Nous avons répondu à l'invitation de Keisuke Fuse et nous avons participé au rassemblement des jeunes de la délégation japonaise.
Cette conférence a commencé par le témoignage émouvant et horrible d'une Hibakusha, mettant en avant les conséquences physiques, psychologiques et sociales des bombardements. La volonté des Hibakushas de permettre le travail de mémoire en transmettant leur expérience à la jeunesse est manifeste : « J'espère vraiment que vous, les jeunes, allez faire des efforts pour qu'il n'y ait plus jamais Hiroshima, plus jamais de Nagasaki, plus jamais d'Hibakushas, plus jamais de guerre. »
Un intervenant japonais s'est engagé à leurs côtés parce qu'il a réalisé qu'une partie de la jeunesse de son pays n'avait pas conscience de l'atrocité d'Hiroshima et de Nagasaki.
Une jeune d'Hiroshima explique la nécessité d'éradiquer les armes nucléaires en dénonçant le danger que leur existence fait courir à l'humanité : « Je veux vraiment qu'un jour, nous jeunes, réalisions ce rêve. »
Les Japonais et les Français ne sont pas les seuls à être mobilisés. Laurence, un intervenant américain, a aussi pris la parole dans ce sens et a rappelé le soutien d'un millier de maires états-uniens à la campagne pour l'abolition des armes nucléaires.
L'article 9 de la constitution japonaise qui met hors-la-loi la guerre devrait être adopté dans le monde entier.
Nous avons pu remarquer l'optimisme de la jeunesse japonaise qui refuse d'envisager l'échec de notre campagne. Leurs interventions étaient remplies d'énergie, avec des mises en scènes théâtrales et musicales.
Cette réunion avec 200 jeunes japonais nous a mis du baume au cur et nous conforte dans nos convictions. Leur accueil chaleureux et leur enthousiasme de rencontrer des jeunes occidentaux répandant la culture de Paix et engagés contre les armes nucléaires sera à jamais gravé dans nos mémoires. |