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Accueil > Agenda > Tous les 1ers ou 2èmes vendredis du mois : Les jeûneurs dénoncent l'arme nucléaire
 
     
 
 
• Tous les 1ers ou 2èmes vendredis du mois : Les jeûneurs dénoncent l'arme nucléaire

Prochain RDV : 4 Avril 2008
Le RV est au Métro Solférino, sous l'horloge du Ministère de la Défense à 8h30, ou à 12h ou à 15h45
Merci de contacter : 02 47 05 59 89 / 06 71 60 05 46

Compte-rendu du JEÛNE-VIGILANCE du 1er Février 2008 aux abords de l’Îlot St-Germain

Tôt le matin, à l’arrivée du personnel du ministère de la Défense, Ursula et Serge ont tendu les tracts à ces premiers employés qui allaient au quartier général atomique. Assez vite, Nadine les a rejoints, puis Isabelle qui était allée la veille signer et prendre la « Déclaration de manifestation » à la Préfecture de Police de Paris; puis Fabien est arrivé mais, un peu plus tard a dû repartir pour le travail.
Serge lui aussi a dû partir, laissant aux restantes, Nadine et Ursula, le soin de décrocher les banderoles, démonter tout le matériel pour le mettre dans le cagibi.
Il commençait à pleuvoir .
Nadine est rentrée chez elle pour être de retour pour midi.
Ursula est allée prendre son thé au « bistrot » (rendez-vous donné dans l’invitation!), mais personne n’est venu la rejoindre.

Midi : pluie de nouveau. Sur le terre-plein du Bd St-Germain et de la rue de l’Université, la banderole a été tendue face à la porte d’entrée du ministère; Nadine et Serge sont restés de faction sous le porche du 98 de la rue de l’Université.
L’après-midi : Serge et Alain , sans pluie ni soleil ont respecté la tradition !

Au total, 500 tracts ont été distribués.

Réflexions autour du tract :

Certaines personnes ont été surprises par le titre au point d'être tentées de le déchirer.  D'autres l'ont froissé dans leur main croyant que nous faisions partie d'un autre groupe (qui avait manifesté au même lieu).

Le titre a choqué des personnes sympathisantes à notre cause.
- « Alors, vous êtes pour ou vous êtes contre ? »
- « vous auriez dû écrire: arguments POUR selon le gouvernement français ».

Une jeune femme qui a pris le métro a dit à Ursula ne pouvoir prendre le tract parce qu'elle enseignait la physique nucléaire à Paris V. Toutes les deux ont quand même échangé une minute; elle a accepté le tract en disant que dans le fond elle était d'accord avec nous. 
   Rédaction par Marie Claude avec l’aide des participants à cette action. 

Cette présence d’interpellation était assurée sous la responsabilité de la  Maison de Vigilance : maison.vigilance(a)wanadoo.fr
Autre contact possible,  Marie Claude  : marie-claude.thibaud(a)wanadoo.fr
06 71 60 05 46

 

Compte-rendu du JEÛNE - VIGILANCE du Vendredi 11 Janvier 2008

« Présence » aux abords de l’Îlot St Germain – Poste de Commandement atomique

Interpellation au matin de 8 à 10h :
Amarrage de la grande banderole, bien visible et de quelques autres en particulier sur les barrières du métro… Etaient là Serge, Dominique, Ursula, Isabelle, Marie Claude.
A part l’obtention d’une signature de la « Déclaration pour un Monde sans armes nucléaires »,
chacun s’est posté à un endroit stratégique pour la distribution du tract, celle-ci a été large. Dans l’ensemble, nous n’avons pas eu abondance de refus… nous avons remarqué que les personnes rejoignant leur poste de travail au ministère étaient souvent souriants ; nous avons eu de temps en temps des « bon courage ». Était-ce dû au temps qui était plutôt beau, agréable ?
A 10h rangement du matériel… puis bistrot pour partager sur nos impressions. Arrive Vincent qui avait averti de sa venue; pour quelques jours en région parisienne, mais vivant en fait à Montpellier; il est connu des « anciens » jeûneurs du 6-9 août car il est venu plusieurs années; cela réjouit le cœur de se revoir! Puis arrive Francis qui vient nous saluer et nous encourager.

Vers 12h, trois d’entre nous sont allés visiter les jeûneurs anti-OGM rue de la Banque, désirant particulièrement rencontrer Pierre qui avait promis de se joindre au groupe « PC atomique-Îlot St Germain » l’après-midi. José Bové bien sûr était là et aussi François Roux, l’avocat des « Faucheurs ». Ambiance agréable, calme : chants à la guitare, biniou et humour… Fort différent de l’entourage dans lequel nous sommes plongés à la sortie du métro Solferino ! Nous avons la joie de voir Nadine qui est là, en soutien aux Faucheurs.

A 15h45, le groupe s’installe de nouveau : Vincent, Pierre – les 2 nouveaux - , Ina venue pour la 2ème fois, Ursula, Dominique, puis Gisèle, fidèle à ce moment de la journée.
Gisèle et Ina ont discuté avec deux hommes dans la soixantaine ; 2 conversations très différentes :
1- <<Je vous comprends. Mais vous êtes des utopistes. Moi, je suis pour l’arme nucléaire. Elle nous a toujours protégés, elle doit nous protéger encore. C’est une arme de dissuasion ! Vous savez l’homme ne change pas, il est agressif. Que faites-vous quand quelqu‘un vous agresse…>>. Il a utilisé l’argumentaire courant. Il ne voulait rien entendre de nos répliques : nous avons un peu parlé des risques, de prolifération, du rôle d’Israél, des Etats-Unis, de la France…sans convaincre, mais en suscitant peut-être des questions.. Le fait que ce monsieur sympathique nous écoute témoigne quand même d’une préoccupation, peut-être d’une inquiétude latente.
2- L’autre personne, un Argentin, dessinateur<<Vous avez raison. Si l’on continue ainsi, l’humanité se détruira. Oui, elle est en train de se détruire…>>. Très cultivé, il nous a parlé d’écrivains étrangers et en particulier de l’un d’eux qui s’était évertué à être triste toute sa vie, mais toujours la joie rejaillissait. La conclusion de cet Argentin :<<espérons que le bon sens l’emportera.>>. Intelligence, pensée, culture contre les peurs obstinées…
« Micro-trottoir » = conversations du soir recueillies par Serge :
1- A l’abri bus
- Bonsoir
- Bonsoir, non je ne prends pas votre tract, mais je reconnais votre courage.
- Pourquoi ? Ne vous intéressez-vous pas aux conventions de désarmement comme celle sur les armes chimiques et celle sur les armes biologiques ?
- Je ne partage pas votre opinion quoique je reconnaisse qu’il faut des gens comme vous qui éveilliez l’opinion.
- N ‘est-il pas important que vous preniez connaissance de notre questionnement : Pourquoi pas une convention d’élimination des armes nucléaires?N’est-ce pas vous, militaires, qui conseillez les politiques sur les moyens de défense de notre pays ?
- Je ne prends pas votre tract, mais je considère que vous êtes des aiguillons dont le pays a besoin. Ce sont des valeurs que nous défendons.
Tel est le résumé de ce premier entretien auquel met un terme l’arrivée du bus.
2- Sur le trottoir, en accompagnant les employés qui vont de la porte du ministère jusqu’au métro.
- Bonsoir !
- Bonsoir ; j’ai déjà pris votre tract ce matin.
- L’avez-vous lu ?
- Oui.
- Qu’en pensez-vous ?
- Que vous avez bien raison et je vous félicite.

- bonsoir
- bonsoir. J’ai déjà le tract.
- l’avez-vous lu ?
- Non, ce sera ma lecture durant le voyage.

- Bonsoir !
- Bonsoir. J’ai déjà votre tract.
- Et, alors ?
- Non, il ne faut pas une telle convention.
- Comment ?
- Si l’on se projette dans quelques décades, lorsqu’il y aura des conflits causés par la dégradation du climat par exemple.

(La conversation se poursuit, arrêtés avant les marches du métro.)
- Justement, c’est l’horizon que se fixe cette convention
- Non. L’Allemagne se dotera de la bombe et s’en servira pour sa défense.
- Mais, n’est-ce pas désespérant ?
- Oui, si vous voyez comment va notre monde. Il n’y a que l’argent qui compte. Les gens ne voient que leur intérêt.
- Au contraire. Ne nous est-il pas agréable de vivre sereinement, ici, à cette bouche de métro parisien, sans crainte, ni agressivité et où, éventuellement, nous nous sourions les uns aux autres. C’est cette qualité de vie qui mérite d’être défendue, que ce soit par les armes ou autrement.
- Non, le monde n’est vraiment pas si beau.
- Allons, bonne soirée !
- Bonsoir.

D’autres personnes ne fournissent pas de réponse et se contentent de mon souhait de bonne soirée.
Parfois, elles y répondent par un franc et joyeux sourire. Rien que pour eux, je trouve que cela vaut la peine d’être ici.

_____

Compte-Rendu du JEÛNE - VIGILANCE du 14 Déc. 2007.

La « Présence » du 14 décembre aux abords de l’îlot St Germain a failli être remise en cause jusqu’à l’avant-veille, de par l’annonce des grèves RATP et SNCF (influence sur le rendez-vous à prendre avec la Préfecture de Police et le transport des 2 provinciaux du groupe vers Paris – ceux-ci venant la veille, jour de la grève !). Le 12, on apprend que la grève est levée; d’autre part quelques personnes dont 2 nouvelles ayant annoncé leur participation, il n’était plus question de reporter cette action; par ailleurs, Bernadette pouvait prendre rendez-vous avec la préfecture de police et nous apporter le fameux « sésame » vendredi matin.

Ursula et Dominique arrivent pratiquement aux aurores, ce dernier apportant un nouveau matériel : 2 panneaux d’homme-sandwichs portés par de petits sacs à dos, avec une inscription sur chaque face « Pour une Convention de Désarmement Nucléaire » ; très visible de loin, ils donnent tout de suite le motif de notre présence. Ursula avait prévu de se présenter en femme-sandwich à sa façon. Puis arrivent Marie Claude, Nadine, Jean-Louis et Michel.
Nous distribuons le tract ( dont vous avez l texte en PJ),ainsi que des «4 pages» de la CAMPAGNE POUR LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE.
Dominique doit nous quitter à 9h30.
A 10h, le froid étant très vif, nous sommes quasiment heureux de ranger le matériel et d’aller se réchauffer au « bistrot ». Après un temps de discussion à 5, Michel et Jean-Louis nous quittent.

12 – 13 h . Reprenant les « femmes et hommes-sandwichs » Nadine, Ursula et Marie Claude se postent en face du 231 Bd St Germain pour la distribution des tracts.
Puis Nadine part à d’autres occupations, Ursula et Marie Claude retournent au «bistrot ».

15h45 – Ursula et Marie Claude se réinstallent à la sortie du métro Solferino, avec le même matériel que le matin. Pour la première fois Dominique peut revenir l’après-midi ; Michel revient également. Se joint à nous Ina (une nouvelle qui avait annoncé sa venue, connue d’Ursula et ayant eu connaissance de notre manifestation par le Mouvement pour une Alternative Non-Violente). Dans la foulée, nous avons le plaisir de voir arriver Francis, puis Gisèle.

Sur l’ensemble de la journée –

Nadine participant pour la première fois un vendredi : <<J’ai été au départ assez désappointée par la recontre de personnes qui passaient auprès de nous totalement fermées, ne voulant ni nous voir ni nous entendre. Mais, il y a eu des réactions positives de personnes travaillant au ministère dans les services administratifs apparemment, et aussi des habitants du quartier ou de personnes de passage dans le quartier. Il semble que les personnes proches du nucléaire militaire sont très mal à l’aise…J’ai trouvé cette action très difficile car le résultat n’est pas immédiat… J’avais l’impression que l’on faisait un peu extra planétaires au milieu du vacarme de la rue.>>.
Dominique : <<le vendredi soir à la sortie, le personnel me semble prendre prendre le tract plus facilement que le matin. Peut-être qu’il est plus facile de l’emporter chez soi que de le faire entrer au ministère…>>

Quelques remarques et réflexions entendues par les uns ou les autres :

<<Ah, vous avez bien choisi votre emplacement, vous savez ce qu’il y a dans ce bâtiment ?>>
<<Je ne prends pas votre tract, moi je vends des armes nucléaires>>
Un homme a dit à Nadine que si on arrêtait le nucléaire il perdrait son boulot.
Une dame a ri; car elle pensait que les bombes, cela n’existait plus.
Les réflexions d’un homme d’un certain âge qui dit à Ursula être un grand spécialiste de l’armement nucléaire. Après un court échange, il dit en partant << qui vous dit que je ne suis pas d’accord avec vous ? >>
Un autre refuse le tract <<oui, je vous connais, vous êtes là tout le temps!!!>>
Un militaire, jeune, d’un air de mépris : << Si vous n’avez pas autre chose à faire, c’est triste !!! si tout le monde pensait comme vous, où irions-nous ? >>.
Heureusement il y a aussi toutes les marques de sympathie des passants, des jeunes en particulier; à commencer par les agents de la RATP qui, le matin, ont demandé à Ursula de retirer le drapeau PAIX, en répétant plusieurs fois << on est d’accord avec vous, on est avec vous >>.

Bien des personnes nous ont donné des signes d’encouragement, voyant que nous avions à lutter contre le froid, et même le vent par moments.

Ce jour, pour deux des créneaux horaires, nous avons été plus nombreux que d’habitude.
Les jeûneurs-vigilants présents étaient en lien avec des amis-sympathisants ayant annoncé qu’ils jeûnaient chez eux ou nous soutenaient par la prière ou en pensée : Lionel, Odile D. ….D’autres sont en lien habituellement sans l’avoir signalé cette fois-ci (Paulette, François, Anna, Bruno et Sophie…), d’autres encore sont peut-être en lien sans forcément nous l’annoncer !

Rédaction Marie Claude, avec le concours de Nadine, Ursula et Dominique.

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RDV au Métro Solférino, sous l'horloge du Ministère de la Défense.
Contact pour plus d'infos: marie-claude.thibaud(a)wanadoo.fr
ou tél : 02 47 05 59 89 + le jour de l’action : 06 71 60 05 46

COMPTE-RENDU DU JEÛNE - VIGILANCE DU 12 OCTOBRE 2007

8h15 : Arrivée devant l’horloge du Ministère de la Défense de Serge et Ursula, suivis peu après par Marie Claude. Nos « anges gardiens » viennent nous saluer.
Installation de la banderole et du drapeau PAIX arc-en-ciel, ainsi que de quelques affiches.

Nous n’avons malheureusement pas les tracts prévus pour ce jour (Dominique, quand tu n’es pas là pour nous les apporter !!). Nous distribuons les tracts anciens et des bulletins de Stop Essais qui font partie de nos stocks. La persévérance de Marie Claude ainsi que la gentillesse de Bernadette ont permis de récupérer les tracts dans le courant de la matinée.

Alain C., ami de Dominique et membre du Mouvement de la Paix ainsi que Laurence E. du réseau Sortir du Nucléaire sont venus nous rejoindre pour renforcer notre action. Leur présence a également bien enrichi nos échanges au café Le Solférino où nous avons pu rester jusqu’à 11h30. Laurence, Bernadette et Alain nous quittent.

12 – 13h : Installation de la banderole face à l’entrée du ministère. Marie Claude, Serge et Ursula ont la joie de voir arriver Emmanuel. Nous distribuons les tracts, cette fois-ci les bons. Des militaires passent en faisant leur jogging. L’un d’eux nous crie en passant : C’est moi qui lance les bombes, vous voulez m’enlever mon boulot ? Pas le temps de lui répondre, il est déjà loin. Ursula regrette de ne pas avoir pensé à lui poser la question : « Sur quels enfants, Monsieur ? » Elle l’aura prête pour la prochaine fois, cette réplique.
Marie Claude aborde un homme en blouson, accompagné d’une femme, pour proposer le tract; devant un geste de refus, elle insiste « ce tract est justement fait pour les personnes qui ne veulent pas le prendre !!! » ; l’homme réalise alors mieux le thème et lance «la bombe nous a offert la paix jusqu’à maintenant »; MC « c’est votre théorie, ce n’est pas la mienne ». En le regardant partir, on peut lire www.MARINENATIONALE.org sur son blouson !

Voici les impressions d’Emmanuel :
« De mon côté, j’ai trouvé les gens en général sensibles dès lors qu’on disait clairement que le tract parle des armes nucléaires. Les gens en Vélib sont aussi une bonne cible car ils me semblent sensibles à l'écologie! Bien sûr quelques personnes ne répondent pas, et sont coincées dans leurs certitudes, surtout parmi les personnes de 50 ans et plus. J'ai trouvé en général un meilleur accueil chez les plus jeunes.
J’ai trouvé l’attitude des militaires assez ouverte, pour autant ils restent aussi dans leur idée que l’arme nucléaire protège de la guerre. Je pense qu’il serait intéressant de dénoncer cette croyance, surtout aujourd'hui, dans un monde marqué par l’émergence de nouveaux Etats possédant l’arme atomique (Israël, Iran...), et des risques de la prolifération. »

Serge donne des tracts aux conducteurs de voitures arrêtées au feu rouge. Emmanuel privilégie les gens en Vélib. Chacun son public et son degré de prise de risques.

13h : Nous plions bagage. Marie Claude et Serge, exceptionnellement, nous quittent. Ursula semble devoir assurer seule la présence de fin d’après-midi. Elle dit aux anges gardiens qui nous quittent qu’elle compte sur leur protection, ce qui fait naître un grand sourire sur leurs visages.

15h45 : Heureuse surprise, Alain (celui qui vient habituellement) rejoint Ursula. C’est quand même mieux que d’être toute seule. Ensemble nous distribuons un bon paquet de tracts. Nous discutons avec des personnes qui finissent leur cigarette avant de descendre dans le métro.
Rien d’extraordinaire à signaler. Les pour et les contre, les souriants et les fermés se succèdent, comme d’habitude. Notre force est dans notre persévérance.

Notre petit nombre de jeûneurs vigilants est soutenu à chaque fois par des personnes qui jeûnent chez eux ou sont avec nous par la pensée : Fabien, Odile D., Josiane, Bruno et Sophie, Francis, Françoise, Jean-Louis, Lionel nous l’ont signalé, d’autres sont en lien sans forcément nous le dire.

Rédactrice en chef : Ursula Gaudenzi.

___________

Après deux années de vigilance aux abords de l’Îlot St-Germain (Centre opérationnel des forces nucléaires ) – Ministère de la Défense – Paris

Ce 14 septembre 2007 a eu lieu la première manifestation mensuelle de vigilance d’une 3ème année. Mais, alors que la manifestation de Septembre 2005 ne comptait qu’une personne et que le déploiement d’une banderole n’avait duré qu’une minute, ce vendredi nous avons été plusieurs à différents moments de la journée.

Dès 8 heures, Serge et Dominique installent les banderoles dont une nouvelle reprenant le texte du tract. Les tracts « Des inspecteurs citoyens de l’armement nucléaire ! » ont été distribués à partir de 8h15 et la Direction de l’ordre public vient nous surveiller à partir de 8h25. Contact cordial comme à l’acoutumé, nous n’avons même pas besoin de montrer notre autorisation. Ils prennent notre tract pour le lire.

Le tract fut lu à 6 reprises, à haute et intelligible voix, tandis que le personnel du ministère sortait du métro pour se rendre au travail.
Comme d’habitude certains sont très intéressés à prendre le tract, d’autres le refusent, parfois en argumentant qu’ils sont « pour » les armes nucléaires, parfois avec un sourire, mais aussi souvent par le mépris d’un regard détourné. Quelques-uns nous félicitent pour notre présence.
Marie Claude, n’ayant pu venir la veille au soir, rejoint Dominique et Serge, peu de temps après l’arrivée de son tgv.
Une personne nouvelle, Bruno, vient nous retrouver ; il signe la Déclaration de World Court Project; il est venu par le réseau de Françoise qui relaie à chaque présence notre appel.
A 10h30, le service « officiel » nous signale que nous devons arrêter notre présence comme le précise la déclaration en préfecture de police.
Après rangement de notre matériel, nous nous retrouvons au « bistrot » toujours bien reçus par le « patron »; Gisèle et Bernadette (apportant avec elle 24 courriers préparés dont vous allez avoir l’explication sous peu) nous rejoignent. La pause au café a permis un échange sur la manière dont le public accepte ou refuse les tracts et Dominique a cogité un premier jet du prochain tract justement sur ce thème. Dominique est alors parti travailler.

Comme vous le savez peut-être, lors du Jeûne du 6-9 Août, au Mur pour la Paix, les jeûneurs ont décidé d’écrire aux parlementaires européens français (ils sont 78). La rédaction de cette lettre a demandé un certain temps avec les allers-retours et corrections successifs des uns et des autres d’un certain nombre de jeûneurs. Il s’agissait, à la fois, de demander audience et d’argumenter. Ce sont ces courriers, préparés par Bernadette, pour 24 de ces parlementaires qui ont été portés un peu avant midi par B.,G.,MC et S. au centre d’information du Parlement Européen 288 Bd St-Germain pour qu’ils soient transmis à leurs destinataires, via les délégations françaises des différents partis européens où siègent nos élus.Ils avaient été choisis comme destinataires et pour demander audience parce qu’ils siègent dans certaines commissions où le sujet du nucléaire militaire et civil peut être abordé. L’hôte d’accueil a écouté Gisèle avec beaucoup d’attention, a pris les courriers et a fini par nous proposer les n° de téléphone des différents groupes puisque nous ne pouvions accéder aux secrétariats, ce jour.
En sortant, Gisèle est retournée chez elle.

Midi (environ !), Bernadette, n’ayant jamais encore participé à cette 2ème étape de la vigilance, se laisse convaincre de rester. Elle aide à l’installation de la banderole « Désarmement nucléaire mondial 2020 » face à la porte d’entrée principale du ministère. Elle estime cette installation plutôt scabreuse à cause du manque de ficelle, trop basse faute d’échelle, au-dessus du feu et du passage-piéton, donc gênante pour les passants. Quelques militaires en uniforme écartent la banderole en maugréant et alléguant le risque provoqué par cette installation, mais pas de grandes invectives. Puis Bernadette nous quitte.
Distribution des tracts. Quelqu’un sortant de son travail au ministère me lance :
<< très bien, il faut une opposition forte! >>.

L’après-midi, Alain, Marie Claude et Serge plantent à nouveau le décor (banderoles, pancartes avec citations pour inviter à réfléchir) et échangent avec le public sourires, propos anodins, approbateurs ou autres … alors que je discutais avec une femme du Val d’Oise et une Italienne, un homme nous a fait savoir à voix forte et en tendant sa canne vers nous qu’il n’était pas d’accord avec notre affichage… !!!

A 17h15, nous plions bagage, Marie Claude partant rejoindre Tours, Alain et Serge allant ranger le matériel (dans le cagibi r. de l’Université).

Le temps ensoleillé et serein toute la journée facilita toutes les opérations; nous avons donné environ 700 tracts.

Étaient en pensée avec nous des personnes amies ne pouvant nous rejoindre physiquement : Josiane, Nadine, Paulette, Ursula…

C’est parti pour une nouvelle année de veille et de jeûne, mais pour tenir … nous comptons sur vous.
Venez nous rejoindre ou soutenez-nous d’une façon ou d’une autre !

Rédacteurs (par ordre alphabétique) : Bernadette, Dominique, Gisèle et Serge
Synthèse effectuée par Marie Claude.


• 6 et 9 août 2007 : Spectacle de Marionnettes "le Dragon nucléaire" devant le Mur de la Paix sur le Champ de Mars à Paris, en face de l’école militaire, en commémoration des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki.
Organisé par « La Maison de Vigilance de Taverny ».


Compte rendu d'interpellation au centre opérationnel de la force nucléaire du vendredi 4 mai.

Ce vendredi 4 Mai 2007, nous étions 6 le matin, 3 le midi et 4 l'après midi.  Le soleil était de la partie.

Fabien, Marie Claude, Ursula, Josiane, Marlène  et moi Serge, avons dès 8 h 30 fait connaître le conseil  d'Hans Blix le 4 Avril dernier "La France n'a plus besoin de ses armes nucléaires. De grands pays comme l'Allemagne et le Japon n'en ont pas. Je conseille à la France d'envisager l'élimination de ses armes nucéaires " ainsi que les recommandations de la commission Blix de 2006 concernant la France reproduites dans le dernier bulletin de "Abolition des armes nucléaires -Stop Essais " publiées en 600 tracts . Nous étions postés  non seulement à la sortie du métro Solférino, mais aussi à l'autre extrémité du trottoir menant à la porte du 231 bd St Germain. Nous avions aussi déployé ou apposé les banderoles et panneaux.

A 10 h, dépôt des banderoles et réunion au bistrot Solférino.

A midi, trio Marie Claude, Fabien et Serge ; nous déployons la grande banderole. Un adjudant de gendarmerie nous rejoint, croyant que nous n’avions pas bien compris … au sujet des lieux interdits. Nous sortons l'autorisation préfectorale. Il doute, va en faire une photocopie, revient plus calme. Nous achevons le déploiement "Désarmement nucléaire mondial 2020" sur 8 mètres sans secours gendarmesque face au ministère. Maintenant, nous demandons l'autorisation de manifester matin, midi et soir et aux deux endroits. Liberté d'expression obligeant, nous l'avons obtenue !

15h45, nous revoilà : Marie Claude, Serge, Claude et Alain. Nous distribuons non seulement l'appel et les recommandations de Blix, mais aussi 200 tracts restés des interpellations d'Août 2006 et Mars 2007.

 
 
 
 
 
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