De nombreuses associations et organisations sont engagées dans la promotion, l’enrichissement et la mise en œuvre de la Culture de la Paix. Enseignants Pour la Paix s’honore d’en faire partie et de contribuer par son action à promouvoir ce concept dans la société, dans tout le système éducatif et dans notre métier.
Nous souhaiterions vous présenter nos propositions à ce sujet et nous aimerions connaître vos réponses à leur égard.
Sur la politique globale :
Réduire les dépenses militaires et interdire toutes les armes de destruction massive, des mines anti-personnel, des armes à sous munitions et des armes à uranium appauvri.
Respecter le droit international par la mise en œuvre effective du désarmement nucléaire prévu par le Traité de Non Prolifération nucléaire.
Renforcer la légitimité et les moyens de l’ONU de façon à renforcer le droit international et à le faire appliquer.
Agir pour que l’Union européenne et la France interviennent, en liaison avec l’ONU, pour une solution pacifique des conflits et rendent la Politique européenne de défense indépendante de l’OTAN.
Sur le terrain éducatif :
Donner, dans le système éducatif, toute sa place à l’Education à la Culture de Paix et de la Non-violence. Toutes les disciplines, toutes les étapes de la scolarité (de la maternelle à l’université) ainsi que la formation initiale et continue des enseignants et éducateurs doivent en être pénétrées. Enseignants Pour la Paix œuvre dans ce sens en proposant des espaces de réflexion, de débats, de rencontre, de formation (stages, modules de formation, UE universitaires) et s’emploie à faire évoluer les pratiques de l’Education nationale. La journée internationale de la Paix du 21 septembre, les semaines contre le racisme, pour la solidarité internationale, ainsi que les initiatives de partenariat solidaire et d’échange, sont autant de points d’appui pour favoriser l’Education à une Culture de Paix.
Refuser toute discrimination, promouvoir les droits humains et respecter la Convention internationale des Droits de l’enfant (ratifiée le 7 Août 1990 par la France, premier pays à avoir fait du 20 novembre une journée nationale des droits de l'enfant). S’opposer aux expulsions du territoire français de jeunes et d’enfants scolarisés dont les parents sont en difficulté pour leur titre de séjour, expulsions qui se font souvent dans des conditions d’atteinte à la dignité des personnes et remettent en cause le droit à l’éducation reconnu par la Convention internationale des Droits de l’enfant.
Avec l’espoir de voir nos propositions prises en considération, et de connaître vos réactions à celles-ci, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, à nos sentiments respectueux.
Le Bureau national d’Enseignants Pour la Paix