Vers 8h : petit déjeuner en douceur, pour quelques-uns très copieux (pancake, sirop d'érable, omelette…) sous l'œil gentil et discret du personnel.
A 9h :la journée commence dans le hall de « l'Hôtel pour jeunes ». Pas facile de s'organiser pour arriver à dire qui fait quoi. Des choix un peu douloureux sont nécessaires.
A 10h, Jean-Paul se dirige vers l'ONU pour assister à la conférence « Armes nucléaires et la guerre préventive. »
A 13h, Pierre doit intervenir –en anglais- sur le thème : quelle initiative européenne pour le désarmement nucléaire ? Du stress dans l'air. Les supporters sont nombreux.
Daniel propose de suivre à 15h : « Les armes nucléaires, la non-prolifération et la quête de la sécurité, et puis il y a aussi la question de l'Asie du Nord-Est à la même heure.
Nous sommes tous très intéressés –sauf les habitués de l'ONU- par la visite de cette dernière.
Rendez-vous donc à 15h45 précise pour cela. Seniors de plus de 62 ans et étudiants bénéficiant d'une réduction, préparez vos cartes…
Et puis à 18h15, rendez-vous devant le « pistolet tordu » devant l'ONU. Nous sommes invités par la vénérable association de la WILPF (La Ligue Internationale de femmes pour la Paix et la Liberté) qui fête ses 89 printemps. On aime les anniversaires : Happy Birthday !!!
Les grandes lignes du « programme » sont tracées. Nous quittons l'hôtel. Un petit « mistral » nous prend en sortant. Le ciel est d'un bleu provençal. Nous trouvons du charme au petit marché de produits maraîchers avec des asperges, des fruits, des champignons, du cidre –maison- « farmers », au pied des tours. A savourer.
Toujours sur le chemin de l'ONU, nous retrouvons nos amis Tibétains qui poursuivent leur grève de la faim dans la rue. Sous des tentes. Pas drôle. Nous échangeons quelques mots de compassion.
Arrivée à l'Onu. Aujourd'hui, il y a avalanche de » visiteurs, surtout des jeunes . C'est la queue. En habitués, nous rentrons sur le côté, après le petit contrôle d'usage.
Nous sommes des représentants des pays à l'Assemblée Générale : Soudan, Nigéria, Equateur… Nous avons le sentiment d'un déjà entendu – pourtant chacun a ses nuances. L'Afrique souligne bien qu'elle n'est pas une zone dénucléarisée. Insiste sur la nécessité de créer de nouvelles zones dénucléarisées, met en relief les responsabilités des Etats détenteurs d'armes nucléaires et la nécessité de l'élimination si on veut éviter la prolifération. Des inquiétudes concernant la menace du terrorisme nucléaire, le transfert des déchets radioactifs.
L'article 6. Son respect revient constamment.
Notre groupe se pose des questions, envoie quelques cartes postales. Très engagée : à la radio, aux journaux, aux copains. Le travail de rentrée se prépare aussi de cette façon.
Nous nous livrons à des réflexions parfois prosaïques : comme les toilettes sont propres par rapport à la quantité de personnes qui circulent ! les repas sont satisfaisants t variés. C'est amusant, aussi, cette façon de peser les assiettes.
Vient la conférence tant attendue – à 13h dans la petite salle de conférence. 4 organisations vont intervenir dont notre mouvement avec Pierre, Dominique Lalanne pour Stop-Essais et une organisation anglaise et allemande. Pierre ouvre la séance avec un certain humour.
Plage de détente,, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de discuter sur l'énergie, sur la classification des pays de l'Europe par rapport au nucléaire. Et pourquoi l'Italie n'a-t-elle pas le même comportement que la France ? Que penser des pays nordiques ?
Rendez-vous pour le tour de l'ONU. On se retrouve et on se dit nos découvertes. Jean-Paul est enthousiaste. Nous parlons des jumelages. Pourquoi certains sont dynamiques, pourquoi d'autres périclitent ?
2 groupes pour la visite. Le nôtre ? Une jeune charmante sénégalaise en habit traditionnel raffiné –et surtout une grande présence. Les œuvres d'art offertes par les pays sont présentées et surtout une analyse très simple des fonctions des diverses salles, les rôles des assemblées, l'importance du conseil économique et social.
Nous restons un moment devant un graphique qui n'est pas sans noius rappeler celui de « Combat pour la Paix » : les dépenses militaires et ce qu'il serait possible de satisfaire comme besoins humains avec ces dépenses. La pyramide est à l'envers avec les dépenses militaires en haut. Nous sommes plusieurs à demander : « où se la procurer ? », il faudrait la mettre dans toutes les écoles de France… et si on poussait pour remettre la pyramide dans le bon sens !!!
Discussion sur le budget de l'ONU. On sait, mais on veut mieux savoir – La vérité sort de la bouche d'une fonctionnaire :
Leur budget de 3 milliards pour 2 ans, un peu moins que le budget de la police de la ville de new-York ! : Soit 1 dollar par habitant, par année !
850 milliards pour les armes par an ! : Soit 120 dollars par habitant, par année pour les armes !
Charlotte et Marie posent des questions sur les diplômes, les tâches des fonctionnaires de l'ONU. Visiblement, cela les intéresse. Nous, aussi d'ailleurs !
Nos échangeons nos impressions. Visiblement, nous sommes comblés par cette visite. Le rôle du citoyen, ses possibilités à infléchir le destin de la planète devient plus concret, plus palpable.
18 h : Nous nous dirigeons vers Un Plaza, tour à la couleur fumée – visiblement quantité d'associations y ont un siège. Nous relevons : quaker ; rotary club… Nous voici dans l'ambiance chaleureuse, un soupçon désuet de la WILPF – fondée en 1915. Buffet. Echange d'abord. On y rencontre un congolais, chic… |