouvoir acquérir un nucléaire civil et le respect, donc, de l’Article IV du TNP.
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La Turquie, le Japon, la France insistent sur le contrôle du commerce des matières fissiles.
Le Japon demande une éducation au désarmement.
L’AEIA note des avancées dans le contrôle des sites nucléaires actuellement 950 sites sont contrôlés dans 161 pays. Mais en avril 2008, on compte 1416 incidents, dont 322 étant du vol ou de la disparition de matières fissiles. L’AEIA propose de déployer largement l’électricité nucléaire, elle propose des réserves d’uranium faiblement enrichi, qui seraient sous son contrôle.
Enfin deux pays apparaissent cet après-midi sûrs de leur bon droit et fiers de leur politique de désarmement : la France et les Etats-Unis.
La France participe à la lutte contre le terrorisme nucléaire, elle a un « bilan exemplaire » pour le désarmement. Elle est prête à continuer.
A terme, elle n’aura plus que 300 têtes nucléaires. Comme tous les pays précédents, elle est pour une solution négociée dans le cas de la Corée du Nord et de l’Iran.
Les Etats-Unis quant à eux ont fait un « progrès exemplaire » dans le désarmement. Ils ont une « production d’armement responsable, au besoin de leur évolution ». Ils ont une transparence volontaire.
On ressent un certain malaise devant la mauvaise foi de ces deux grandes puissances nucléaires. Leur responsabilité dans la lenteur du désarmement apparaît avec évidence.
Compte-rendu réalisé par Françoise Darmois (Savoie) |
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A consulter aussi :
- La composition de la délégation
- Le programme
- Le journal de bord
- Les compte-rendus des rendez-vous avec les ambassades
- Les activités des ONG
- Les positions des principaux pays lors du débat général
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