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Prepcom 2008 : les compte-rendus des rendez-vous des ONG |
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| Lundi 28 avril 2008 |
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40 ans de NPT : Quels sont les enjeux?
Nous sommes accueillis par F. Ebert du « General Center Of Security Policy », organisateur du débat.
Le GCSP est très heureux d’accueillir des personnalités à l’occasion de cette seconde conférence préparatoire et en particulier Mr OH, Ministre de la République de Corée et Mr Duarte, Président de la Commission du Désarmement des Nations Unies qui a consacré sa vie au désarmement.
Un premier intervenant allemand, Mr W. Veit prend la parole pour expliquer que la question du désarmement est très importante pour l’Allemagne. Ce Monsieur s’occupe d’une fondation pour la non prolifération et souligne le rôle fondamental de l’Union Européenne dans le processus de désarmement.
Il faut que la Conférence de 2010 soit un succès.
Le second intervenant est Mr Oh, Ministre de la République de Corée. La question du nucléaire est fondamentale et il faut à terme arriver à supprimer cet armement très puissant et extrêmement dangereux car potentiellement capable d’anéantir toute notre civilisation. Il faut geler et inverser le processus de l’armement nucléaire, cela est possible et indispensable.
Pour les partisans de l’armement nucléaire, tout dépend de l’armement alors que c’est faux.
Pour l’instant même si l’on ne peut supprimer totalement ce type d’arme, il faut maintenir le stock d’armes au plus bas niveau possible et ne pas permettre à de nouveaux pays de la posséder.
Intervient ensuite Mr ERLER, Ministre allemand. Pour l’Allemagne, le NPT est l’instrument le plus valable pour garantir la sécurité en Europe et dans le monde.
Il est difficile de bannir les armes de destruction massive. Il faut absolument promouvoir le désarmement. Il fait ensuite un bref historique du traite.
L’objectif est clair : supprimer totalement l'arme atomique.
Il note qu’après la fin de la guerre froide, la sécurité du monde s était renforcée mais que tout a été remis en question par l attaque du 11 Septembre.
Le terrorisme constitue une menace pour la paix mondiale et les pays doivent lutter ensemble pour assurer et renforcer la sécurité face a ces nouvelles menaces.
L’Union Européenne et l’Allemagne ont un rôle important à jouer dans les vérifications du respect des termes du NPT.
Les états non nucléaires font la promesse de ne pas acquérir l’arme nucléaire contre la promesse des états nucléaires de désarmer.
Les Etats-Unis et la Russie doivent faire un effort particulier en matière de désarmement car ce sont eux qui possèdent le plus d armes.
Tous les pays signataires du traite doivent en respecter scrupuleusement les termes.
Le processus de désarmement demande de la patience et du temps.
Intervient ensuite Mr Sergio Duarte, Haut Commissaire au Désarmement auprès des Nations Unies.
Le rôle des Nations Unies est de maintenir la paix dans le monde.
Le TNP constitue le processus le plus important de l’histoire pour promouvoir le désarmement.
Dès 1946, voyant les conséquences catastrophiques de l’utilisation de l’arme atomique, les Nations Unies ont souhaité la suppression totale des armes de destruction massive et la limitation des armes conventionnelles.
Chaque pays signataire du traité doit absolument se plier aux règles de contrôle.
Deux points sont particulièrement importants ;
- il faudrait savoir combien d’armes nucléaires existent réellement dans le monde et établir pour cela une plus grande transparence.
- Il y a officiellement environ 26000 armes, il y a donc une contradiction entre ce chiffre très élevé et la volonté apparente de désarmer affichée par les signataires du traité
Il y a une atmosphère de suspicion mais des progrès sont possibles si tous les pays jouent la règle du jeu. Il a beaucoup d’espoir en l’avenir.
Les Nations Unies font leur possible pour aider à la mise en œuvre du TNP.
Tous les pays signataires doivent absolument se soumettre au contrôle international.
Intervient ensuite Mr Potter, directeur du « Center for Non-proliferation Studies Institut des Etudes Internationales », Monterrey, Californie, USA.
Il se dit très déçu par la conférence de 2005.
Certains pays se sont mal conduits.
Il y a pour lui une crise très sévère dans le processus du TNP.
Il note cependant comme un signe encourageant les promesses des trois principaux candidats aux elections americaines qui se sont tous engages a faire aboutir le NPT.
Il souligne la grande fragilite du traite, l absence d organisation efficace.
Il releve aussi l urgence en la matiere en disant notamment que le temps n est pas de notre cote et que tous les pays sont concernes.
Le nucleaire est dangereux, en particulier face aux menaces terroristes.
Il faut proteger le materiel nucleaire tel l uranium contre les menaces terroristes.
Nous devons agir pour ne pas un jour nous retrouver face a une catastrophe et se dire alors’’’AURAIT ON PU FAIRE QUELQUE CHOSE ?’’
Il espere que ces deux semaines de travail seront positives et permettront d avancer plus vite dans la voie du desarmement.
Viennent ensuite plusieurs questions.
Un representant de la Federation de Russie pose le probleme du developpement des armes par les etats nucleaires en dehors de leurs frontieres.
La Russie a pris l engagement de ne pas le faire.
La Coree en la personne de Mr Oh repond que les etats nucleaires peuvent le faire mais en gardant un contrôle total de ces installations.
Une iranienne parle ensuite de l injustice dont fait l objet son pays.
Pour elle, les Nations Unies empechent le developpement économique de l'Iran en lui refusant l acces a l energie nucleaire.
C est une discrimination.
Si l Iran se sent en securite sur le plan international, il combattra le terrorisme et reduira le degre d enrichissement de son uranium afin de garantir qu il n y a aucun risque de derive militaire.
L Iran a besoin du nucleaire pour se developper.
Mr ERLER lui repond que les Nations Unies ne sont nullement hostiles a l'Iran mais que ce pays doit regagner la confiance de la communaute internationale, confiance que ce pays a perdu.
L Iran se livre a l enrichissement de l'uranium de manière telle que la communaute internationale ne peut que s interroger sur la volonte de l'Iran de ne pas fabriquer la bombe.
A une question concernant Israel qui n a pas signe le traite et dont l attitude est menacante, Mr Duarte souligne que le cas d Israel ainsi que celui de l Inde et du Pakistan devront etre examines lors de la conference de 2010 qui devra universaliser le traite.
A la fin du débat, nous nous presentons à Mr Duarte qui nous salue tres gentiement.
Lorsque nous lui posons la question de savoir si des missiles nucleaires Israeliens se trouvent pointes sur l Iran prets a partir, il nous repond en souriant que cela fait partie des secrets militaires et que les Nations Unies ne sont pas au courant.
Nous terminons cette soiree passionnante par un magnifique buffet.
Compte-rendu réalisée par Anne et Florence
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Armes Nucléaires : à quel prix ?
Un point de vue économique, moral et politique.
Conférence - débat organisée par le Bureau International de la Paix et le Conseil Mondial des Eglises |
En introduction au débat, Stephen Schwartz, chercheur, présente les résultats d’un audit réalisé sur le coût des armes nucléaires US de 1946 a 1996 (cet audit date de dix ans).
Ces coûts sont hallucinants : la seule maintenance de l’arsenal nucléaire US coûte annuellement 35 billions de $ et le coût total du programme US d’armes nucléaires de 1945 à 1996 est évalué à 5,5 trillions de $ (!), ce qui donne par extrapolation jusqu’à aujourd’hui plus de 7 trillions de $.
L’orateur a utilisé des images pour permettre d’appréhender l’importance de ces dépenses fabuleuses.
Il est bon de retenir aussi que la construction des bombes ne représente que 7% de ce coût total contre 56% pour leur déploiement, 16% pour les moyens de protection contre une attaque nucléaire, 14% pour les régler sur des cibles et les contrôler et seulement 0,5% jusqu’à présent pour leur démantèlement.
En réalité le coût n’a pas été seulement financier. Dans le coût humain il faut d’abord inscrire l’impact sur la santé des militaires et autres populations exposés volontairement aux radiations lors des essais dans le désert du Nevada. Il faut aussi prendre en compte l’impact sur la santé des travailleurs oeuvrant à la fabrication des armes nucléaires (absence de protection contre les radiations).
Les coûts environnementaux ont également été considérables : mise à la décharge sans conditionnement spécial des déchets de faible rayonnement et même de déchets contaminés par du plutonium ( il nous a montré des photographies prises dans les années 1960 et 1984).
Il faut enfin y ajouter les coûts démocratiques et politique engendrés par la généralisation du secret et la perte de confiance de la population en ses gouvernements.
Compte-rendu réalisé par Florence et Nathalie
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L’Union Européenne et la convention pour l’élimination des armes nucléaires. |
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Table ronde organisée par « Abolition 2000 Europe » et « Mayor for Peace ».
Cinq orateurs se sont succédés :
- Tadatoshi Akiba, maire d’Hiroshima pour l’introduction,
- Mrs Laura Thompson, Ambassadrice du Costa Rica, pour présenter le projet de convention,
- Patrick Vankrunkelsven, sénateur belge et animateur de « Mayors for Peace-Europe » pour illustrer par l’exemple belge les possibilités de mobilisation des populations en faveur du désarmement nucléaire,
- Bill Kidd, parlementaire écossais pour témoigner de l’existence d’une majorité au parlement écossaise sur cette question et, enfin,
- Michel Rocard, parlementaire européen, ancien premier ministre de la France et membre de la commission de Camberra, pour traiter explicitement le sujet annoncé.
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Dans son introduction, M. Akiba a présenté le protocole complémentaire au TNP porté par « Mayors for Peace » et visant à la réalisation d’un monde sans armes nucléaires en 2020.
Il a insisté sur l’importance de la mobilisation des maires des villes du monde entier. |
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| Pour Mme Laura Thompson, qui est à l’origine de la démarche de la commission de Camberra, des ONG, et du travail des juristes et scientifiques qui ont promu puis rédigé le projet de convention, c’est le constat que les états dotés de l’arme nucléaire n’ont pas fait en 40 ans la preuve d’une réelle volonté de négocier un désarmement nucléaire complet sous contrôle international. Elle a rappelé que la Malaisie et le Costa Rica ont présenté et soutenu ce projet devant l’Assemblée Générale des Nations Unies. |
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Ayant rappelé que les USA sont la principale puissance nucléaire en Europe (en contravention avec le TNP), Patrick Vankrunkelsven témoigne de la grande mobilisation des Belges pour l’élimination des armes nucléaires (plus de 50% des maires des grandes villes adhèrent à « Mayors for Peace ») et pour le retrait des bombes US.
Relativement à l’objectif global, une victoire sur cette question serait certes un petit pas, mais c’est avec des mobilisations pour de tels petits pas qu’on construit les mobilisations nécessaires pour atteindre des objectifs plus ambitieux. Il appelle tous les mouvements pacifistes d’Europe à viser ces mêmes objectifs. |
Partant de l’exemple du parlement écossais où une majorité s’est dégagé pour l’élimination des armes nucléaires, Bill Kidd a lance un appel pour que les mouvements pacifistes de l’Union Européenne fassent un lobbying actif auprès des parlementaires de leurs pays pour que cette position fasse tâche d’huile.
Après avoir rappelé que, jusqu’à présent, l’Union Européenne n’a aucune compétence dans ce domaine et que la sécurité demeurait de la responsabilité exclusive des états, Michel Rocard a indiqué que, si quatre pays de l’UE revendiquaient leur neutralité en cas de conflit armé et rejetaient officiellement toute idée de nucléarisation de la défense européenne, la plupart des autres font confiance à l’OTAN. |
| Il expose l’histoire de la politique de dissuasion nucléaire de la France depuis l’origine, avec la décision de De Gaulle de sortir la France du Haut Commandement militaire intégré de l’OTAN, jusqu’à la déclaration de J. Chirac à l’Ile Longue en janvier 2006 avançant pour la première fois la possibilité d’utilisation par la France d’une arme nucléaire contre un état qui menacerait ses intérêts vitaux, même s’il n’est pas lui-même doté de l’arme nucléaire. |
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Concernant l’exigence d’élimination des armes nucléaires, il pense que l’opinion publique française est très en retard sur celles de ses principaux voisins européens.
Quant aux parties politiques, l’UMP épouse totalement la vision donnée par Sarkosy à Cherbourg (très proche des positions US et Israélienne), les parties du centre ne dissent rien et même le parti communiste n’a fait de cette question ni un élément public central de sa politique, ni l’objet d’une campagne importants. Quant au parti socialiste, il reste fidèle à la doctrine de la dissuasion nucléaire, ce qui désespère Michel Rocard.
Il conclut en confiant qu’il sent un début de changement sur cette question dans tous les courants politiques (il cite Pierre Lelouche de l’UMP) et qu’il a confiance en l’éventualité d’un changement rapide de l’opinion publique en France sous réserve qu’une puissante campagne d’opinion bouscule l’omerta organisée par les parties politiques dominants et les principaux médias.
Compte-rendu réalisé par Claude Ruelland. |
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Mardi 29 avril 2008 |
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| Mercredi 30 avril 2008 |
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« Protéger les villes contre le fléau de la guerre »
organisée par l’ Association « Mayors for Peace » |
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Nous sommes accueillis par un membre canadien de l’association .
Il rappelle l’échec de l’initiative « Les villes ne sont pas des cibles »
L’association avait en effet pris l’initiative d’écrire à toutes les puissances dotées de l’arme nucléaire pour leur demander, en cas d’attaque, d’épargner leurs villes.
Seul le gouvernement britannique a répondu, de manière négative en disant que ces cibles étaient l’essence même de la dissuasion, d’où l’initiative de cette table ronde sur les effets des bombardements sur les villes.
Témoignages très divers de participants d’origines très différentes. |
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Deux témoignages nous ont particulièrement touchés.
Le premier est celui d’une citoyenne croate de la ville de Biograd (province de Zadar) . Elle a expliqué que cette ville était l’une des cibles favorites des attaques à la fois maritime, aérienne et terrestre. Les habitants ont souffert pendant des mois du manque d’eau et d’électricité.
Durant les bombardements, les gens se réfugiaient dans les caves où ils survivaient parfois pendant plusieurs jours, ayant appris au fil du temps à anticiper les attaques pour se mettre à l’abri.
Depuis août 95, la guerre est officiellement terminée mais de nombreux problèmes demeurent. |
Le premier est l’existence de nombreuses mines anti-personnel qui explosent régulièrement, blessant et tuant des gens.
Le 2ème problème est le traumatisme psychologique subi notamment par les jeunes ayant combattu et les enfants.
Le 3ème problème est l’afflux de réfugiés dans cette ville où il y a beaucoup d’hôtels, ce qui est source de tensions avec la population locale.
La Croatie est maintenant membre de l’Otan, qui est sur le point d’installer une de ses bases dans la province de Zadar.
Nous avons ensuite écouté le témoignage d’un citoyen palestinien qui a parlé des habitants de la bande de Gaza qui est un secteur totalement fermé. C’est une région qui n’a plus de droits et dont la population est privée d’un grand nombre de ressources de première nécessité.
Les hôpitaux en particulier ont du mal à fonctionner.
Ce sont ces gens qui paient le prix de la guerre américaine en Irak.
Ce type de souffrances n’est pas répertorié comme une guerre, alors que c’est réellement le cas.
Nous recueillons ensuite le témoignage d’un maire italien d’une petite ville : Bruccia. Il nous signale tout d’abord que son grand-père est mort lors d’un bombardement durant la seconde guerre mondiale, ce qui l’a particulièrement sensibilisé à ce problème. |
Bruccia est située près d’une base militaire nucléaire. C’est une ville industrielle dont l’armement de guerre constitue la principale industrie.
Beaucoup de maires sont sensibles au problème du nucléaire, mais ce problème passe au second plan car ils sont submergés par les problèmes quotidiens.
Les gouvernants devraient réfléchir au fait que si l’arme nucléaire existe, c’est qu’elle peut être utilisée. Les « gens normaux » refusent la guerre ; ils veulent simplement vivre tranquillement et élever leurs enfants dans la dignité. |
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Michel, membre de notre délégation, fait part de l’expérience istréenne d’une petite ville construite aux abords d’une base aérienne où sont stockées, prêtes à l’emploi, 20 à 40 têtes nucléaires aéroportées. La population est totalement ignorante des dangers potentiels liés au stockage et à la manipulation de tels engins. Seuls les militaires exécutent chaque année un exercice d’entraînement en cas d’incident nucléaire. Les riverains de la base ne sont jamais concernés. Tout comme les habitants oublient, où veulent ignorer, qu’ils sont une cible potentielle pour des ennemis éventuels.
Lors du tour de table, il fût intéressant d’entendre le responsable britannique d’une association préoccupée par les conséquences de l’accident de Tchernobyl, et qui nous a décrit une ville de 5000 personnes qui a été évacuée et abandonnée, représentant toutes les conséquences que pourraient avoir les effets d’une guerre nucléaire limitée sur les villes environnantes.
Intervient ensuite un maire d’une ville portugaise de 56000 habitants. Il note tout d’abord que bien que le Portugal n’est pas eu l’expérience de la guerre sur son sol, les guerres menées en Angola, au Mozambique et en Guinée, par des militaires portugais ont beaucoup marqué la population. Le nucléaire et la guerre vont de pair et constituent un sujet très préoccupant. Il note que la compétitivité est aujourd’hui la valeur essentielle de nos sociétés et que cela ne peut qu’entraîner la guerre, nucléaire ou non.
Nos sociétés ne prennent plus suffisamment en compte les droits de l’homme. Il faut repenser le monde, éduquer à la Paix et à la solidarité contre l’individualisme. L’action locale est très importante, notamment au niveau des municipalités.
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Intervient ensuite une 1ère représentante italienne de « Mayors for Peace », qui nous rappelle que l’Italie est signataire du TNP mais qu’elle possède 90 têtes nucléaires américaines réparties sur deux bases de l’Otan sur son sol.
Une seconde représentante italienne nous explique que l’association a fait une proposition au parlement italien afin que l’Italie devienne libre d’armes nucléaires. Elle espère que cette campagne va aboutir. Elle note ensuite que l’Association « Mayors for Peace » comporte, suite à des renversements électoraux, certaines villes dont la sensibilité politique des maires nouvellement élus, peut être un problème (exemple d’un maire saluant son élection d’un salut fasciste).
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Un représentant belge rappelle l’existence de base américaine en Belgique ainsi que la présence de l’état major de l’Otan.
Il nous explique qu’il travaille dans une ville qui fut totalement détruite en 1915 et dont la population a eu à subir le terrible effet des gaz. C’est avec émotion qu’il participe aux cérémonies commémoratives de cette commune ou le nom de milliers de personnes figure sur un monument et dont, pour certains, on n’a jamais retrouvé les corps.
Cela lui permet d’évoquer le « syndrome de stress post- traumatique » qui est un des fléaux
psychologiques de la guerre.
Jackie, représentante d’une association de femmes américaines contre la guerre, relève qu’il sera très difficile d’éliminer l’arme nucléaire. Les États-Unis sont le seul pays à avoir utiliser la bombe et n’a vécu en paix que 40 ans sur ses quelques 200 ans d’histoire. Elle souhaite que les maires du monde entier viennent rencontrer les maires de « Mayors for Peace » des États-Unis.
Un chirurgien de la Croix-Rouge nous présente ensuite une étude sur les impacts des explosions dans les villes, qu’elles proviennent d’un tir de missiles ou qu’elles soient le fait d’un engin explosif déposé sur un marché.
Son étude a comptabilisé 1972 explosions en 6mois, dont plus de 500 dans de grandes villes.
En zones urbaines, il a comptabilisé 3578 victimes tuées + 13 par incidence et 7820 Blessés.
En zone peu habitée, il a recensé 2495 morts et 4208 blessés.
Il a ensuite étudié les effets de la violence armée qui varie selon, premièrement, la nature de l’arme, deuxièmement, le nombre d’armes utilisées, troisièmement, la manière dont l’arme est utilisée et quatrièmement, la vulnérabilité des victimes.
A son avis, en éradiquant un seul de ces facteurs, la population des villes seraient protégées.
Lors du débat qui a suivi, la question de la reconversion des industries d’armement ne pose pas de problèmes particuliers pour peu que l’on l’explique aux gens et que leur compétences professionnelles soient reconnues.
Nous terminerons par les remarques faites par notre hôte .
Il a rappelé qu’en cas d’attaque, les autres villes devaient se montrer solidaires .
Il a mentionné l’importance de la résolution des Nations Unies sur la situation des villes.
Pour lui, il faut condamner toutes les armes, nucléaires ou non, et toutes les guerres.
Il note que dans chaque pays, l’armée occupe toujours une très grande place et est un des postes budgétaires les plus importants.
Il revendique pour les maires une organisation suffisamment imposante pour faire face aux gouvernements qui ne prennent pas toujours leur responsabilité en matière de défense.
Les maires devraient pouvoir acquérir des connaissances sur le terrain militaire pour s’entretenir de manière crédible avec les représentants de l’armée.
Compte-rendu réalisé par Michel et Florence. |
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Education au désarmement et à la Non Prolifération |
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Le Japon a organisé en partenariat avec l’UNIDIR (United Nations Institute for Disarmament Research) un séminaire sur l’éducation au désarmement et à la non prolifération. Deux axes importants en sont ressortis : l’enseignement et le témoignage. Le Japon s’implique dans cette double démarche depuis la première Prepcom.
L’enseignement consiste a faire connaitre le TNP, ses points forts et ses faiblesses. Deux expériences sont allées en ce sens, une menée par Mlle Hushbeck, l’autre par Madame Porseva. Mlle Hushbeck, a développé une simulation de négociations du TNP entre étudiants. Cet exercice leur a permis de comprendre le fonctionnement du TNP et de réfléchir à la complexité géopolitique. Un professeur de Zelenogorsk en Russie, Madame Porseva a développé un programme d’enseignement autour du désarmement et de la non prolifération au niveau du lycée.
Le témoignage est aussi un enjeu crucial dans l’éducation à la non prolifération et au désarmement. Il est nécessaire de faire connaître le drame de Nagasaki et d Hiroshima et ses conséquences dramatiques sur la santé des survivants.
Deux Hibakushas (Monsieur Tanaka et Madame Samasori) ont témoigné en ce sens. Ils ont souligné l’importance de faire appel à ce q’ il y a de plus humain en chacun de nous pour recevoir leur message et le transmettre autour de nous, car chacun a une responsabilité dans la construction de la paix. Ils demandent à l’ONU de poursuivre son action pour le désarmement et pour la paix.
Le docteur Sullivan a soulevé le problème du vieillissement des Hibakushas (qui ont a présent en moyenne 73 ans). Elle a propose sur le site internet des Nations Unies ( www.cyberschoolbus.un.org/dnp ) quelques jeux pédagogiques en ligne, un chat pour créer un lien entre générations et au delà des frontières. Pour aller plus loin sur la piste du témoignage, elle propose d’utiliser des objets des décombres pour aborder avec les élèves la question de l’arme nucléaire. Cette idée paraît bien compliquée à mettre en oeuvre car les musées accepteront difficilement de prêter leurs objets.
On a vraiment regretté que la journée du 21 Septembre ne soit pas évoquée.
Le séminaire a été trop court (1h30) et n’a pas laissé le temps pour un approfondissement et une réelle discussion.
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2010 – 2020 De la survie au succès
Initiative de « Mayors for Peace », « Middle Powers Initiative", Campagne 2020 avec l'appui de la Mission permanente du Mexique à l'ONU. |
Plusieurs surprises dès le début: dans la salle de l'Assemblée -une cinquantaine de personnes sont présentes- nous nous regroupons devant, aux places des Etats Parties: Alain aux Barbades, Jean-Claude en Biélorussie, Noëlle en Algérie.
Avec un quart d'heure de retard, la rencontre commence en anglais, avec une seule interprète de langue italienne. |
| Le premier intervenant débite son texte à toute vitesse. L'interprète qui n'arrive plus à suivre abandonne à mi-discours. Dans sa première moitié d'intervention, il exprime beaucoup d'inquiétude depuis l'échec de la Conférence de révision de 2005, vues les 27000 armes nucléaires encore disponibles dans le monde et le peu de crédibilité qu'il accorde à certains gouvernements. |
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L'ex-ministre du gouvernement de Nouvelle-Zélande, encore présidente du Parlement pour quatre mois au terme desquels elle redeviendra simple citoyenne, souligne que ce sont cinq femmes qui composent en Nouvelle-Zélande la Commission Parlementaire pour le désarmement. Elle affirme l'importance d'un ministère du désarmement pour négocier avec d'autres pays et se déclare très fâchée du non-respect des résolutions du TNP. Pour elle, les médias accordent une place infime à ce problème. Heureuse de constater le présence accrue de ministres aux commissions préparatoires, elle lance un appel fervent à la société civile pour que s'accroisse la sensibilisation aux dangers des armes nucléaires.
L'ambassadeur de l'Inde à la Conférence sur le Désarmement rappelle l'actualité du début de l'intervention de Rajiv Gandhi, à la session spéciale de l'ONU sur le désarmement de 1988: "L'Humanité se trouve à un carrefour de l'histoire... elle est menacée d'holocauste...il est nécessaire d'éliminer les armes nucléaires...".
A la dernière session de la Conférence du Désarmement de l'ONU, l'ambassadeur a exposé les positions de l'Inde: elle est disposée à négocier une convention d'élimination des armes nucléaires ainsi qu'une convention d'interdiction des menaces d'emploi de ces armes. L'Inde a besoin de l'énergie nucléaire à usage pacifique et est prête à devenir un partenaire complet dans les contrôles indispensables qui vont de pair avec cet usage (rappelons que l’Inde n’est pas signataire du TNP).
Le maire d'Hiroshima, Monsieur Akiba, fait un long développement sur la réussite du plan d'urgence de la ville d'Hiroshima, destiné à lui éviter la banqueroute. Cette insolite mise en condition de son auditoire lui permet de poser deux questions: comment sensibiliser la population du globe? Comment la convaincre de la nécessaire élimination ses armes nucléaires? Le maire de Nagasaki et lui-même ne veulent pas d'une nouvelle explosion pour réveiller les nations et leurs Etats. Il s'appuie sur l'exemple du protocole de Kyoto et sur celui de la convention contre les mines pour espérer que le protocole Hiroshima-Nagasaki contribuera à l'élimination des armes nucléaires. Il se félicite d'avoir entendu en assemblées plénières, à maintes reprises, beaucoup de représentants d'Etats parler "de bonne foi" (cf. article 6 du TNP).
Il espère que grâce aux Maires et aux ONG, l'opinion publique mondiale imposera cette "bonne foi" dans le processus d'élimination des armes nucléaires.
Aaron Tovish présente le protocole Hiroshima-Nagazaki et son contenu.
Enfin, l'ambassadeur du Mexique, Luis Alfonso De Alba, affirme que cette commission préparatoire, qualifiée par lui de "maison", est sur le point de s'ouvrir.
Il y manque la clé qui pourrait être la recherche d'un consensus mais, pour lui, cela suppose aussi de ne pas tolérer un quelconque abus sous prétexte de consensus.
Il souhaite un franc succès à cette Prepcom pour qu'elle se transforme en moteur pour 2009 et en succès pour 2010. |
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La campagne Internationale pour l’élimination des armes nucléaire (ICAN)
Comment les ONG peuvent-elles mobiliser pour une convention
sur l'élimination des armes nucléaires |
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Les associations qui participent à la campagne ICAN se réunissent pour faire le point sur leurs activités respectives.
Australie: un collectif de 40 associations se sont réunies autour de la campagne ICAN (syndicats, associations de développement, droit de l'homme, culture de la paix, environnement...)
- le collectif a mené des actions de lobbying pendant les éléctions australiennes.
- Ils ont fait appel à un consultant extérieur pour élaborer une stratégie de lobbying
- Ils ont envoyé par courrier Securing our survival, qui est un résumé des arguments clefs de la convention d’élimination des armes nucléaires
- ils ont crée deux sites internet
- le collectif a développé des supports de mobilisation et d'éducation au développement:
- dépliants pédagogiques: le collectif australien propose de fournir ses supports, de les traduire. En revanche, ils n'ont pas de subventions pour cela
- écrire aux députés
- le manuel Learn abolition qui propose des activités variées de sensibilisation au désarmement
- DVD
- CDROM qui reprend le texte de Securing our survival
- une pétition...
Le collectif australien est très mobilisée et très actif. |
Royaume-Uni:
- Les britanniques s’appuient sur la proposition de convention pour positiver leurs messages de communication auprès du public : « No to Trident and Yes to a Nuclear Wheapon Convention » - Non au programme de renouvellement des sous-marins nucléaires Trident et Oui à une Convention sur les armes nucléaires.
- ils ont mené une activité de plaidoyer
- en direction des ambassades: ils ont demandé à un expert de l'OTAN de rencontrer l'ambassadeur russe pour qu'il lui décrive à quoi ressemblerait le traité si la convention était adoptée. Ce lobbying a mené l'ambassadeur britannique responsable du désarmement à Genève à demander le document.
- Auprès des deux chambres
- et élaboré des documents de campagne :
- ils ont rédigé deux documents de fonds pour la campagne
- un tract pour une distribution dans la rue
- ils préparent une réunion publique d'ici peu
Les britanniques regrettent de ne pas avoir un salarié qui puisse travailler à plein temps sur la coordination du collectif. |
France:
Pierre Villard a souligné que ICAN est une campagne nouvelle mais que le but à atteindre est ancien. Le collectif français s'est crée en 2004 et regroupe une quinzaine d'organisations, dont des syndicats, des associations de défense des droits de l'homme ou de l'environnement etc. En novembre, une vingtaine de conférences se sont déroulées partout en France, avec la participation de plusieurs personnalités du réseau ICAN, dont par exemple Bill Williams, appartenant au collectif anglais de ICAN. Le mouvement de la paix a été très actif et a produit beaucoup de supports de mobilisation:
- affiches
- journaux
- autocollants
- le texte en français de la Convention, obtenu auprès de l’ONU, accompagné en préambule d’un texte de Sergio Duarte
- des cartes postales à envoyer à Nicolas Sarkozy
Lors du salon international des initiatives de paix, qui aura lieu à Paris les 30, 31 Mai et 1er Juin, un stand commun aux associations du collectif sera dédié à la campagne ICAN
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Norvège:
- ont envoyé une pétition au ministre des affaires étrangères, qui a subventionné la traduction en norvégien de la convention
- ont essayé d'infléchir le vote norvégien sur la convention, en les faisant passer d'un vote négatif à une abstention
- Février 2008: la Norvège a organisé une conférence internationale à Oslo, intitulée « Achieving the vision of a world free of nuclear weapons » avec la venue de monsieur Nuun.
Suède:
Le collectif suédois considère qu'aucun pays Européen n’est prêt à s'engager sur la Convention pour l'instant
- ils sont en train de traduire la Convention en suédois
- les étudiants ont organisé un concept sympathique de rencontres : des dépliants sont distribués et on invite les personnes à venir ou à repasser plus tard pour discuter autour d'un thé
- Ils ont le grand projet d'actualiser learn about nuclear weapons
- Ils n'ont pas encore réussi à avoir des articles dans la presse et avoir d’homme politique à leur côtés.
Pays Bas: ne sont pas encore très engagés dans la campagne ICAN
Néanmoins, une liste des personnes soutenant la convention au sein du gouvernement a été publiée dans un article de la presse hollandaise. Le changement de gouvernement entre temps a créé une difficulté.
Etats-Unis:
Ils attendent que les candidats à la présidentielle américaine aient été désignés
Ils prévoient de faire beaucoup d'éducation au développement
Conclusion: certains pays sont déjà bien engagés dans la campagne ICAN dont la France à travers le Mouvement de la Paix et l'Australie avec IPPNW. Les collaborations entre collectifs doivent être développées afin d'intensifier les activités de lobbying et de produire des documents supports de la campagne. |
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| Vendredi 02 mai 2008 |
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Quelques implications de l'accord « Etats-Unis- Inde » |
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La salle est remplie de membres d'ONG ainsi que de représentants officiels (Inde, Etats-Unis, Irak…)
La rencontre se déroule autour de deux chercheurs:
- V.R Ramana, chercheur au « Centre interdisciplinaire de Bangalore » sur les questions d' environnement et de développement
- Z. Mian, chercheur à l'Université de Princeton
En quoi consiste l'accord entre les Etats-Unis et l'Inde?
Mr Ramana décrit la nature de cet accord. Son discours est technique: il semble oublier que l'auditoire n'est pas constitué de scientifiques spécialistes de la question.
Les Etats-Unis s'engagerait à fournir de l'énergie nucléaire civile pour les centrales indiennes, tandis que l'Inde accepterait d'ouvrir ces installations nucléaires civiles à des inspecteurs de l'AIEA. Cet accord serait historique pour les deux pays : les Etats-Unis dérogeraient à leur politique de non-prolifération vis-à-vis des pays non-signataires du TNP et l'Inde lèverait en partie le secret sur ses installations nucléaires.
Quelles sont les motivations des deux pays?
Pour Mr Ramana, les motivations sont doubles pour l'Inde:
- la production d'uranium sur le territoire national est insuffisante
- l'Inde a besoin d' électricité au vue de sa croissance et de sa démographie
Le problème majeur de cet accord est qu’il libérerait l'uranium indien pour une utilisation militaire. D'après les calculs de Mr Ramana, l'Inde pourrait produire 200kg/an d'uranium enrichi, soit l'équivalent de 40 bombes.
Pour Mr Mian, les Etats-Unis ont de nombreuses motivations. L'Inde représente un enjeu important en ce début de XXIeme siècle, aussi bien pour le camps démocrate que pour le républicain. Ashton Carter, ancien Secrétaire à la Défense sous la présidence Clinton, avait souligné l'intérêt de partenariats stratégiques avec l'Inde. En effet, ce rapprochement permettrait notamment de:
- contrer le programme iranien,
- contrebalancer l'influence chinoise,
- développer une coopération militaire en dehors des Nations Unies…
Le président Bush a d’ailleurs accéléré ce processus dès 2005.
Un accord contraire aux textes réglementaires:
La communauté internationale a condamné unanimement, le 6 juin 1998 par la résolution 1172, les activités nucléaires militaires de l'Inde et du Pakistan ainsi que les pays qui les appuieraient dans leur nucléarisation. Néanmoins, l'accord Etats-Unis/ Inde a vu le jour.
Pour Mr Mian, un tel accord soulève de multiples problèmes:
- l'Inde n'ayant pas ratifié le TNP, toute coopération de la part des NSG (Groupe des Fournisseurs Nucléaires) est interdite.
- pour que cet accord soit valable, il faudrait changer les règles du NSG, notamment celle qui demande le contrôle total des installations nucléaires. Mais modifier une règle du NSG provoquerait une violation du TNP.
- un tel accord ne devrait pas avoir lieu sans traité sur l'arrêt de production de matières fissiles et sur les essais nucléaires.
- la conférence de 2010 ne devrait pas reconnaître un tel accord.
Quelle réaction internationale?
- les pays non détenteurs de l'arme nucléaire sont défavorables à cet accord:
- l'Australie s'est engagée à vendre sa production d'uranium à des pays membres du TNP
- le Japon a condamné publiquement cet accord mais n'a rien fait de concret
- les ENDAN essayent à présent de faire pression auprès des pays détenteurs de l'arme nucléaire et signataires du TNP pour désavouer cet accord
- les pays détenteurs de l'arme nucléaire ne condamne pas fermement cet accord.
Les signataires du TNP accepteraient eux-mêmes de mener une coopération nucléaire si les règles du NSG changeaient, soit:
- la France voudrait accéder au marché indien et contrebalancer l'influence chinoise
- la Russie souhaiterait vendre des réacteurs
- la Chine aimerait faire de la coopération nucléaire civile pour développer des liens avec l'Inde, reprendre des activités commerciales avec le Pakistan et contrebalancer l'influence américaine en Asie
- le Royaume -Uni soutient l'accord Etats-Unis/Inde et pourrait à son tour envisager de développer un programme de coopération nucléaire avec l'Inde.
Les pays non signataires du TNP seraient intéressés par un tel accord:
- Israël a déjà sollicité les Etats-Unis pour un accord similaire, mais le président Bush refuse une telle coopération
- et évidemment le Pakistan, qui est néanmoins inquiet de ce rapprochement stratégique entre l'Inde et les Etats-Unis.
La position des ONG: (Mayors for Peace)
- cet accord devrait être à l'agenda de la Prepcom de 2008
- il ne faudrait pas attendre la Conférence de 2010 pour étudier et prendre des décisions sur cet accord.
Les conséquences sur le conflit indo–pakistanais n'ont pas été évoqués, à savoir si cet accord intensifie ou non les tensions entre les deux frères ennemis. |
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A consulter aussi :
- La composition de la délégation
- Le programme
- Le journal de bord
- Les compte-rendus des rendez-vous avec les ambassades
- Les activités des ONG
- Les positions des principaux pays lors du débat général |
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